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DÉPENSES ET EMPLOIS DE FONDS

Nos dépenses administratives n’ont pas varié sensiblement d’une année à l’autre, elles se sont élevées à 2,532 fr, 80 c., y compris notre loyer et les frais accessoires.

Nous avons remboursé 700 francs à la Caisse de l’Association générale pour 700 Annuaires> qui vous ont été distribués gratuitement,

Nous avons encore versé à la Caisse de l’Association générale, pour satisfaire à nos obligations statutaires, la somme de 2,060 fr. £2 c. ; plus, à la Caisse des pensions viagères, la somme de 2,000 francs, soit environ 3 francs par tête de Sociétaire.

Mais notre plus fort payement a été fait polir secours distribués à 58 personnes et pour la somme de 6,340 francs comme suit :

A 3 Sociétaires . . . 700 fr.

A 7 Médecins non Sociétaires. . . 580

A 14 Veuves de Sociétaires . . . 3.035

A 34 Personnes étrangères à la Société , presque toutes veuves

de médecins. . 2.025

Les dépenses èt emplois de fonds se sont montés en totalité à la somme de 13,633 fr. 28 c.

Les recettes, ayant été de 14,945 fr. 25 c., nous avons eu un exédant de recettes sur les dépenses de 1,311 fr. 97 c.

Et comme au commencement de l’exercice nous possédions déjà un encaisse de 6,273 fr. 54 e., nous avons eu une somme disponible de 7,585 fr. 51 c.

Sur cette somme disponible de 7,585 fr. 51 c., nous avons prélevé 2,000 fr. pour notre réserve à la Caisse des dépôts et consignations, et il est resté en Caisse de votre Trésorier 5,585 fr.‘ 51 c., qui figurent en première ligne du compte créditeur de l’Exercice 1879, pour servir aux premiers besoins de cet Exercice. ;

Tous ces mouvements de fonds se trouvent résumés dans le tableau suivant.

Sur la proposition du Président, des félicitations sont votées à MM. Boutin et Passant, qui ont, à eux deux, procuré la moitié des adhérents sur 68.

théologiens attitrés.. Son grand théologien fra Paolo Sarpi, moine et non médecin, bien qu’il se fût occupé avec succès d’anatomie, historieh du concile de Trente et même penchant vers l’hérésie, occupe toujours l’Italie de son nom, et son souvenir est populaire à Venise. J’ai vu plus d’une fois le lieu où il fut assailli et percé de coups de couteau* La république l’entoura de soins et de protection et mécontenta sans doute des médecins vénitiens qui s’étaient empressés auprès de lui, elle appela de Padoue Fabrice d’Aquapendente qui eut la gloire de sauver l’illustre malade. En récompense, Fabrice fut fait chevalier et reçut en présent une riche chaîne d’or accompagnée d’une médaille qui devait porter la figure de Saint- Marc, patron de Venise, avec ces paroles tracées sur le livre de son évangile t Paie tibi Marce, cvangelista meus. Paracelse de Selzbourg se parait aussi d’une chaîne d’or à laquelle pendait une médaille portant les armes impériales : c’était une récompense de l’empereur. C’est ainsi qu’on décorait les grands hommes pour leurs services du xve au xvie siècle.

Je ne peux pas résister à parler, à ce propos, d’un petit événement qui m’est personnel. J’avais eu le bonheur de trouver une double feuille qui donnait le programme de l’exécution des assassins de Sarpi. Cette feuille se distribuait par ordre du gouvernement le jour même de l’exécution. C’était une trouvaille bibliographique. Je me souviens que le premier feuillet était illustré par un lion (le lion de Saint-Marc) de terrible, de menaçante allure. Eh bien, un amateur comme il s’en trouve, m’en a privé. Je laisse à la transparence de ce mot le soin de laisser deviner le mot plus énergique et surtout plus vrai que j’aurais pu mettre à la place.

Une chose importante est à remarquer, c’est que lorsque les préoccupations médicales se portent avec passion sur une partie accessoire et même éloignée de la science, elles s’écartent du principal au point de le négliger comme s’il ne présentait rien d’utile. De nos jours, par exemple, on fait de l’histologie, on perfectionne les procédés qui peuvent éclairer la

CONSTITUTION MÉDICALE

OCTOBRE, NOVEMBRE ET DÉCEMBRE 1878 rapport de la commission des maladies régnantes,

Fait à la Société médicale des hôpitaux , dans la séance du vendredi 24 janvier 1879,

Par M. Ernest Besnier

Messieurs,

Pendant les trois derniers mois de l’année 1878, les conditions de l’atmosphère ont présenté des particularités remarquables qui doivent être notées au point de vue du rapport à établir entre la constitution atmosphérique et la constitution médicale. La série des hiver s. tempérés des années précédentes est close ou interrompue, la fin de l’automne et le commencement de l’hiver sont froids; nous ne comptons que 5<>,9 centigr. comme température moyenne du trimestre, le chiffre correspondant de la même période calculé de 1806 à 1870 étant de 7°,1 centigr.

Le degré hygrométrique moyen est élevé ; la hauteur de pluie est considérable, 223,88rara — 126,70 représentant la moyenne udométrique, calculée pour cette période, de 1804 à 1872; enfin, il est tombé une grande quantité de neige, et le sol en est resté longtemps couvert.

Tableau indiquant les principaux caractères de l’état atmosphérique observé à Paris pendant le quatrième trimestre de 1878.

Température (centigr.)

Barométric (r. à 0)

Pression

moyenne

1 Hygrométrie

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