QUATRIÈME TRIMESTRE
Octobre
Novembre
Décembre
de 1878
précédentes.
Hôpitaux .
Hospices .
Totaux .
Quant à la mortalité générale de l'année entière , elle est sensiblement égale à
celle des deux années précédentes, c’est-à-dire que le mouvement énorme de popu-
lation qui s’est produit dans Paris, à l’occasion de l’Exposition universelle, est resté sans influence sur la mortalité hospitalière.
Années
Janv.
Fév.
Mars
Avril
Mai
Juin
Juil.
Août
Sept.
Oct.
NOv.
Déc.
Totaux
la seigneurie appela et qui eut l’honneur d’une guérison vainement poursuivie par les médecins de Venise, choisis cependant parmi les meilleurs. Ce défaut motivé de confiance fut porté si loin, qu’un ambassadeur vénitien à Paris fut chargé par le Sénat de demander un médecin aux savants, aux maîtres dans l’art de cette capitale. Dans une lettre de Guy Patin, voici ce que je lis (1) : « On vient céans, le 6 de ce mois, à six heures du matin, de la part de M. l’ambassadeur de Venise, me demander si je voulais aller à Venise y exercer la médecine, que j’aurais six mille francs d’appointement du Sénat, sans l’emploi, qui est de grand gain. Je me suis excusé sur ma santé et sur les habitudes que j’avais à Paris et que je ne pouvais raisonnablement quitter. Quoi que l’on m’offre, je n’irais jamais dans ce pays-là. C’est le pays de Merlin Coccaie, patria diabolorum. » Je ferme là ma parenthèse pour ne pas continuer le portrait peu flatté que fait le malin docteur des Vénitiens et des Italiens. Je préfère croire qu’il exagère, j’aime à penser, dans tous les cas, que si le terrible docteur dit vrai, ils ont dû changer notablement à leur avantage.
(A. suivre.) Dr Éd. Carrière.
(1) LXVIIL6 lettre, en date du 18 août 1657. Paris, chez Jean Petit, 1692.
Éphémérides médicales. — 4 Février 1779.
Anthelme Richerand naît à Bellay, dans le département de l’Ain. Ses Nouveaux éléments de ■physiologie, imprimés en 1801, ont fait la joie de notre jeunesse. La littérature s’y marie agréablement avec la science, et c’est sans doute pour cela que ce livre a eu un si prodigieux succès. — A. Ch.
j — Affections des voies respiratoires.
Pendant les mois de novembre et de décembre, en même temps que persistaient encore certaines localisations propres aux mois précédents, les affections des voies respiratoires, secondaires ou primitives, ont reparu prédominantes, et surtout ont acquis une intensité plus grande ou une gravité plus accentuée ; toutefois, ce n’est pas encore le moment des lésions profondes ; les altérations superficielles sont les plus ordinaires et, d’autre part, les inflammations restent simples, catarrhales au sens anatomique du mot, et dépourvues des caractères spécifiques de la grippe.
Quatrième trimestre de «8*8