‹ L'Union médicaleChapitre 27 sur 176 · MM · texte numérisé non relu

MM

Novembre . . .

Décembre .

Moyennes du trimestre. . . .

diagnose, mais la thérapeutique et la clinique, on y regarde peu, car cela importe à l’intérêt du malade, on préfère se livrer avec un zèle porté à l’état de passion à ce qui importe à l’intérêt de l’érudition et à l’éclat du médecin. Vers le xve et le xvi* siècle, la faconde était surtout estimée; cette mode ne fit même que s’accroître; il était réputé bon médecin, celui qui savait parler pertinemment sur toutes choses, ou qui même au besoin pouvait défendre un procès médical devant Messieurs du Parlement. Les satisfactions de l’avocat et du discoureur avaient la préférence sur celles que pouvait donner la clinique. C’est ainsique les choses se passèrent à Venise, les préoccupations philosophiques et théologiques, l’ardeur des disputes auxquelles se laissèrent emporter les médecins presque autant que les moines, mirent la clinique en chômage, de telle sorte que la pratique garda les errements séculaires sans chercher à s’en détourner. Les purgations douces et les saignées firent le fond de la médecine, avec les productions variées du riche arsenal de la polypharmacie. Seulement, vers la fin du xvi* siècle, l’alliance commençait à se détendre. Le public perdait sa confiance dans les médicaments qu’il payait trop cher, pour le peu d’effets salutaires qu’il en retirait. Déjà les faïences d’art qui gardaient ces précieuses drogues, s’ouvraient plus rarement aux demandes de moins en moins empressées des clients. Le temps approchait où on ne les regarderait plus avec un religieux respect, mais avec l’admiration que méritent d’aussi beaux échantillons de céramique. Tout ne devait pas périr cependant dans ce prochain naufrage. La catholicon d’Espagne survécut, la thériaque vit encore.

Les médecins ne se séparaient pas assez de la polypharmacie et des saignées pour conserver la confiance publique. On avait recours aux lumières de Padoue, quand quelque grand personnage ou quelque personnage fortuné était malade. On l’a vu pour les suites de l’attaque qui mit en si grand danger les jours de fra Paolo Sarpi. Ce fut Fabrice d’Aquapendente que

Les vents ont été souvent violents, et d’une grande variabilité; ils ont soufflé surtout deE. et S. W. en octobre, W. en novembre; en décembre, N. pendant la première partie, S. pendant la seconde.

La mortalité générale du IV* trimestre de 1878, dans les hôpitaux et hospices civils de Paris, est supérieure à la mortalité de la période correspondante des six années précédentes, mais dans des proportions qui ne dépassent pas notablement la mesure progressive de l’accroissement de la population.

MORTALITÉ GÉNÉRALE des Hôpitaux et Hospices civils.

Décès par mois

Totaux

du

Mortalité moyenne du trim.corresp.

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