CELLE DU VENTRE
Et pour l’entretenir, cette précieuse liberté, — ceci est le boniment, — prenez les Grains de Santé, etc., etc.
N’est-ce pas que c’est spirituellement trouvé? Quel beau livre on ferait, en effet, sous ce titre : De l'influence de la constipation sur les affaires de ce monde.
Dr SlMPLICE.
devenir le siège de lésions. L’auteur recherche quels caractères spéciaux chaque maladie générale imprime aux lésions locales; quelles en sont les conséquences au point de vue des signes, de révolution et des terminaisons; quelles indications on peut et on doit en tirer au point de vue du pronostic et des indications thérapeutiques.
M. Bouilly compare d’abord entre elles les arthropathies rhumatismales et scrofuleuses, les plus fréquentes et les mieux observées. Il les étudie sous le rapport des causes, de l’anatomie pathologique et de la symptomatologie. La scrofule se rencontre surtout dans le jeune âge, le rhumatisme dans l’âge adulte ou dans la vieillesse. Apparaissant dans la période du développement des os, les manifestations scrofuleuses sont plutôt osseuses tout d’abord , et consécutivement articulaires. Dans la scrofule, les lésions ont une tendance à la suppuration qui n’existe pas dans le rhumatisme; elles consistent en synovite ou ostéo-synovite fongueuse simple, et synovite fongueuse tuberculeuse ; les lésions rhumatismales se divisent en synovite congestive plastique et ostéo-chondrite proliférante. Au point de vue des signes, les caractères différentiels se tirent de l’attitude de l’articulation, de la douleur, de l’état de l’articulation et des tissus périarticulaires, des troubles fonctionnels, et de l’état général. La marche et la terminaison présentent également des caractères spéciaux dans les arthropathies rhumatismales et scrofuleuses; mais il ne faut pas oublier que les premières peuvent se transformer, et affecter les allures propres à la scrofule, alors qu’elles étaient primitivement d’origine rhumatismale, quand elles se développent chez un sujet prédisposé.
Les arthropathies syphilitiques sont encore mal connues. A la période secondaire, ce sont des arthrites subaiguës à forme rhumatoïde. Plus tard, des gommes sous-synoviales ou périostiques provoquent ordinairement un épanchement articulaire; mais, en général, le gonflement est moins considérable et moins étendu que dans le rhumatisme.
L’immobilisation, la compression, les révulsifs sont indiqués dans les arthropathies en général, à quelque diathèse qu’elles soient liées. Mais il ne faut cependant pas user indifféremment de ces moyens thérapeutiques dans toutes les formes et à toutes les périodes. Par exemple, l’ankylose, terminaison heureuse de l’arthrite scrofuleuse, qu’on peut chercher à obtenir par une immobilisation prolongée, doit être, autant que possible, évitée dans le rhumatisme ; il faut donc, au moment nécessaire, rendre à l’articulation une certaine liberté de mouvements. Dans la syphilis, quand on lui oppose un traitement convenable, les fonctions articulaires sont généralement moins compromises que dans les formes rhumatismales et scrofuleuses.