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RECETTES

Le produit des droits d’admission s’est élevé à la somme de 696 francs.

Le produit des cotisations à 11,755 francs.

158 Sociétaires ont fourni une cotisation supérieure à la cotisation réglementaire de 12 francs.

Le produit des cotisations perpétuées, qui était de 482 en 1877, se trouve porté à 571 francs par suite de 5 cotisations perpétuées nouvelles :

Par MM. Barth pour. . •«, ... . . . . . 20 francs.

Bouchardat fils . 12

Gouguenheim ....... 16

Robin . . 18

Meuriot .......... 18

Émile Vidal ........ 5

Étant fait observer que la cotisation de M. Émile Vidal est une augmentation de sa cotisation déjà perpétuée de 20 francs.

Toutes ces cotisations perpétuées sont représentées dans notre Caisse par des titres nominatifs de rente sur l’État.

Nous avons encaissé trois dons pour la somme de 155 francs, savoir :

De M. Boutin . . . 30 fr.

De M. Georges Vickham . . . 25

De la Société de médecine du IX* arrondissement dé Paris . . 100

Et la Caisse de l’Association générale nous a versé la somme de 450 francs pour partie des intérêts du legs Pilliot, destinés par le donateur à secourir des médecins étrangers à l’Association.

Il faut ajouter encore à tous ces produits la somme de 1,889 fr. 25 c. pour intérêts du capital formant la réserve de la Société déposée à la Caisse des dépôts et consignations.

Le total des recettes de l’exercice 1878 est donc de là, 945 fr. 25 c.

privilège, et qui ne sont plus qu’un vain ornement des officines contemporaines. La pharmacie, formant Corps et tenant par tant de liens à la médecine, devait être dans la dépendance d’une institution. Il existait un collège de fondation très-ancienne, et qui s’est maintenu jusqu’à la fin de la. République, Collegium aromatariorum, qui investissait les candidats, de concert avec les patriciens délégués, du droit à l’exercice de la pharmacie. Ils décernaient le privilège, privilegium de arte aromataria. L’épithète caractéristique d 'aromatoire dit assez à quel fonds puisait la pharmacie pour la composition de ces mélanges compliqués qui faisaient la fortune de ceux qui les préparaient, sans être d’aucun secours' aux malades qui en faisaient usage. Sans doute, les manipulations s’apprenaient chez les maîtres qui avaient boutique ouverte sur la rue; mais la théorie avait des organes dans le collège et était enseignée à l’Université de Padoue, où la médecine était représentée par un collège, tel est le mot consacré, par un collège médico-chirurgical-pharmaceutique, où, comme on le voit, la pharmacie n’était pas oubliée.

Les moyens d’instruction me manquaient pas pour les médecins, même à Venise, malgré le voisinage de l’Université de Padoue. On y travaillait beaucoup mais on y philosophait trop. Du xv* au xvx* siècle et même avant, on disputait sur Aristote, la passion s’y mêlait au point que le Conseil des Dix se décida à intervenir, pour ramener la querelle à un diapason plus modéré ; mais la République elle-même donnait l’exemple. Par ses disputes avec la cour de Rome, elle croyait ne combattre que le temporel, tandis qu’elle touchait un peu et même beaucoup à la théologie. C’était le temps où les Vénitiens pouvaient se dire plus Vénitiens que chrétiens ou catholiques. Les médecins s’occupaient trop de philosophie pour ne pas pleinement entrer dans te débat. Un médecin de Venise, du nom de Jean Slephano, y publia, en 1738, un livre intitulé : Hippocratis coi , de théologie. Du reste, la République avait ses

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