‹ L'Union médicaleChapitre 106 sur 176 · Tome XXVII. — Troisième série · texte numérisé non relu

Tome XXVII. — Troisième série

lente et implacable, l’autre par un coup soudain et terrible, à la science et à la profession.

Ajoutons que M. Henri Iloger ne se borne pas a répandre dans ses discours les fleurs de son éloquence, et que chaque année, joignant les fruits aux fleurs et l’exemple au précepte, après avoir dignement payé son tribut aux morts et prêché l’assistance charitable aux vivants, il paye largement son tribut à ces derniers, en déposant un riche présent dans la caisse des pensions viagères, le tout aux applaudissements redoublés de l’assemblée entière (1).

Après l’éloquence de l’esprit et du coôur, nous avons entendu l’éloquence des chiffres, dans l’exposé de la situation financière de l’Association générale, fait par M. Brun, trésorier, qui sait mettre, lui aussi, de l’esprit et du cœur dans ses chiffres, comme il met de l’argent dans sa caisse, où sournoisement « il vide sa poche », comme l’a dit finement M. Gallard, membre du Conseil général, dans son spirituel rapport sur la gestion financière du trésorier. Le rapport de M. Gallard, qui a été tout au long un magnifique éloge de cette question financière et un panégyrique mérité des services incomparables rendus par M. Brun à l'Association générale, a soulevé à diverses reprises les applaudissements de l’assistance. On a souligné, entre autres passages, celui où l’orateur a si bien nommé M. Amédée Latour « le père » de l’Association.

Ah! si l’absence de M. le secrétaire général n’avait été motivée malheureusement par la maladie, nous dirions, malgré le proverbe, que les absents ont parfois raison. Oui, il aurait eu raison d’être absent, car sa modestie, lui présent, eût été mise dans cette séance à une trop cruelle épreuve, et il n’aurait puj lui si émotif, si impressionnable, entendre, sans de violents battements de cœur, les applaudissements si vifs, si unanimes, dont son rapport annuel, admirablement lu par M. Martineau, a été couvert à plusieurs reprises. Ge rapport, nos lecteurs pourront bientôt s’en assurer, est l’un des meilleurs, sinon le meilleur, que M. le secrétaire général de l’Association ait faits depuis plus de vingt ans qu’il exerce ces fonctions

(1) Parmi les membres de l’Association qui ont contribué à enrichir, cette année, la Caisse des pensions viagères, nous devons mentionner spécialement M. le docteur de Ranse, rédacteur en chef de la Gazette médicale, à qui un deuil récent et des plus cruels n’a pas permis d’assister à la réunion et qui a envoyé son offrande à M. le trésorier. Puissent les marques non équivoques de vive sympathie qui ont en cette circonstance accueilli le nom de notre distingué confrère, apporter un peu d’adoucissement à l’amertume d’une douleur, hélas ! inconsolable.

M. Chauveau, et les résultats ont été négatifs, malgré les quantités énormes de viandes ingérées. M. Colin, d’Alfort, a fait avaler tout un poumon tuberculeux à un chien qui ne s’en est pas plus mal porté. Chez les lapins, on n’a rien obtenu non plus. En résumé donc, M. le docteur Villemin a déterminé des infarctus chez les animaux mis par lui en expérience, et point du tout la phthisie pulmonaire.

De la phthisie par hémoptysie* — F a-t-il une phthisie ab hemoptoë?

C’est une doctrine ancienne. Hippocrate dit (Aph. 15, liv. IV) : « Sanguinis sputo, puris sputum, malum. » (Le crachement de pus qui succède au crachement de sang, est mauvais). Il en a donné une théorie palhogénique qui a été souvent reproduite. « Si une veine du poumon vient à se rompre, une partie du sang est rejetée au dehors et l’autre partie reste dans le poumon et s’y putréfie. »

Morton croit que la phthisie succède souvent au crachement de sang ; Hoffman, qu’elle est la conséquence, souvent aussi, d’une hémoptysie mal soignée : incaute tractata.

Laënnec et Louis ont rèjeté tous deux cette opinion qui a, néanmoins, reparu de nos

jours. Niemeyer, esprit faux, s’en est fait le champion ; il dit : « Comme le plus souvent la

phthisie doit son origine à des processus pneumoniques, on comprend que l’hémoptysie puisse déterminer une inflammation qui se terminera par caséification ; le sang, épanché dans les alvéoles, devient l’occasion de tubercules; il n’est pas possible, ajoute-t-il, qu’un individu en santé florissante, qui crache du sang, ne devienne, par ce fait, tuberculeux. » Andral,

esprit sceptique, avait été ému par des observations de cet ordre, et, comme Niemeyer, il

croyait que la phthisie peut suivre le crachement de sang, mais, du moins, il invoquait la prédisposition. Tout cela ne repose sur rien. Certains enfants succombent à une méningite

difficiles. Il a versé dans ce travail, qui certes ne sera pas le dernier, toutes les richesses de son esprit et tous les trésors de son cœur. Il a parlé de M. Ambroise Tardieu surtout, en termes si touchants, que le lecteur a dû s’interrompre, vaincu par l’émotion communicative qui animait cette page attendrie. Quel plus bel éloge pourrait-on faire de ce morceau que nous croyons devoir mettre ici sous les yeux du lecteur, après le court exorde de cet éloquent discours :

« Messieurs et chers confrères ,

« Vous êtes toujours parmi nous les bienvenus; votre arrivée semble chasser les tristesses de l’hiver et coïncider tous les ans avec le retour de ces aimables messagères du printemps, qui donne aux jeunes plus d’ardeur, aux vieillards un peu d’espérance, à tous un zèle plus vif pour le progrès et l’extension de notre Œuvre.

« Soyez donc les bienvenus, vous tous qui, de tous les points de notre chère patrie, venez nous éclairer de vos lumières, encourager nos efforts si nous l’avons mérité, nous ramener au bon sentier si nous l’avons perdu, nous appeler au bon combat si besoin est de combattre, nous apporter enfin les vœfix et les aspirations de cette grande confrérie médicale dont nous ne voulons Stre que les serviteurs et les ministres. »

Voici maintenant, après ce préambule tout cordial et la liste cruelle des pertes que l’Association a faites, le passage de ce discours relatif à M. Tardieu :

« Que pourrais-je vous dire que vous n’ayez déjà lu ou entendu sur notre cher et si regretté Président honoraire, sur cet esprit charmant, sur cette si belle intelligence, sur ce privilégié de la nature qu’elle avait comblé de ses faveurs ; aimable et séduisant caractère, qui attirait les cœurs, qui subjuguait l’esprit, véritable vase d’élection dans lequel Dieu semblait avoir versé les facultés les plus variées et les plus précieuses aptitudes : conception rapide , assimilation prompte, don de parole merveilleux, style éloquent par la lucidité, facilité de travail inouïe, et à ces brillantes qualités joignant, ce qui est plus rare, une pénétration vive du sujet, un jugement sûr, des motifs saisissants de détermination, un classement méthodique des faits, un enchaînement logique des preuves, enfin un ensemble harmonieux et correct de toute œuvre qu’a produite cet esprit éminent ; à toutes ces qualités intellectuelles, ajoutons encore l’amabilité, l’attraction, le charme des relations, qui faisaient oublier et pardonner quelques faiblesses de caractère ; la bonté du cœur et la distinction de l’esprit, et vous trouverez celui que mon inhabile pin-

tuberculeuse, et l’on trouve leurs poumons farcis de tubercules qu’il était impossible de soupçonner auparavant. On peut donc, avec toutes les apparences de la santé, avoir des myriades de tubercules. M. Bouchut a cherché, au moyen de i’ophlhalmoscope, les signes de la méningite dans l’état des milieux de l’œil et de la rétine. Lorsque cet examen lui révélait la présence des tubercules dans les enveloppes du cerveau, il avait, on peut le dire, tout intérêt à trouver des granulations dans la poitrine. Cependant l’auscultation la plus attentive ne lui permit jamais de rien constater. A l’autopsie, c’était différent, et les poumons apparaissaient criblés de tubercules. Il en est de même chez les hémoptysiques ; les tubercules préexistants ne se traduisaient au dehors par aucun signe physique, par aucun trouble fonctionnel.

Mais, a-t-on dit, à la suite des hémoptysies il se développe de la fièvre et la phthisie marche. L’observation est fausse en ce qui concerne la fièvre ; la température s’abaisse après l’hémorrrhagie. Ainsi, à l’état normal, le thermomètre, placé sur la peau de la poitrine, dans le troisième espace intercostal, marque 36°. Lorsqu’il y a des tubercules dans cette région, la température peut aller jusqu’à 391, et, sous l’aisselle, à 39,5 avant l’hémoptysie, pour tomber après à 37,2 dans l’espace intercostal, l’axillaire étant revenue à 37,5. Loin d’allumer la fièvre, l’hémoptysie agirait donc comme une saignée naturelle, comme une crise salutaire.

Niemeyer dit : 1° Le sang est irritant; 2° il détermine une phlegmasie; 3° cette phlegmasie peut être tuberculisante. Ces trois postulata sont aussi faux l’un que l’autre. En 1869, des plaies pénétrantes furent faites dans la poitrine d’un lapin au moyen d’un porte-mèche. Trois jours après, on sacrifia le lapin, dont la santé ne paraissait pas altérée, et l’on ne trouva aucune trace d’inflammation. Quatre expériences de ce genre furent faites. Elles ont été publiées dans I’Union Médicale du 2 avril 1870. Les alvéoles du poumon étaient intègres autour d’un

ceau n’a su qu’imparfaitement vous peindre, vous retrouverez celui que nous avons aimé, que nous regretterons toujours, vous retrouverez Ambroise Tardieu. »

L’exposé des démarches faites par le Conseil général de l’Association, pour obtenir en faveur de celle-ci la déclaration d’utilité publique, a fourni à M. Amédêe Latour une page attachante qui a vivement excité l’intérêt de l’assistance et qui se termine par les quelques lignes suivantes, formant la péroraison de son rapport :

« On demande des lois plus sévères et une répression plus efficace; hélas ! Messieurs, Platon l’a dit avant Aristote et Aristote l’a répété avant Montesquieu : « Ce sont les mœurs qui font les bonnes lois ». Avec nos mœurs actuelles, il n’y a rien à espérer de nouvelles lois ; trop sévères, elles ne seront pas appliquées, trop indulgentes, elles né seront qu’un encouragement à recommencer.

« Faites d’abord comprendre au juge qu’il se rend complice d’un délit social en n'infligeant qu’une peine dérisoire ;

« Donnez au prêtre cette conviction qu’il charge sa conscience en prescrivant des remèdes dont il ne connaît ni l’indication ni la puissance ;

« Inquiétez la religieuse en lui montrant que s’ingérer dans des pratiques médicales dont elle ne peut apprécier ni la nature ni l’opportunité, c’est commettre un gros péché ;

« Faites voir au pharmacien qu’il commet une usurpation malhonnête et malfaisante en ne bornant pas son rôle à exécuter les prescriptions du praticien;

« Instruisez suffisamment le peuple, pour qu’il sache discerner le praticien honnête du médicastre ignorant et cupide;

« Dissipez, enfin, les préjugés, faites taire les préventions, répripaez les honteuses manœuvres du charlatanisme, éclairez l’ignorance, imposez un frein à la cupidité ; en un mot, changez les tendances et les mœurs de la société actuelle, et alors il yous sera facile de faire une loi efficace, préventive et répressive. Que dis-je ! nies chers confrères, alors nous n’aurons plus besoin de loi, alors nous pourrons dire avec notre aimable et vieux poète Ronsard :

< La loi ne sert de rien quand la vertu nous garde. »

Nous ne saurions mieux faire, pour apprécier dignement l’œuvre de M. le Secrétaire général, que de laisser la parole à M. le président Henri Roger qui, lorsque M. Martineau a eu terminé sa lecture, suivie d’une triple salve d’applaudissements, s’est exprimé en ces termes :

noyau fibrineux, et cependant il existait là deux causes d’inflammation : la dilacération du tissu pulmonaire et, selon Niemeyer, l’épanchement du sang. Ces expériences ont été répétées par Lipmann, entre autres, et ont donné les mêmes résultats. Le problème a été mal posé. Jamais l’hémorrhagie n’a déterminé ailleurs la formation de tubercules. Pourquoi le poumon, toile cellulo-vasculaire, se comporterait-il, à cet égard, autrement que les autres toiles cellulovasculaires, la plèvre, la pie-mère, lè péritoine, etc. De plus, le sang est pesant et obéit aux lois de la pesanteur. Il descend aux parties déclives et ne remonte pas aux sommets. C’est donc à la base que Niemeyer devait trouver des tubercules, si la pathogénie invoquée par lui était vraie. Enfin certains phthisiques ne crachent pas une sèule fois du sang; et jamais les infarctus de cause cardiaque ne deviennent tuberculisants.

On a vu plus haut que, dans un organisme affaibli ou prédisposé, c’est l’organe où la vitalité est au minimum qui se tuberculise de préférence. Le tubercule est le signe de la bassesse physiologique. Ainsi, le muscle, toujours agissant, he se tuberculise pas; ainsi, les glandes, la mamelle, le foie, le testicule, non plus ; ainsi, et à plus forte raison, le tissu nerveux (les soi-disant tubercules du cerveau et du cervelet se développent dans la gangue cellulaire de ces organes). Donc, première loi : Le tubercule se développé où se rencontrent le minimum de fonctionnement et le maximum de Vascularisation (les tissus diarlhrodiaux, si peu vivants, ne se tuberculisent pas, parce qü’ils ne contiennent pas de vaisseaux); et, deuxième loi, confirmative de la première : les tubercules apparaissent d’abord, dans la portion de l’organe qui fonctionne le moins.

C est le contraire pour le cancer. Prenons, pour exemple l’appareil génital. Le testicule, 1 ovaire, glandes actives, fabricantes, se tuberculisent péxt, ils se cancérisent. Les conduits vecteurs, par contre, épididyme, canal déférent, trompes, sont rarement affectés de cancer, et

« D’ordinaire ou, médit assez volontiers des absents : je profite, au contraire; de' l’pbsence de M. Amédée Latoiir pour en dirè du bien et pour le louer grandeinent, malgré la défense qu’il m’en a faite. Je déclare d’abord que notre secrétaire général' a été l’historien' sincère et exact des faits et Restes du Conseil dans la poursuite, de la reconnaissance. d’utilité publique, et qu’il vieilt d'exprimer fidèlement les opi** nions et les sentiments unanimes ; du Conseil. Puis j’ajoute qtie, dans cette longue et malheureuse campagne, M. Latour nous, a 'servis admirablemént de sa plume vaillante; il noüsa (tonné, comme en tout temps et en toute occasion , son dévouement absolu.

« M. Amédée Latour (vous l’avez très-souvent éprouvé et encore aujourd’hui) donne à l’Association ses forces, et sa vie : espérons qu’elle sera longue encore, çétte précieuse existence, c&r le; cher convalescent .retrempe ses forces dans son 'dévoue**; ment même et ranimé sa vie par. son amour, pour notre fédération. » : iA

Enfin, cette belle séance' ‘é’ést terminée par la lecture d’un excellent rapport, très-applaudi; WM: Bucquôy, sur les pensidtiè viagères pour l’exercice de 1879.

Ce rapport se termine ainsi :

« C’est donc, Méssieürs, une situation prospère, dùt nnhôncè ndn-seiileméÀt le fonctionnement régulier de la Caisse des pensions viagères, mais qui vous garàntit’ aûnsi la possibilité d’améliorer bientôt, dans des proportion^ notables* la position de nos pensionnaires.- ml

« Pour atteindre cè; but, j’ai à ‘pëîhe ^eSOih de stimuler votre zëlel" Société locales et sociétaires, tous concourent avec une noble émulation au succès de cette Œuvre de charité confraternelle. Devant les faits et l’éloquence des chiffres, les prévenions qui l’avaient accueillie à sa naissance s,e. sont dissipées, et il n’èsk personne aujourd’hui, ,dans le Corps medical, qui ne soit dispose à lui reconnaîtra* ce que lès pouvoirs pübïlcK n’ont pas voulu ou n’ont pas pu lui accorder ’: l’utilité publique! » « .afmaofi «u«n w.m>ïi si*? — .slatoi 3»o;£oS «

On ne pouvait, d’un mot plus de l’Àséo-

ciation. Aussi a-t-il été vivement relevé et souligné par les applaudissements de

l’Assemblée.' " ' ••• ' ■ , u' , .j »

A sept heures et demie du soir, les salons de l’Hôtel Continental s’ouvraient à la foule; des ©onvivès du banquet offert à MM. dès^présideUts eti,dël!ê^ïési'des'’S6éiétés

souvent de tubercuïêiâ. Rokitanski a écrit ‘qtïe « l’dvairé tfé Se tubèrculisé pas. » La proposition est trop absolue ; il se tuberculise, mais rarement. Brouardel a montré, par de hbmbr'éUSë# reèheréhés; que, .relativement aux trompes èt ^utérus* l’ovéirè se tüb'erèhlise dans un tiers des cas. De tout l’appareil génital de là femme, c’est le corps de l’iitérus qui sé tubèrculisë ’lfe‘ plus fréquemment; C’èst la-'pdrtüm;'d«' ék •!#p]Jàt,ëil,i% -pltis ' vasculaife : 'éf passive5.; L’Utérus est une: auberge pour hëüf mois, ‘6tf le' fcetus trouve S'ia’ fois un gîte, le vivre ët lè couvert.

Le col j au contraire, n’offrë prësqùè jamais de tubercules; il est actif; c’est le concierge de l’utérus et le gardien' du fœtus. Il ne se ramollit qu’au dernier moment de la gestation, et comme' à regret : le ramollissement vadeTofifiëe externe à l’interne.

La texture du col est, d’alllèurs, fort différente de celle du corps dë l’utérus; tandis que cette dernière est rudimentaire (Ch. Robin)', à ce point qu’elle est caduque au moment de l’accouchement, et quelquefois à chaque épOqtie menstruelle,— ce qui: est l’im’ \ d’uûe incontestable bassesse histologique, — la muqueuse du col est parfaite, ainsi 0 témoigne la pi'éSenëe, dans sOn' intérieur, des glandes connues sBtis ,1e nom’d’oèïïfs dë U- tp col est

un sphincter, tfèst-à-dirè un organe musculaire : â ce 'titre, iï rentre dans lai,., posée 'préëê-5 demment; très-sujet au cancer, comme le pylore, il ne l’est pas à la tuberculisation. Le cancer si fréquent du col irradie au rectum, au vagin, à la vessie. Il n’irradie pas à l’utérus, dont les vaisseaux ne sont pUs les mêmes. La métrite du1 col ne ses propagé pas non plus àü corps utérin. Y a-t-il, pour celai, antagonisme entré’ ces deux portions du même appareil? Non;' mais leurs affinités pathologiques sont différentes, en raison de leurs fonctions, différentes aussi.

Dàns l’appareil urinaire, soht-ce les reins, partie active, qui se tuberculiserit? Point du tout. C’est la trame celluleuse qui relie entre eux les éléments de la glande! Le plüs souVeioifj'ïes

locales. Il n’y a eu qu’une voix, dans cette réunion si nombreuse, pour louer les splendeurs de cet établissement, véritable palais princier, qui dépasse de beaucoup en magnificence l’hôtel du Louvre et le Grand-Hôtel, ces premières étapes des banquets de l’Association générale, auxquelles on pourrait mesurer, pour ainèi dire, la progression ascendante de la situation financière de l’Association .

Lorsque les portes de la salle du banquet se sont ouvertes devant les flots pressés des convives, à l’aspect de cette salle immense toute inondée de lumière, de ces tables chargées de cristaux et de fleurs, un murmure d’admiration s’est élevé de la foule, et l’un des plus éminents parmi les convives s’est écrié : « C’est beau comme le foyer de l’Opéra! »

Il y a dans cet éloge une exagération évidente, mais on se demande ce que l’on pourra bien créer de plus somptueux après l’Hôtel Continental, à moins de tomber dans la féerie, et ce que sera l’hôtel où se tiendra dans vingt ans le banquet de l’Association général», alors que, suivant la loi du progrès naturel de sa fortune, elle sera devenue plusieurs fois millionnaire. Qui vivra verra! — A. T.

L’heure des toasts étant arrivée, M. le président Henri Roger a pris la parole en ces termes :

Soyez comme toujours les bienvenus, chers confrères ; je vous salue, chers présidents et délégués des Sociétés locales, qui de tous les points de notre France — et même des rives du Rhin perdu — êtes accourus en si grand nombre à la fête annuelle de l’Association. Votre présence à notre importante séance d’aujourd’hui, les applaudissements sympathiques avec lesquels vous avez accueilli le rapport de notre secrétaire général, prouveront au Conseil que vous entendez bien nous être toujours unis, malgré les temps orageux. Oui, chers collaborateurs, unissons-nous plus étroitement que jamais par les liens de cette noble et douce confraternité qui nous protège et nous grandit les uns les autres; et, comme l’a dit le poète :

• Soyons joints, — que l’amour nous accorde. »

Je bois à la perpétuité de notre union indissoluble et de notre inséparable amitié!

M. le docteur Desgranges, président de la Société locale de Lyon, prend à son tour la parole et s’exprime ainsi ;

Messieurs,

La place que j’ai l’honneur d’occuper à cette table, près de notre cher Président général,

tubercules affectent la muqueuse vésicale et déterminent l’hématurie, qu’on pourrait comparer à l’hémoptysie.

Revenons aux poumons, organes de prédilection du tubercule, puisque, selon la loi de Louis, on en trouve toujours là, quand il y en a ailleurs. Les poumons, il est bon de le répéter, sont absolument passifs; ils laissent faire et laissent passer. C’est une toile conjonctive très-vasculaire, avec cette restriction que la vésicule pulmonaire ne contient pas de vaisseaux propres, pas plus que de nerfs. A quoi serviraient-ils ?

La disposition des bronches et du squelette fait bien comprendre que les parties inférieures du poumon jouent le mieux, puisque l’air y pénètre directement, sans rebrousser chemin comme dans les lobes supérieurs, et que les mouvements des côtes y sont plus étendus. L’insufflation chez les animaux montre que le déplisseraent du poumon se fait de la base au sommet. De plus, l’air, moins facilement chassé des lobes supérieurs, se charge davantage d’acide carbonique et devient moins vivifiant. Donc les sommets doivent être et sont, en effet, le lieu d’élection du tubercule.

Quant au cancer du poumon, il ne contredit pas la règle ci-dessus posée; car il est presque toujours le résultat, par propagation, du cancer de la mamelle ou du foie. — M. L.

Libéralités. Deux libéralités importantes viennent d’être faites à la ville de Boulognesur-Mer ; m. Charles Giraud, propriétaire à Montfort-l’Amaury (Seine-et-Oise), vient de léguer à cette ville une somme de 050,000 francs destinée à la création d’un refuge pour les înurmes de ce port; M. Jules Duquesne, de Clocheville, décédé à Paris, lègue toute sa fortune à la ville et à l’hospice de Boulogne.

m’a permis de recueillir, un des premiers, les paroles qu'il a bien voulu adresser aux délégués des Sociétés locales. Voilà pourquoi je me lève le premier pour y répondre.

Depuis bien des années, Messieurs, je viens assidûment atlx Assemblées générales de notre Association, et je puis dire que la réunion d’aujourd’hui a été une des plus attachantes.

Qu’y avons-nous entendu? D’abord un discours de notre cher Président général, un de ces discours dont il a le secret, où l’on admire à la fois l’élévation des pensées, l’érudition littéraire et l’élégance des formes. Il nous a parlé en termes émus des hommes éminents que nous avons perdus, et nous avons senti que la véritable éloquence est bien celle dont la source est au cœur.

M. Brun, à son tour, est venu captiver notre attention par l’état qu’il nous a présenté de notre fortune, de plus en plus prospère. L’aridité des chiffres était largement compensée par le plaisir que nous faisait le développement de nos ressources. Aussi avons-nous remercié, par de chaleureux applaudissements, l’habile Trésorier général, qui rend tant de services à l’OEuvre.

Des applaudissements, Messieurs, c’est bien, c’est très-bien! mais il y a quelque chose de plus à faire: c’est... de condamner M. Brun aux travaux forcés de la caisse, à perpétuité. Son zèle est infatigable et son dévouement ne s’épuisera jamais...

Puis est venu le compte rendu de M. le Secrétaire général, compte rendu que M. Martineau nous a lu, en l’absence de M. Latour, mais non sans trahir ses vives impressions à plusieurs passages.

Ne vous semblait-il. pas, Messieurs, voir M. Latour, sur son lit de souffrances, lutter avec la maladie, et lui dire en quelque sorte : « Tu peux m’imposer la douleur* mais tu n’atteins pas, mon intelligence, je parlerai à mes confrères ; tu peux briser mes forces, mais tu n’amoindriras pas mon affection pour l’Association; moi aussi je serai à P Assemblée générale, sinon de corps, du moins d’esprit et de cœur !. .. »

Quoi de plus simple et de plus vrai que ces pages où M. Latour nous trace les péripéties nombreuses de la demande en reconnaissance d’utilité publique... Le Conseil généra y apparaît toujours prêt à faire toutes les démarches 1 favorables à l’entreprise ; il combat lès objections, écarte les difficultés et ne s’arrête que lorsqu’il voit l’affairé poussée dans une voie semée d’écueils. Alors, sans préjuger l’avenir, il demande l’ajournement.

Nous devons remercier le Conseil de ses efforts pour atteindre au but désiré; le remercier surtout de la prudence dont il a fait preuve au milieu de circonstances délicates.

Je crois donc, Messieurs, aller au devant de vos désirs en vous proposant de porter un toast au Conseil général, à notre cher Président, ainsi qu’à MM. Brun et Amédée Latour.

M. Durand-Fardel a porté le toast suivant :

Messieurs,

J’ai l’honneur de vous proposer un toast à Amédée Latour.

Il est bien juste que nous buvions à sa santé, à cette heure où, assurément, son esprit est avec nous.

Amédée Latour, le père de notre Association! Ce matin, notre collègue Gallard l’appelait ainsi, et vous applaudissiez.

Oui, il est le père d’une progéniture qui durera ce que, dans notre infime conception du temps, nous appelons toujours. Car ce n’est pas avec la chair qu’il l’a engendrée : c’est avec la foi! Celle foi n’avait pas de montagnes à soulever, ce qui n’est rien pour un apôtre. Elle avait à soulever bien d’autres choses : l’indifférence, l’habitude, l’inertie, la raillerie, que sais-je? Elle a triomphé, et, comme son œuvre vivra, le nom de son créateur vivra.

11 vivra associé aux deux noms illustres qui lui ont prêté leur appui, leur intelligence, leur éclat, leur bonne volonté.

Sa place au moins est toujours là, parmi nous. Longtemps encore nous posséderons sa plume incisive et sa parole pénétrante. Mais ceux qui ont partagé avec lui la grande tâche ont disparu.

N’oublions jamais, Messieurs. Il est un monument qui défie le temps, c’est le souvenir.

Et soyez assurés que, demain, l’esprit d’ Amédée Latour sera satisfait lorsqu’il saura que vous avez partagé vos acclamations entre son nom et deux noms qui lui sont restés si chers,

A la santé d’ Amédée Latour !

THÉRAPEUTIQUE HYDRO-MINÉRALE

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