‹ L'Union médicaleChapitre 10 sur 176 · Tome XXVII. — Troisième série · texte numérisé non relu

Tome XXVII. — Troisième série

Nous avons également remarqué dans l’assistance plusieurs personnes du monde, administrateurs, artistes, hommes de lettres, parmi lesquels MM. Alexandre Dumas, Émile Augier, Maquet, etc., etc.

A l’heure où' nous allons mettre sous presse, nous n’avons reçu que l’allocution prononcée par M. Brun au nom de l’Association générale, et nous nous empressons de mettre sous les yeux de nos lecteurs ces quelques lignes émues parties du cœur-, et dont l’Association sera profondément reconnaissante envers son digne et habile trésorier.

Messieurs,

J’apporte ici l’expression de la gratitude et des regrets de l’Association générale des médecins de France.

M. Tardieu fut appelé l’un des premiers à concourir à la fondation de celte Œuvre de protection et de haute confraternité médicale; il lui donna tout son dévouement, et lorsque notre drapeau tomba des mains de son premier président, M. Tardieu fut chargé de le relever, et il le soutint avec vaillance haut et ferme pendant bien des années, et dans des moments difficiles. Et, le calme revenu, c’est lui encore qui présida à la reconstitution de notre Société et à l’établissement d’une réglementation nouvelle qui, aujourd’hui encore, est notre loi. Que grâces soient rendues à cet esprit éminent d’avoir bien voulu mettre sa haute intelligence et ses rares aptitudes au service d’une cause à laquelle il a consacré avec tant de générosité un temps si précieux pour lui!

Nous l’avons perdu prématurément, mais son souvenir restera parmi nous comme y survit celui de son illustre prédécesseur. Cher défunt! si dans l’Élysée des morts vous retrouvez cette grande figure qui se nommait Rayer, dites-lui bien que nous sommes toujours fidèles à l 'Œuvre, qu’elle ne sera pas abandonnée, et qu’elle ne périra pas.

Les ouvriers de la première heure disparaissent incessamment, mais l’institution repose sur des bases solides, et nos successeurs sauront la maintenir en s’inspirant de l’esprit de ses fondateurs.

Sur cette tombe, je dépose cette couronne comme un symbole de gratitude et d’affectueux souvenir pour notre sympathique et bien regretté président honoraire, Ambroise Tardieu.

Dans notre prochain numéro, nous publierons les discours qui nous auront été communiqués.

C. Par cancer de l’estomac; dans un cinquième des cas, selon Lebert. c’est une question de siège. Le cancer du poumon ne donne pas le temps à la tuberculose de se développer II n’en est pas de même du cancer de la grande courbure; 11

d. Par l’hystérie. Quelques malades se refusent absolument à toute alimentation et deviennent tuberculeuses (Lasègue) ;

E. Par le jeûne volontaire. Le docteur H. Bennet, préoccupé de la crainte d’hériter de h goutte paternelle, s’était soumis à un régime d’ascète. Il a raconté lui-même, dans un récent ouvrage, comment il était devenu phthisique à la suite de ces privations, et comment il s’est guéri en changeant de régime et en passant les hivers dans un climat chaud •

F. Par la diarrhée chronique; celle de Cochinchine, invincible par les movens

tiques, conduit à la tuberculose, de même que la dysenterie et l’entérite chronique de nos contrées. M

Le défaut d’aération, l’insuffisance d’alimentation aérienne déterminent non moins sûrement la production de tubercules. Ainsi la pleuresie chronique. Trousseau croyait que dans ce cas, la phlegmasie de la plèvre se communiquait au poumon. C’est une erreur car si cause était réelle, les tubercules se développeraient du même côté où siège la lésion pleurale et c’est, en général, le contraire qu’on observe. La pleurésie ne fait que diminuer la su face

Un homme entra, en 1869, à l’hôpital de la Pitié; il était atteint d’échinnenm,™ a mon; il revint en 1873 à Saint-Antoine, phthisique aoSrï&!: même : diminution de l hématose. 8 J cause est la

Le tubercule n’est pas un produit d’inflammation, bien que cette opinion ait a.* aM , depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. On dit encore que c’est

BULLETIN

SUR LA SÉANCE DE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE

Après une élection dans la section de pharmacie qui a donné la victoire à M. Bourgoin, après un deuxième tour de scrutin, l’Académie, en signe de deuil et de regret de la mort de M. Tardieu, a levé la séance.

Même témoignage de sympathique regret avait été donné, la veille, par le Comité consultatif d’hygiène publique de France, dont M. Tardieu était président.

CLINIQUE CHIRURGICALE

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