Tome XXVII. - Troisième série
attirée dans l'abdomen par l’estomac., et elle y resta jusqu’à la mort, arrivée au
bout de vingt heures et demie.
Le deuxième de ces malades avait une perforation de la trachée par le cancer de l’œsophagé, et, en outre, 70 ans (Durham).
Le troisième avait une broncho-pneumonie double (Bryant).
Le quatrième, une pneumonie double avec perforation de la trachée ; âhssi n’a-t-il* survécu que quelques heures (Rose).
Le cinquième et le sixième sont, dit l’observation, morts d’épuisement; maison n’a pàs examiné les viscères (Üjort, Heath).
Le septième, atteint d’un rétrécissement syphilitique, était tellement fàible au moment de l’opération, qu’il ne pouvait plus se lever. Il est mort au bout de quatorze heures (Màury).
Chez les six malades qui Sont morts moins de trente-six heures, après l’opération, nous trouvons :
Dans le premier Cas, un cancer du pharynx et du larynx, une affection chronique de l’utérus; il y eut une forte hémorrhagie pendant l’opération, et la.malade mourut d’épuisement (Sydney Jones).
Dans le deuxième cas, l’affaiblissement du sujet était tel, que le chirurgien n’osa le chloroformer. A l’autopsie, on trouva les poumons emphysémateux; la bronché droite sur le point d’être perforé par le cancer, le cœur gras et les artères athéromateuses (Curling).
Dans le troisième cas, pas d’examen des viscères ; la mort est attribuée à l’épuisement (Morell-Makenzie).
Dans le quatrième, le pancréas était envahi par le cancer, et le malade, arrivé au dernier terme du marasme, mourut subitement trente heures après l’opération (Mason). ,
Dans le cinquième, la malade était tellement amaigrie, que son poids était réduit à 23 kilogrammes; elle était phthisique et perdit une assez grande quantité de sang pendant l’opération. En outre, elle avait eu autrefois ünè péritonite; la gastro-stomie réveilla l’inflammation ancienne; et la mort survint au bout de tfèîite heures (Tay). ■"
Dans le sixième cas, le rétrécisssement.de Fœsophage, causé par l’ingestion d’un caustique, s’accompagnait d’une lésion analogue de la portion pylori que de •l’estomac; la malade vomissait tout ce qu’elle prenait; l’opération fut nécessairement inutile, et la mort survint comme si on n’avait rien fait (Môller),
Cas de mort après quarante-huit heures. — Premier bas : Le malade présentait à l’autopsie une perforation de la trachée par le cancer œsophagien et une pneumonie tuberculeuse double (Cooper Forster).
Deuxième cas : On n’a pas de détails sut l’état des viscères ; mort attribuée à l’épuisement (Van Thaden). 1
Troisième cas : Pleurésie double avec abcès pulmonaire gangréneux (Mac Cormàck) .
Mort avant soixante heures. — Premier cas : Sujet alcoolique; foie gras; tubercules au sommet des deux poumons (Fengej).
Deuxième cas : Cœur gras et hydropéricarde. Aussi y eut-il menace de syncope pendant la chloroformisation, qu’on fut obligé de suspendre. 11 y eut de plus une hémorrrhagie assez forte pendant l’opération. Il faut encore noter un foyer purulent trouvé à l’autopsie dans le corps thyroïde (Lbwe).
Troisième cas : Mort de péritonite, imputable à l’opération (Jouon).
Quatrième cas : Observation analogue (Jackson).
Mort au troisième jour. — On n’examina pas les viscères; on dit seulement que le sujet est mort de cachexie (Troup).
Pas de détails non plus sur les organes de l’un des malades morts au quatrième jour de l'opération, mais on dit qu’il était cachectique et qu’il toussait depuis longtemps. Au deuxième jour survint une péritonite légère (Fox).
L autre, atteint dJun rétrécissement cicatriciel, mourut d’uiïe péritonite causée
par l’ulcération de la plaie et le défaut d’adhérences entre la paroi abdominale et l’estomac. Celte insuffisance du processus réparateur avait pour cause la grande faiblesse du sujet, qui, au moment de l’opération, était sur le point de tomber à chaque instant en syncope (Gooper Forster).
Chez les malades morts au sixième jour, on trouva, dans le premier cas, une perforation de la trachée; on observa une toux violente et continue, à laquelle on attribua la péritonite qui survint au cinquième jour (Legros Clark).
Le second malade avait un rétrécissement probablement syphilitique, mais il était en même temps alcoolique et tuberculeux; il perdit 28 livres de son poids en quatre mois. Pendant les quatre premiers jours qui suivent l’opération, son état s’améliore, mais alors il est pris de délire et meurt. A l’autopsie, on trouve une pneumonie tuberculeuse double. Ce que nous savons actuellement de l’influence du traumatisme sur le réveil des diathèses, grâce aux travaux de M. Verneuil, nous permet de supposer que l’opération n’a pas été sans influence sur la production de la pneumonie double qui a déterminé la mort, (Bryant).
Le malade mort au huitième jour avait un rétrécissement cancéreux, des tubercules pulmonaires et une pleurésie; les deux pneumo-gastriques étaient englobés par le cancer; il y avait une toux violente à laquelle on attribua aussi la péritonite qui survint au cinquième jour (Smith).
Deux? opérés ont survécu dix jours. A l’autopsie du premier, on trouva une hypertrophie du corps thyroïde, du foie et de la rate; au poumon droit, exsudats et adhérences à la base, engouement et tubercules anciens au sommet. L’œsophage était le siège d’un double rétrécissement entre lesquels se trouvait une vaste poche ulcérée remplie de détritus organiques et de matières alimentaires, source d’infection pour le malade (Sédillot).
L’autre malade, atteinte de cancer du sein, avait subi plusieurs opérations pour récidives soit dans la cicatrice ou dans son voisinage, soit dans les ganglions axillaires. Les diverses opérations 'avaient, presque toutes ete. suivies d’érysipèle. Après la gastro-stomie survint également un érysipèle de la paroi abdominale, qui devint phlegmoneux et emporta l’opéré. Pas d’examen des viscères (Jacobi). ;- j
L’opéré mort au douzième jour, fut atteint au sixième d’une pneumonie double ; à l’autopsie, on trouva, en outre; un noyau cancéreux dans le rein gauche (Sydney Jones).
On n’a pas noté d’altération viscérale chez' le malade qui à survécu quatorze jours à l’opération ; il y avait seulement une anémie générale des organes. La mort est attribuée à une paralysie intestinale avec constipation opiniâtre, que rien ne put vaincre (Küster).
Enfin, le dernier malade de cette série, qui par ordre de date était le vingt-neuvième, n’avait pas de généralisation viscérale quand il mourut, au quarantième jour, d’une affection pulmonaire causée par la perforation de la trachée par le cancer œsophagien (Sydney Jones).
C’est à cette abscence d’altérations des viscère que nous croyons pouvoir attribuer ce succès, ainsi que ceux de la seconde série, dont nous allons nous occuper maintenant en suivant l’or dfe des 'dates' des opérations.
(A suivre dans un prochain numéro.)
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