L’ INSTITUT SANITAIRE D’ALGER
Mes bons amis les lecteurs de I’Union Médicale ont bien voulu, l’an dernier, me laisser raconter, avec toutes sortes de hors-d'œuvre et de digressions, mon voyage en Afrique, à la recherche d’une station pour les malades atteints d’affections consomptives. Ils me permettront, en guise d’épilogue, de leur annoncer, non sans satisfaction, que ce grand projet est entré dans la phase de réalisation.
A cinq minutes des fortifications d’Alger, sur la colline de Mustapha-Supérieur, tout près du palais du gouverneur, une propriété a été trouvée qui réunit la plupart des conditions désirables pour un établissement sanitaire. Les bâtiments, entourés d’un parc de deux hectares, planté de grands et beaux arbres, sont orientés à l’est et au sud, et dominent cette rade admirable d’Alger, qui donne une idée du golfe de Naples. M. le docteur Landowski y est installé, avec un personnel en rapport avec la nouvelle destination de la propriété. Tout est prêt à recevoir les malades, et bien que la saison soit avancée, en ce sens que les valétudinaires ont pris déjà leurs dispositions en vue de leurs quartiers d’hiver, il y a lieu d’espérer que la maison sera bientôt remplie.
Nos confrères accueilleront cet avis avec autant de satisfaction, il me semble, que j’en ai à le leur donner. Un Institut sanitaire, propre à diriger en toutes choses les malades qui vont demander au climat du Midi le rétablissement de leur santé, est, en effet, chose nouvelle et qui répond aux désirs de beaucoup.