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MESURES POUR EMPÊCHER LA PROPAGATION DE L’ÉPIDÉMIE

La commission ministérielle de Saint-Pétersbourg a décidé les mesures suivantes pour empêcher la propagation de l’épidémie :

1° Autoriser le ministre de l’intérieur à faire détruire par le feu le village de Vietlanka et à faire transporter les habitants ailleurs, tout en ne les laissant pas sortir du cercle de la quarantaine; ils recevront une indemnité pour la perte de leurs biens, meubles et immeubles ;

l’union medicale.

2° Autoriser le ministre de l’intérieur à appliquer au besoin cette môme mesure à d’autres

localités ou à des édifices divers; , .

3° Mettre à la disposition de l’autorité civile le nombre de troupes necessaire pour assurer

le service de la quarantaine. »

Mettre sur le compte du budget de l’Etat toutes les dépenses nécessaires à l’exécution des mesures contre l’épidémie. . .

La commission ministérielle a décidé, en outre, de solliciter 1 autorisation de l’empereur d’envoyer un commissaire spécial, afin de prendre, dans le gouvernement d’ Astrakan elles gouvernements limitrophes, les mesures extraordinaires exigées, et d’en assurer l’éxécution uniforme, en faisant accompagner ce commissaire par une commission sanitaire chargée d’étudier l’épidémie et d’indiquer les moyens de désinfecter les localités pestiférées L’empereur a sanctionné toutes les résolutions de la commission ministérielle.

Gargarisme contre l’angine scarlatineuse. — Griffith.

Chlorate de potasse. . . . 8 grammes.

Teinture de perchlorure de fer. . ... 15 —

Sirop simple . . 90 — ■

Eau distillée . 60 —

Faites dissoudre. — Une cuillerée à tiré' dans dé l*ëaU, pour se gargariser une fois toutes

les deux heures. L’auteur suppose .qu’il s’agit d’un' enfant de 10 à 12 ans, de vigoureuse !

constitution, dont le palais, la luette et les amygdales sont rouges et gonflés, l’éruption Lieu développée, la langue sèche et la fièvre intense. — Soins. extrêmes de propreté, changement fréquent de linge, ventilation et désinfection de la chambre. Pour cette dernière opération, le docteur Griffith donne la préférence aux vapeurs d’iode. — S’il existe une ulcération douloureuse de la gorge et des amygdales, on la touche plusieurs fois le jour avec un pinc.eau trempé dans le collutoire suivant :

Hydrate de chloral, . A grammes.

Glycérine pure. ............ 20 —

Faites dissoudre, — Ce collutoire procure un rapide soulagement. — N. G.

COURRIER

Nécrologie. — On annonce la mort de M. le docteur Ulysse Tréïat.

Né à Montargis (Loiret) le 13 novembre 1795 ; fit fa campagne de 1813 en qualité de ;

chirurgien militaire, rédigea h Clermont lé Patriote du Puy-de-Dôme, dé 1831 à 1835, revint !

alors à Paris et fût nommé médecin de la Salpétrière; nommé commissaire général de la République en 1848, puis maire du XI Le arrondissement, colonel de la garde nationale à cheval, j à Paris ; représentant du peuple ét vice-président de l’ Assemblée nationale; un instant ministre des travaux publics; élu, en 1871, conseiller municipal de Paris; membre de plusieurs Société savantes ; laisse des travaux fort appréciés, entre autres les Recherches historiques sur la folie, Des causes de la folie, La folie lucide; décoré de la Légion d’honneur pendant l’épidémie de 1849.

Le retour des pèlerins de la Mecque. — Le retour des pèlerins q,ui ont pris part au dernier pèlerinage de la Mecque est maintenant terminé. Tout s’est passé dans d’excellentes conditions au point de vue, sanitaire.

Le nombre des pèlerins a été, d’ailleurs, peu élevé relativement aux années précédentes; on l’évalue de 80 à 90,000,

On sait que les pèlerins restent trois purs dans la plaine de Mina pour y faire leurs sacrifices.

Lors du dernier pèlerinage, l’administration turque a eu la précaution de faire recueillir les débris d’animaux immolés et die les faire, jeter dans des, fosses en les recouvrant de chaux. En outre, les hadjis ou pèlerins étaient soumis à dejjnombrçuses visites.

C’est à ces mesures que nous devons l’issue satisfaisants d'é. ce pèlerinage, qui constitue chaque annee un danger très-grave pour l’état sanitaire de l’Europe.

Er fjérant, liiCHELOT.

Paris. — Typographie Félix M'wcvkstb et Cfi, me des Deux -I^'iCtès-tsafnt-feaMveûr, 22.

L’UNION MÉDICALE Jeudi 6 Février 1879

BULLETIN

SUR LA SÉANCE DE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE

Le scrutin poui4 l’élection d’ün membre titulaire dans la section de pathologie médicale s’est terminé par la victoire de M. Maurice Raynaud, élu au premier tour par 50 voix sur 78 votants. L’honorable candidat se recommandait aux suffrages de l’Académie par des titres à la fois scientifiques et littéraires. A l’auteur qui a débuté dans la littérature médicale par un ouvrage intitulé : tes médecins du temps de Molière, l’Académie ne pouvait manquer de dire sérieusement :

Dignus es, dignus es intrare

In nostro docto corpore.

Le candidat qui, après M. Maurice Raynaud, a réuni le plus de suffrages, est M. Alfred Fournier, le digne élève de M. Ricord, dont l’illustre maître présentait naguère à l’Académie une œuvre capitale : La syphilis du cerveau. M. Alfred Fournier est ainsi tout naturellement désigné pour remplir la première vacance qui se produira dans la savante Compagnie; mais nous croyons que l’honorable candidat a l’âme trop bonne pour ne pas souhaiter que ce soit le plus tard possible.

Après cette élection, l’Académie a entendu avec un vif intérêt une communication de M. Durand-Fardel, intitulée : Étude sur le climat des côtes de la Chine. Dans cette partie de la relation de son voyage en Chine, comme dans celle dont les lecteurs de I’Union Médicale oht eu la primeur, le savant académicien a cherché à soulever un coin du voile qui caché encore à nos yeux prévenus l’état réel des hommes et des choses du Céleste-Empire.

Les Chinois ne sont point ce qu’un vain peuple pense.

Nous avons trop de tendance à les regarder à travers le prisme de nos préjugés nés de notre ignorance et de notre insouciance casanière. M. Durand-Fardel, qui a passé plusieurs mois parmi eux, et qui a étudié avec soin les habitants de l’Empire du Milieu, a rapporté de son voyage des idées tout âutreS que celles que nous nous faisons de leur degré de civilisation et de leur aptitude à se modifier au contact des mœurs et des institutions européennes. Bien des gens, par exemple, s’imaginent peut-être encore, à l’heure qu’il est, que les soldats chinois n’ont

FEUILLETON

Faculté de Médecine de Paris Cours de M. le professeur Peter

L’influence du moral, sur le développement de la tuberculose, ressort clairement d’une trèsbonne thèse sur ce sujet de M. le docteur Bergonier , interne à l’asile de Quatre-Mares.

Sur 151 décès d’épileptiques, dans une année, on en a relevé 15 par phthisie, soit 9,95 p. 100. La proportion, ici, est moindre que la moyenne indiquée par le docteur Lombard, pour Genève, moyenne qui est de 11, A p. ioo.

Sur 276 maniaques, 35 phthisiques, soit 12,67 p. 100.

Sur 34 idiots décédés, 13 phthisiques, soit 38,22 p. 100.

Sur 158 décès de mélancoliques, 57 phthisiques; moyenne, 36,07 p. 100.

Sur 140 cas de démeoce, c’est-à-dire de folie inconsciente, 5 phthisiques, soit 3,75 p, dOO.

Sur 672 décès de paralytiques généraux, 15 phthisiques; moyenne, 2,23 p. 100.

Rien de plus probant que de pareils chiffres! Écoutons ce qu’ils disent.

Le mélancolique, replié sur lui-même, ne parle pas, volontiers il ne respirerait pas. Alors que la respiration est à la circulation, dans l’état physiologique, ; ; 1 : 3, ce rapport, chez le

(t) Suite. — Voir les numéros des 7 et 16 janvier.

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