‹ L'Union médicaleChapitre 15 sur 176 · REVUE SCIENTIFIQUE LES ^GREFFES ANIMALES ET L’ODONTOLOGIE · texte numérisé non relu

REVUE SCIENTIFIQUE LES ^GREFFES ANIMALES ET L’ODONTOLOGIE

Il y a longtemps, paraît-il, qu’on s’est aperçu qu’une dent peut être arrachée et replantée aussitôt avec succès. Le fait se retrouverait même dans Hippocrate. Que n’y trouve-t-on pas? Demandez-le à M. Littré.

Toutefois, cette reprise d’une dent dans le siège qu’elle vient de quitter n’implique guère que la restauration des connexions qu’elle affectait au moment de l’opération et ne tire pas beaucoup à conséquence.

Il en est autrement sans doute, dans le cas où la dent en question est extraite dans le but de subir une opération, soit résection, soit autre chose, et est remise en place après quelques instants et dans les conditions spéciales que lui crée sa nouvelle configuration. Le fait a été réalisé souvent; une dent malade a pu être arrachée, portée sous le ciseau ou la lime, réséquée et puis rapportée et remise en place; et la nature complaisante s’est prêtée à lui faire reprendre racine, à la faire vivre, en apparence, comme si elle n’eût jamais été déplacée.

On a fait mieux encore : Une malade se présente avec une dent cariée à la mâchoire supérieure, par exemple, dent perdue et qu’il faut enlever ; cette même malade porte à la mâchoire inférieure une autre dent, saine, mais mal placée, surnuméraire pour ainsi dire, et qu’il faut arracher aussi, pour faire de la place à ses voisines. On arrache les deux dents;

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