LIVRES ET BIBLIOTHÈQUES
Venise ne s’est pas seulement distinguée par son amour pour les arts, elle s’est aussi placée en un rang élevé pour l’étude des lettres et de nombreuses applications du savoir humain. On n’a pas d’idée, quand on ne connaît pas l’histoire de cette cité, de l’énorme quantité de publications qui s'y sont faites à partir du xv‘ siècle, c’est-à-dire de la dispersion de l’imprimerie dans les contrées de l’Ëurope. La ville de Venise, très-studieuse, consommait beaucoup de livres. Grands seigneurs et citadins y avaient la passion des bibliothèques ; les premiers y puisaient la connaissance du caractère et des conditions vitales des nations où ils allaient représenter la République et y soutenir ses intérêts ; les seconds apprenaient, dans ces lectures, les moyens de s’élever soit dans l’industrie, soit dans cet ordre scientifique des connaissances dont l’application bien comprise pouvait conduire rapidement à la fortune et aux honneurs que la Seigneurie leur réservait. Les citadins, quand ils étaient riches, se faisaient les protecteurs, les Mécènes des hommes de talent et d’expérience qui étaient dépourvus d’argent. Tout cet ensemble d’action èt de protection maintenait dans la cité une activité intellectuelle et productive qui a caractérisé le xve, et surtout le xvi* siècle; la décadence ne larda pas Tome XXVII. — Troisième série. 67
que la vaccine, et qu’il devient, après avoir traversé l’organisme de la vache, également bénin aux hommes.
M. Depaul a protesté contre cette interprétation ou plutôt contre cette généralisation. A l’époque de la grande discussion sur la vaccine, il a inoculé directement le grease aux hommes, et il n’en est résulté que des pustules franches de vaccine, peut-être un peu plus énergiques que celles provenant du pus pris sur la vache. Les accidents dont parle M. Pasteur ne sont donc qu’une exception. M. H. Bouley, qui aime la vérité encore plus que Platon, s’est rangé à l’avis de M. Depaul. L’élève Amyot soignait un cheval qui, outre les eaux aux jambes, portait une plaie en pleine suppuration par suite de l’ablation du cartilage du pied. Les accidents invoqués peuvent donc avoir eu pour point de départ la suppuration et non les eaux aux jambes. M. Pasteur s’est incliné.
La communication très-substantielle de M. Panas sur l’ostéo- myélite a montré une fois de plus la nécessité de bien définir les termes dont on se sert dans les discussions. M. Gosselin appelle « moelle » la substance qu’on trouve à l’intérieur des os et qui est composée de myélocèles, de myéloplaxes et de graisse ; MM. Trélat et Panas donnent le nom de moelle à des substances composées autrement. Il est impossible de s’entendre. M. Gosselin s’est appuyé sur les définitions de l’anatomie française. L’anatomie a-t-elle donc aussi une nationalité? — M. L.
CONSTITUTION MÉDICALE
RAPPORT SUR LES MALADIES RÉGNANTES Fait h la Société médicale des hôpitaux , dans la séance du vendredi 25 avril 1879 (1),
Par M. Ernest Besnier.