‹ L'Union médicaleChapitre 48 sur 176 · BREST. — M. TH. CARADEC · texte numérisé non relu

BREST. — M. TH. CARADEC

« La fièvre typhoïde, dont il ne restait presque plus dè traces à Brest vers le fûiRèu d’octobre, a reparu eu novembre, et, déduis lors, on à continué à eh signaler ttè tctops én temps

(1) Suite. — Voir les numéros des 4, 8, 13 et 15 février.

plusieurs lieues, sur le flanc méridional dè la lagune, au lieu de s’ÿ Ver^èr directement. C’est un beau travail qui date de plusieurs siècles et auquel on n’a pas manqué de mettre la mairt jusqu’à nos jours. J’ai entre les mains un livre enrichi de plans et imprimé à Pâdbue en 1786, peu d’années avant la chute de. la. République, qui traite en détail cette question inépuisable de l’amélioration du cours de la Brénta (1). Lés bords de ce canal présentaient, au siècle dernier, un coup d’œil enchanteur par le luxe des jardins qui les bordaient et la splendeur des maisons de campagne. C’était là que l’aristocratie de Venise . allait passer la belle saison et étaler son opulence. Les architectes de ces villas étaient Sammicheli, Sansovino, Scamozzi et Palladio ; les peintres qui avaient couvert les murs de fresques étaient Veronèse, Tintoret et Tiepolo. Les élégances de l’aristocratie vénitienne n’habitent plus ces somptueux édifices, mais la plupart d’entre eux sont encore debout et conservent la même destination. Ce sont toujours des demeures d’été, car les rives de la Brenta sont restées fraîches, fleuries et salubres.

En se mêlant des choses d’hygiène et de salubrité publique, l’aristocratie vénitienne ne s’éloignait pas de sa tradition. Plus d’un exemple se montrait dans sa classe. Un homme de la famille de la reine de Chypre, qui comptait trois doges et sept cardinaux de sa maison, avait su refaire une santé épuisée et débile, et en appeler de la sentence des médecins qui l’avaient condamné à mourir. Tout le monde connaît son livre, le plaidoyer le plus vrai et le plus victorieux en faveur de l’hygiène qui puisse s’écrire, car c’est l’expérience faite sur lui-même, et rigoureusement suivie, qui fournit son principal argument. Cet homme, c’est Louis Gornaro, dont l’cèuvre a fait plus pour sa renommée que le glorieux renom de ses ancêtres.

(A suivre.) D' $d, Carrière*

(i) Pènsiéri d'üiri cittadino èïitfiurnè Drenid. Anonÿmé, M'dûÜe, ôhièz Pèh^dài

quelques cas, pour qu’on puisse appréhender, tout porte à le croire, un nouveau retour de l’épidémie pour notre population.

Au commencement d’octobre, on a observé beaucoup d’affections gastro-intestinales. Un grand nombre de jeunes enfants ont été atteints de diarrhée, laquelle paraissait tenir plutôt à une influence générale qu’au sevrage, à la dentition ou à une alimentation vicieuse. Ce qui peut accréditer cette opinion, c’est qu’on a noté aussi à cette époque les mêmes accidents chez les adultes, et, en outre, plusieurs cas de choléra sporadique dont l’un a eu une issue rapidement funeste.

Quelques scarlatines et quelques varioloïdes se sont montrées dans divers quartiers de la ville, mais aucune des premières, que je sache, n’a été suivie de mort, quelques croups ont été également rencontrés, et leur terminaison a été fâcheuse.

Il s’est présenté en ville et à l’hôpital de la marine, dans le courant des deux derniers mois de l’année, un certain nombre d 'érysipèles de la face, et nous en avons eu aussi notre part dans nos salles de l’hospice, notamment chez les enfants de la maison. Quelques-uns de ces érysipèles ont envahi le cuir chevelu et se sont compliqués de phénomènes cérébraux des plus graves. Le collodion appliqué sur la face et sur la tète préalablement rasée, quand l’état l’exigeait, nous a rendu véritablement les plus grands services, et c’est certainement à cet enduit imperméable que nous avons dû, mon collègue le docteur de Léséleux et moi, de conserver quelques-uns de nos malades dont la vie était sérieusement menacée. Pour mon compte, j’en ai constaté les meilleurs effets dans d’autres circonstances. Qu’il me soit permis, par exemple, de dire ici en passant, qu’après le fait si remarquable de guérison dont je viens d’être témoin dans mon service de femmes (il s’agit d’une jeune fille atteinte de phlébite de la veine saphène interne, avec imminence de pus, danger pour les jours de la malade, m’écrivait le médecin distingué qui l’envoyait à l’hôpital), je ne saurais trop préconiser et recommander à mes confrères l’emploi du collodion, suivant la méthode du docteur de Robert de Latour, auquel revient le mérite d’avoir le premier appelé l’attention des praticiens sur cet excellent topique dans divers cas qu’il a parfaitement spécifiés.

Les froids intenses que nous avons subis en décembre ont fait apparaître un grand nombre

angines érythémateuses , quelques-unes étaient accompagnées d’abcès. On a remarqué que les affections thoraciques, comme les pneumonies et les pleurésies, avaient revêtu un cachet de bénignité exceptionnelle ; malgré la rigueur de la saison, les rhumatismes et les névralgies n’ont pas été en rapport avec cette température et l’humidité extrême presque constante qui a régné à Brest pendant ce trimestre, puisqu’il a plu dix-huit jours en octobre, vingt-cinq en novembre et vingt-cinq en décembre.

Dans les vingt derniers jours de décembre, le génie intermittent a marqué visiblement de son empreinte, ainsi que cela n’est pas rare dans notre grande . cit’é, quelques-unes de nos maladies saisonnières dont le nombre, je dois le dire, a été notablement plus restreint que d’habitude. Je citerai particulièrement les fièvres catarrhales dont j’ai parlé ailleurs ( Tribune médicale), il y a longtemps et dans lesquelles le sulfate de quinine, cet agent incomparable, a trouvé sa pleine indication, a abrégé la durée de ces fièvres, en un mot, a produit les plus heureux résultats. »

ROUEN. — M. LEUDET.

Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu. — « Les mois d’octobre et de novembre n’ont amené à l’hôpital qu’un nombre peu considérable de malades. Le mois de décembre a été marqué par une aggravation de la forme et. une augmentation considérable du nombre des fièvres typhoïdes, et des affections catarrhales des bronches et de tout l’appareil de la respiration.

La fièvre typhoïde était assez rare depuis le début de 1878; elle est devenue épidémique en décembre. Ainsi, le nombre des admissions dans mon service a été, pour le premier trimestre, de h malades ; pour le deuxième trimestre, de 2 malades ; pour le troisième trimestre, de 6 malades ; pour le quatrième trimestre, de 28 malades, qui, divisés par mois, sè décomposent ainsi : en octobre, 3 ; en novembre, 1 ; en décembre, 2 h. Ce dernier chiffre est le plus élevé du nombre des admissions par mois, pour cette pyrexie, depuis 1854; et, pour trouver une épidémie frappant simultanément un nombre aussi considérable de malades, il faut remonter aux années 1856 et 1857. La dernière épidémie observée à Rouen a été celle de 1869 ; elle a présenté des caractères remarquables sur lesquels j’ai insisté, dans un article de ma Clinique médicale, a propos des affections de quelques glandes à une époque avancée de la fièvre typhoïde. J’insiste sur ce caractère de l’épidémie de 1869, parce que l’épidémie de 1878 a reproduit plusieurs caractères, et surtout le type rémittent de la fièvre signalé déjà dans mon ouvrage.

L’épidémie de 1878 a frappé notre population plus encore dans la classe aisée que dans la classe ouvrière ; ainsi, dans le cours de décembre, on a évalué le nombre des individus

atteints de fièvre typhoïde, tant en ville qu’à l’hôpital, à 500. La pyrexie avait déjà débuté en ville à la fin de l’été et au commencement de l’automne; j’ai vu, à cette époque, 2 cas de fièvre typhoïde de forme adynamique rapidement mortels. Moi-même, j’ai donné des soins à une dame de ma clientèle, qui a succombé par suite d’une réparation incomplète des lésions intestinales et d’une entérocolite consécutive.

La maladie existait donc depuis plusieurs mois en ville, comme dans les hôpitaux, au moment où elle devint subitement épidémique dans la garnison, comme dans la population sédentaire de la ville. La fièvre a éclaté surtout sur la rive droite de la Seine, sur laquelle la ville est bâtie ; la rive gauche (faubourg Saint-Sever) a été beaucoup plus épargnée. Les localités voisines ont présenté peu de cas; ainsi, mes confrères d’Elbeuf m’assuraient que la fièvre typhoïde n’existait guère dans cette localité; par contre, de petits foyers épidémiques paraissent avoir existé dans quelques localités de l’arrondissement d’Yvetot ; je dis paraissent, parce que je tiens ces renseignements d’autorités communales et non de médecins.

Dans la ville de Rouen, la fièvre typhoïde a frappé simultanément divers quartiers ; les renseignements qui m’ont été fournis me permettent d’assurer que la maladie n’a pas suivi les bords du fleuve, les cours d’eau intérieurs, comme la rivière de Robec, qui traverse une partie de la ville, à ciel ouvert par places; ailleurs, sous des constructions. Les conditions de salubrité de la ville n’ont présenté à signaler que les travaux d’endiguement en cours d’exécution depuis près de trois ans; ce travail, destiné à élargir les quais et à augmenter le tirant d’eau du fleuve, est effectué au moyen de terres calcaires, sèches, et de détritus retirés du lit du fleuve par des dragues. Jusqu’ici, je n’ai pas observé de signes d’intoxication paludéenne chez les habitants de la ville; du reste, cette affection, si commune dans notre ville dans le courant du siècle dernier, au rapport de Lepecq de la Clôture, a disparu depuis l’endiguement du fleuve, effectué depuis cinquante ans.

Les pyrexies observées, tant à l’hôpital qu’en ville, comprennent : des fièvres typhoïdes, des fièvres synoques, une fièvre à rechutes et quelques fièvres intermittentes (3 en décembre),; frappant des individus dont l’intoxication palustre remontait à plusieurs années, et dont le lieu d’origine était toujours étranger à notre ville (Sénégal, Algérie, etc.). Ces malades ont fait remarquer que les récidives de la fièvre intermittente n’apparaissaient guère dans une saison pareille, et que l’accès actuel était plus grave que les précédents.

La fièvre typhoïde n’a pas offert, à l’Hôtel-Dieu, une haute gravité, comme le prouve ce fait que, sur 24 cas, il n’y eut que 3 décès, encore un malade doit-il être défalqué, car il fut admis vingt-quatre heures avant son décès, et n’avait guère reçu de soins pendant les deux premières semaines de la maladie passées chez lui. Il reste donc 2 décès sur 23 malades. Sur ces 23 malades, il n’y en eut guère que 10 qui furent gravement atteints; 2 malades présentèrent seuls la forme ataxique ; la forme la plus commune fut l’adynamique modérée.

Le caractère le plus remarquable de ces fièvres typhoïdes fut leur type rémittent : ainsi, chez plusieurs malades, l’écart entre la température du soir èt celle du matin dépassait 2°; l’exacerbation du soir constituant une sorte d’accès qui se terminait quelquefois par des sueurs.

D’autres fois, j’ai constaté une véritable rechute : chez un malade, la première manifestation morbide dura ,40 jours; puis survint un état de santé de 7 jours, et une nouvelle recrudescence de 10 jours.

Parmi les épiphénomènes, je dois signaler, chez 2 malades, un engorgement consécutif du foie et de la rate; un engorgement des ganglions du col, deux fois du sein, et enfin deux fois une inflammation du testicule et de l’épididyme. L’un de ces derniers cas appartient à une fièvre si bénigne que je l’ai rangée dans le cadre des synoques.

Les accidents graves ont été deux fois des hémorrhagies intestinales ; l’une d’elles terminée par la guérison, et l’autre encore en traitement. Chez plusieurs malades, des bronchites assez graves, sans pneumonie.

Enfin, la convalescence a été remarquable par le ralentissement très-fréquent du pouls. Dans le summum de la maladie, il existait souvent un manque de proportion remarquable entre le pouls et la température, le pouls variant de 80 à 96, la température de 39°, 5 à 41*.

Je n’ai pas eu recours aux bains froids ou tièdes. Le temps était très-froid ; la forme morbide prédominante : l’adynamique. La médication active a été, de préférence, la digitale et, beaucoup plus souvent, le sulfate de quinine.

Je dois ajouter que, depuis le début de janvier jusque aujourd’hui (19 janvier), les cas de fièvre typhoïde deviennent plus rares à l’hôpital et en ville. La maladie a presque perdu son caractère épidémique, et cela beaucoup plus vite que dans les épidémies antérieures.

Les autres maladies aiguës sont représentées par quelques pneumonies et beaucoup de bronchites de forme adynamique, presque typhoïde, traitées avec succès par les alcooliques.

La phthisie se développe avec rapidité, et je noterai de nouveau le nombre exceptionnel de phthisies miliaires et rapides observées en 1878. »

L’UNiprç MÉDICALE.

LE HAVRE. — M. LECADRE.

« Les maladies provenant de l’appareil respiratoire prédominèrent, d’une manière sensible, dans ce quatrième trimestre de l’année, qui fut froid en décembre etprofondément humide en octobre et en novembre. Sur 651 décès, tandis qu’on en comptait 85 par la bronchite et par la pneumonie, à peu près le septième des décès (7,65), on en enregistrait 107 par la phiiiisie pulmonaire (4 2 hommes et 65 femmes), le sixième du chiffre général. Les deux formes de maladies réunies donnaient donc un nombre de 192 décès, le tiers environ (à 3,39) de la mortalité du trimestre.

Des autres affections, les plus communes furent les rhumatismes et les névralgies. Beaucoup de vieillards succombèrent rapidement à des affections cérébrales ou pulmonaires. Sous l’influence de la température froide de décembre, accompagnée de neige en assez grande abondance, se réveillèrent les affections chroniques et parurent les fluxions de tousjgenres, comme phlegmons, panaris, engelures, etc.

Des éruptions, la rougeole, au reste assez bénigne, fut la seule qui fut observée.

La fièvre typhoïde, sans répandre l’effroi, sévit à peu près d’une manière uniforme durant les trois mois, présentant un chiffre de mortalité de 23 décès : 7 en octobre, 7 en novembre et 9 en décembre. Ces chiffres étaient peu élevés; ils n’éveillèrent point la préoccupation de l’autorité. Il n’en fut pas de môme dans une commune près de Bolbec, à Saint-Eustache-la- Forêt, à 24 kilomètres environ du Havre. Cette commune, située dans un endroit déclive, dont la population est de 844 habitants, est peuplée en grande partie d’ouvriers employés dans les fabriques environnantes. Ses habitants sont pauvres; ils vivent dans des maisons mal aérées; les familles sont nombreuses; l’encombrement existe avec tous ses funestes effets. La maladie se montra principalement dans deux agglomérations de maisons qu’on appelle, en Normandie, des hameaux, assez éloignées l’une de l’autre. En novembre dernier, 13 personnes avaient été atteintes à des degrés divers; deux succombèrent , les autres mirent un long temps à se rétablir. La maladie était éminemment contagieuse. Ainsi, dans un logis, au sein d’une famille composée de 8 personnes, 6 en furent atteintes, et, dans un autre, 4 sur 6 que renfermait le logement en furent affectées.

Les accidents qui furent subis et se produisirent dans l’espace de quelques jours, éveillèrent l’attention générale. Leur gravité fut attribuée à la mauvaise alimentation, à la misère, à la malpropreté. A n’en pouvoir douter, la maladie avait été transmise par un jeune garçon de Saint-Eustache, travaillant dans un atelier de Bolbec, ville où l’on avait observé quelques cas de fièvre typhoïde. Rentré chez lui, au sein d’une famille très-nombreuse, il avait communiqué cette maladie à ceux qui l’environnaient, et cette contagion fut alimentée par les éléments pernicieux que nous avons signalés plus haut.

Il existe un fâcheux usage dans la plupart des communes qui, comme celle de Saint-Eustachela-Forèt, sont habitées par des individus la plupart dans le plus grand dénûment, c’est celui de jeter devant la porte de la maison qu’on habite les ordures de la maison, les déjections des individusf sans se donner la peine de les enfouir. En apprenant l’apparition de cette petite épidémie et les coutumes pernicieuses du pays, mon premier soin fut de demander à l’autorité d’exiger l’enfouissement de ces matières dans des fosses qu’on recouvrirait de terre, de plâtre ou de scorie de forge. Cette mesure fut exécutée. Je ne sais si on peut lui attribuer la cessation de Fépidémie. Ce qui est certain, c’est que, dès le mois de décembre, il n’existait plus dans la commune aucun nouveau cas de fièvre typhoïde. »

MEMENTO BIBLIOGRAPHIQUE

Considérations sur l’amputation du col de l’utérus et description d’un mode particulier de pratiquer cette opération, par M. le docteur Auguste Reichardt. Paris, Octave Doin ;

1878; in-8°.

Dans ce consciencieux travail, l’auteur examine les indications et contre-indications de l’amputation du col de l’utérus, compare entre eux les divers procédés mis en usage par les principaux chirurgiens français et étrangers, et se prononce en faveur de celui de son maître, M. Kœberlé (de Strasbourg). Voici la description de ce procédé :

M. Kœberlé n’ayant guère eu à traiter que des cancers déjà assez avancés, a toujours dû employer dans ses opérations l’excision conoïde. Il n’opère ainsi que dans les cas dans lesquels le col se laisse facilement amener à l’oriflce du canal génital, et fait toujours chloroformer ses malades jusqu’à résolution complète.

L’opération est pratiquée au moyen du bistouri et du thermo-cautère Paquelin.

La malade étant placée dans le décubitus latéral, l’opérateur introduit un spéculum trivalve

à valve mobile (spéculum à développement de Gharrière), et, saisissant le col au moyen de pinces de Museux, il attire doucement l’utérus à la vulve, en retirant le spéculum au fur et à mesure que l’abaissement se produit.

Il introduit ensuite dqps la cavité utérine une grosse sonde dont le manche, ainsi que les anneaux des pinces (le lyfuseux:, sont confiés à un aide.

Le chirurgien excise alors les parties malades, en dirigeant ses incisions obliquement vers la sonde. Dès qu’il se produit la moindre hémorrhagie, il l’arrête aussitôt par l’application du thermo-cautère. S’il est trop mal à l’aise pour faire l’excision de la partie inférieure, il fait simplement retpurper (a piglafle sur le côté opposé.

Afin que le col reste maintenu au flebprs jusqu’à la fin de l’opération, il ménage près de la sonde un petit lambeau central, qu’il coupe en dernier lieu avec le cautère seulement.

L’hémostase a toujours été définitive. Jamais M. Kqeberlé n’a été obligé cfe faire de ligature et n’a eu d’hémorrhagie consécutive. Immédiatement après l’opération, on fait une irrigation d’eau froide, additionnée de sulfate de soude dans certains cas.

Ce procédé paraît remplir les deux conditions essentielles de l'amputation du col de l’utérus : d’une part, enlever le plus de tissu possible; d’autre part, se mettre à l'abri de l’hémorrhagie.

H. Petit.

De la langue noire (glossophytie), par M. le docteur A. Dessous. Paris, Doin; 1878.

Contrairement à Popinion émise par M. Féréol, dans une note lue à la Société des hôpitaux le 25 juin 1875 (Voir PUnion Médicale du 14 septembre 1875), et d’après laquelle la présence de microphytes observée dans certains cas de ce genre ne serait qu’un, épiphénpmène, M. Dessois pense, d’après un nouvel examen des observations :

1° Que la coloration noire avec hypertrophie des papilles linguales coexiste toujours avec la présence d’un parasite végétai;

2° Que cette coloration doit être rapportée au microphyte lui-même qui 1$ pçpynumque aux gaines épithéliales allongées des papilles ;

3° Que l’hypertrophie papillaire, dont l’existence, préalable à un certain degré, présentait une condition favorable à l’implantation du parasite, est due principalement à l’irritation nutritive causée par ce cryptogame.

Ce dernier étant pour l’auteur la cause dç l’hypertrophie épithéliale des papilles et de la coloration, M. Dessois pense qu’il convient de rappeler cette influence génératrice dans la dénomination de l’affection ; c’est pourquoi ii propose de donner à celle-ci le nom de glossophytie, et celui de glossophyton au microphyte sur lequel M. Maurice Raynaud a le premier appelé l'attention. II. petit.

ACADÉMIE PE MÉDECINE

Séance du 18 février 1879. — Présidence de M. Richet.

CORRESPONDANCE OFFICIELLE

M. le ministre de l’instruction publique transmet l’ampliation d’un décret par lequel est approuvée l’élection, de M. le docteur Bourgoin dans la section de pharmacie, en remplacement de M. Boudet, décédé.

Sur l’invitation de M. le Président, M. Bourgoin prend place parmi ses collègues.

M. le ministre de l’agriculture et du commerce transmet le rapport de M., le médecininspecteur des eaux minérales de Charbonnières pour l’année 1878. (Com. des epx minérales.)

M. Poggiale présente, au nom M. le docteur Yvon, un volume intitulé : Formulaire de matière médicale et de pharmacologie.

M. Achille Chereau offre en hommage l’article Forceps, extrait du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.

M. Laboulbène fait hommage à l’Académie d’une brochure ayant pour titre : L'hôpital de la Charité de Paris, avec les deux dates : 1606—1878.

Dans ce travail, reproduisant une leçon faite au commencement du semestre d’été dernier, M. Laboulbène recherche les origines de la Charité dans le vieux faubourg Saint-Germain-des- Prés. Il fyit connaître l’établissement définitif des frères ou, hospitaliers de l’ordre de SMean-

de-Dieu, venus de Florence, et situé rué Saint-Père, ou Saint-Pierre, devenue plus tard la rue des Saints-Pères.

Les transformations successives de la Charité ont été passées en revue au point de vue scientifique et administratif, puis l’auteur discute l’installation des Cours publics et officiels de Clinique, commençant à la Charité et non à l’IIôtel-Dieu. Enfin il superpose, avec un rare bonheur d’expression, la Charité de nos jours sur la Charité ancienne, montrant que la salle des séances de l’Académie n’est autre que la nef principale de l’église, séparée par une simple muraille de l’amphithéâtre de Corvisart, qui en occupe le fond.

Un plan en héliogravure, représentant avec la plus grande fidélité l’hôpital de la Charité au xvme siècle, accompagnait cette intéressante présentation.

L’Académie procède, par la voie du scrutin, à l’élection d’un membre titulaire dans la section d’hygiène et de médecine légale.

La commission, par l’organe de M. Henri Gueneau de Mussy, rapporteur, classe les candidats dans l’ordre suivant :

En première ligné, M. Lagneau ; — en deuxième ligne, M. Proust ; — en troisième ligne, M. Gallard; — en quatrième ligne, M. Lunier ; — en cinquième ligne, M. Léon Colin; — en sixième ligne, M. Ernest Besnier. — Candidat adjoint : M. Vallin.

Le nombre des votants étant de 79, majorité 40, M. Lagneau obtient 40 suffrages, M. Proust 18, M. Lunier 10, M. Gallard 6, M. Léon Colin 4, bulletin blanc 1.

En conséquence, M. Lagneau ayant obtenu la majorité des suffrages, est proclamé membre titulaire dans la section d’hygiène et de médecine légale.

M. DA vaine lit un travail intitulé : Recherches sur quelques-unes des conditions qui favorisent ou qui empêchent le développement de la septicémie.

« Les animaux, dit l’auteur, suivant leurs espèces, ont des aptitudes différentes à contracter la septicémie. On sait que le lapin, par exemple , peut être tué par un millionième de goutte de sang septique, tandis que le cobaye et le chien restent indifférents à cette minime quantité de virus. Cependant, si l’on pratique sur ces animaux un certain nombre d’expériences, dans le but de leur communiquer la septicémie, où peut remarquer que leur résistance à cette maladie n’est pas constante, et l’on rencontre des cas que l’on pourrait croire exceptionnels. De même, parmi les animaux qui n’ont pas été l’objet de nos expériences, mais dont nous observons simplement les maladies, nous en voyons qui contractent la septicémie ou qui en meurent dans des circonstances où beaucoup d’autres restent complètement indemnes. Or, nous savons que les exceptions, en physiologie et même en pathologie, n’existent que par notre ignorance des conditions dans lesquelles les faits se sont produits.

Pour élucider la question si difficile de la septicémie, il ne suffit donc pas d’accumuler des faits plus ou moins rares ou exceptionnels; mais il faut chercher à trouver les conditions encore inconnues qui les produisent •>

L’auteur s’est demandé si la température atmosphérique exerce une influence sur l’invasion de la septicémie; pour résoudre cette question, il a établi une série d’expériences sur des cobayes qu’il a inoculés avec des quantités variables de sang pris sur un animal mort de septicémie.

On voit, dans ces expériences, que 13 cobayes inoculés pendant l’hiver avec des doses de sang septique, qui varient de 1/10 à 1/50 de goutte, résistent tous; tandis que 10 autres, inoculés pendant l’été avec des doses qui varient de 1/50 à 1/500 de goutte, contractent la septicémie et meurent.

La différence dans la quantité de sang septique nécessaire à tuer le cobaye, en été ou en hiver, peut être de 1 à 2 mille; c’est-à-dire que, dans les grandes chaleurs de l’été, la quantité de sang virulent qui tue cet animal peut être deux mille fois moindre qu’en hiver.

D’après ces expériences et d’autres encore qu’il a instituées sur des cobayes injectés avec de la saumure (laquelle donne quelquefois la mort par l’invasion de la septicémie), M. Davaine déclare qu’il est manifeste que la température de l’atmosphère où vivent les animaux les rend plus ou moins aptes à contracter la septicémie.

U a reconnu que la septicémie se produit non point seulement par le contact d’un liquide ou d’une matière septique, mais qu’elle se développe encore à la manière des affections contagieuses lorsque intervient une chaleur atmosphérique élevée. Sous cette influence, elle se propage sans plaie et sans contact immédiat; c’est-à-dire qu’elle se produit épizootiquement par une contagion à distance, ou, suivant une expression employée en médecine vétérinaire, par virus volatil.

Parmi les maladies qui attaquent l’homme, il en est une où l’action de la température

atmosphérique est particulièrement remarquable, c’est la fièvre jaune , dont nos confrères de la marine française viennent de subir la cruelle et glorieuse expérience.

Quant à l’action d’une basse température considérée dans la septicémie et le charbon, elle diffère dans les deux maladies. Si la septicémie devient moins active et s’éteint, comme la putréfaction, par une température voisine de zéro, le charbon ne s’en développe pas moins en toute saison.

Il s’est assuré de ce fait à diverses reprises. Il résulte de ses expériences que toutes les maladies de nature septique ne sont pas influencées de la même manière par la température atmosphérique, bien que, sans doute, sous ce rapport, le plus grand nombre de ces affections se rapproche de la septicémie.

M. Davaine a cherché ensuite à résoudre la question de savoir si certains animaux sont absolument réfractaires à cette maladie.

D’après des expériences faites sur le renard, le lapin, etc., il conclut que le renard peut contracter la septicémie, bien que l’introduction des virus par l’alimentation ou par des injections sous-cutanées, soit tout à fait impuissante à lui communiquer cette maladie.

Envisageant ensuite la question à un point de vue plus général, M. Davaine dit qu’il croit avoir établi la véritable nature de la maladie qui est une, et qui ne présente d’autres différences dans ses manifestations que celles qui résultent des conditions dans lesquelles elle se prend et dans lesquelles elle accomplit son évolution.

De même que la découverte de la bactéridie du charbon a montré l’unité de la maladie harbonneuse , de même, suivant M. Davaine, l’expérimentation démontre l’unité de la septicémie dont le virus est une bactérie et dont la nature est une putréfaction accomplie pendant la vie.

M. Davaine s’efforce ensuite de combattre l’opinion d’après laquelle la vie ou la force vitale s’oppose au développement du virus septique dans l’économie des animaux. M. Davaine déclare qu’il n’a point pour but de soulever la question des forces vitales, et il croit que les physiologistes sont aujourd’hui d’accord sur la puissance ou plutôt sur l’impuissance qu’on doit leur attribuer. Il veut seulement examiner cette question au point de vue de la septicémie. Si, dit-il, nous injectons à un lapin un millionième de goutte de sang septique, cet animal contracte toujours la septicémie et meurt. Cette même quantité de virus est absolument inoffensive pour le cobaye, et même on voit que, par une température voisine de zéro, un dixième de goutte de sang septique ne suffit pas à lui donner la maladie. Il faudrait donc conclure que le cobaye a une résistance vitale de beaucoup supérieure à celle du lapin.

Si maintenant nous considérons la maladie charbonneuse, nous savons qu’un millionième de goutte de sang charbonneux tue le cobaye et ne produit aucun effet apparent sur le lapin. Dans ce cas, la même manière de voir nous amènera à conclure que la force vitale est plus développée chez le lapin que chez le cobaye.

La force vitale n’a donc rien à voir dans ces maladies virulentes.

L’aptitude à contracter la gangrène n’est pas non plus corrélative à l’aptitude à contracter la septicémie. M. Davaine a vu que les animaux les mieux portants et les moins disposés à la gangrène peuvent être fatalement et rapidement emportés par la maladie septique.

La première condition nécessaire au développement de la maladie, dans les expériences de M. Davaine, c’est l’introduction du virus dans les organes de l’animal vivant. Ce virus est une des bactéries de la putréfaction. Une deuxième condition, c’est que l’organe ou le milieu dans lequel nous introduisons le virus soit favorable à la reproduction des bactéries.

Une troisième condition se rapporte à la quantité de bactéries introduite dans les tissus. Elle varie d’une espèce animale à une autre, et aussi dans la même espèce, comme chez le cobaye.

Une quatrième condition se trouve dans le degré de virulence de la substance inoculente, qui varie considérablement suivant la nature de la matière et suivant la température dans laquelle s’est opérée la putréfaction. Maintenant, que deviennent les bactéries introduites dans les tissus par une injection sous-cutanée? Lorsque leur nombre est suffisant pour occasionner la mort, une certaine quantité se retrouve dans le lieu de l’inoculation, et le reste est transporté dans divers organes. Elles se multiplient rapidement et bientôt infectent toute l’économie.

Dans le cas où leur nombre est insuffisant pour occasionner la mort, elles se multiplient d’abord sur place, d’autres sont tout de suite emportées au loin ; elles arrivent successivement, par la circulation du sang, dans les organes excréteurs , où elles sont éliminées comme les substances toxiques. C’est par cette élimination que s’effectue la guérison de la septicémie, suivant M. Davaine. C’est elle qui est également la cause de la contagion qui s’établit parfois dans le local où se trouvent les animaux atteints de septicémie, contagion due certainement à

l’union médicale.

des kùlasiù'es ékhalés par le9 niàlades, miasmes qui ébnt néèèssairektietit des bactërf-iïliëà constituant, comme on l’admet généralement aujourd’hui, le virus de la Seftticéfnié.

Enfin, les connaissances acquises, dans ces dernières années, sur la septicémie péuvènt, suivant M. Davaine, nous donner des conceptions nouvelles sur les conditions de la formation de cértaities maladies épidémiques et contagieuses, telles qtie la peste, la fièvre jaune, le typhus des armées, le typhus des bêtes à cornes, maladies qui ne sont pas sans analdgie avec la septicémie*

— A quatre heures et demie, l’Académie se Réunit én comité sécrèt.

SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HOPITAUX

Séance du 8 novembre 1878. — Présidence de M. Labric.

SOMMAIRE. — Correspéndance. — Note sur un cas de gliosàtcotnè du quatrième ventricule ayant

simulé une méningite tuberculeuse, par M. Rendu. — Présentation d’un malade atteint de sclérodermie généralisée avec teinte bronzée et vitiligo ponctué, par M. Féréol. Discussion: MM. Dujar-

din-Beaumetz, Féréol, Rendu. — Communication de M. Guyot sur deux cas de vomique pleurale.

Discussion : MM. Féréol, C. Paul, Empis^Maurice Raynaud, Edouard Labbé.

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Correspondance imprimée : L’Année medicale de Caen et du Calvados. — Journal de thérapeutique de M. Gubler. — Journal des sciences médicales de Lille. — Union médicale du Nord- Est. — Marseille médical. — Bulletins des travaux de la Société de médecine pratique de Paris. — Société des sciences médicales de Gannat (Allier).

M. Rendu présente quelques réflexions relatives à l’histoire d’un jeune malade qu’il a observé dernièrement dans le service de M. Bucquoy, à Cochin, et qui était atteint d’un gliosarcome du quatrième ventricule. Il fait ressortir, à son sujet, les difficultés qui se rattachent à la localisation de certaines tumeurs cérébrales. (Voir I’Union Médicale du 28 janvier 1879. (

M. Féréol fait voir tin malade dont la peau, généralement bronzée, présente en divers points des taches de vitiligo. De plus, ce malade est atteint d’un certain degré de sclérodermie. (Voyez plus haut.)

M. Dujardin-Beaumetz, frappé par les troubles trophiques qui accompagnent ces altérations cutanées, se demande si toutes ces manifestations ne devraient pas être rattachées à une affection de la moelle.

M. Féréol ne le nie pas, sans en avoir l’assurance.

M. Rendu : Ce qui me paraît dominer ici, c’est la teinte bronzée du malade. Le vitiligo n’offre pas ici ses caractères habituels. Bien que cette coexistence soit rare, je crois plutôt, dans ce cas, à une maladie d’Addison compliquée de sclérodermie. Il n’est point impossible que les capsules surrénales et la moelle soient atteintes Simultanément. M. Démangé a signalé un fait identique (Nancy).

M. Guyot : Je viens d’observer deux cas de pleurésie purulente terminés par vomique, l’un chez un homme âgé de 60 ans, l’autre chez un enfant. Dans les deux cas, la plèvre s’est vidée du pus qu’elle contenait, sans qu’on ait vu à aucun moment l’air pénétrer à la suite dans la plèvre. En un mot, celte perforation ne fut point suivie de pneumo-thorax. Je demanderai à mes collègues s’ils ont vu souvent des cas semblables?

M. Féréol : A cette occasion, je rappellerai que M. Barthez m’a fait observer plusieurs fois que, chez les enfants, quand la pleurésie purulente se vide par une vomique, jamaib l’air ne pénètre dans la plèvre. C’est Un fait que j’ai plusieurs fois vérifié depuis pour mon compte, non-seulement chez l’enfant, mais encore chez l’adulte. Je sais que M. Brouardel explique ce fait en disant qu’il s’agit alors de pleurésies interlobaires ; mais, à coup sûr, on l’observe également dans les autres formes de pleurésies purulentes. J’avais proposé autrefois certaines explications auxquelles je ne tiens pas beaucoup, puisque ce sont des hypothèses qui n’ont pas été vérifiées par des autopsies. J’avais parlé de la théorie du clapet; j’avais émis également l’idée d’un passage du liquide pleural dans les bronches, au travers duparenchyme pulmonaire, par une sorte de feutrage. Ne pourrait-il pas se faire, en pareil cas, un abcès dans les poumons au voisinage de la plèvre malade, comme Leplat a démontré qu’il s’en produit dans les parois Postales, sans communication avec la cavité pleurale remplie de pus, et cette

L'UNIOJN MÉDICALE.

collection pulmonaire s’évacuerait par les bronches? Ce sont là, je le répète, des vues de l’esprit, et rien autre chose.

M. C. Padl : Depuis quelques années, je me suis demandé si les accidents observés dans le cours ou à la suite de la thoracentèse ne sont pas la conséquence d’une trop forte aspiration. Aussi, toutes les fois que je pratique cette opération, j’ai le soin d’adapter un baromètre à mon aspirateur; je ne dépasse pas ainsi certaines limites. Dans mes recherches, j’ai acquis la conviction que la pression des gaz et des liquides contenus dans la plèvre n’a rien d’exagéré, et je ne comprends pas, à égalité de pression, la dilatation de la poitrine du côté malade.

M. Empis : Quand j’étais chef de clinique de Chomel, en 1850, je l’ai souvent vu insister sur le pronostic favorable des pleurésies purulentes dans le cours desquelles surviennent des vomiques. Depuis lors, j’en ai observé sept ou huit cas dans lesquels les suites de la vomique ont été très-heureuses. Je me garderai toujours d’intervenir dans des cas analogues, parce que toutes les pleurésies purulentes accompagnées de vomique, dans lesquelles on s’est avisé de faire une ponction, se sont terminées par la mort.

M. Maurice Raynaud : La vomique est, en effet, d’un bon augure dans le cours d’une pleurésie purulente. Dans un cas de pleurésie purulente consécutive à une fièvre typhoïde , chez une jeune fille, j’ai favorisé l’issue du pus à la suite d’une vomique en faisant incliner la malade de façon à donner à la tête une position déclive. Celte manœuvre, répétée de temps en temps plusieurs jours de suite, amena chaque fois l’issue d’une grande quantité de pus, et la malade guérit parfaitement. Une ponction avait été faite chez elle quelque temps avant la vomique.

M. Édouard Labbé : Je rappellerai que le professeur Longet a vécu encore dix ans après une vomique survenue dans le cours de la pleurésie purulente dont il était atteint. Un autre médecin, professeur dans une École secondaire, se trouve dans le même cas. Ces deux faits viennent à l’appui de ceux qu’on vient de citer relativement au pronostic favorable de la vomique pleurale.

M. Güyot : Je tiens à bien spécifier que les pleurésies dont j’ai parlé n’étaient point enkystées.

— La séance est levée à cinq heures.

Le secrétaire, Dïgüet.

SOCIÉTÉ DE MÉDECINE DE PARIS

Séance du 24 août 1878. — Présidence de M. Blondeao, vice-président.

La lecture du procès-verbal de la dernière séance est renvoyée à la séance du 12 octobre, après les vacances statutaires de la Société.

Le correspondance imprimée comprend : Le Progrès médical, le Sud médical, une brochure ayant pour titre : La centième opération d'ovariotomie , brochure offerte à la Société par le docteur Dominico Peruzzi, membre correspondant à Sinigaglia (Italie).

La correspondance manuscrite contient :

1“ Une lettre de remercîments de M. le docteur Jules Besnier, élu membre titulaire.

2“ Une lettre de M. de Beauvais, secrétaire général, qui s’excuse de ne pouvoir assister à la séance, et annonce que M. Gillette, fort souffrant d’un anthrax, est dans l’impossibilité de venir lire son rapport sur la candidature de M. le docteur Daremberg.

M. Bougon, secrétaire annuel, donne lecture, au nom de M. de Beauvais, de l’observation suivante :

M. de Beauvais : Depuis la dernière séance, j’ai eu l’occasion de traiter, à l’infirmerie de Mazas, un cas de cholérine grave chez un cordonnier de 27 ans, habitant Paris depuis trois ans, et d’une bonne santé habituelle. En détention préventive depuis le 3 juillet, cet homme était soumis au régime alimentaire de la prison, c’est-à-dire du bouillon maigre et des légumes secs cuits à l’eau, cinq jours de la semaine; du bouillon gras et du bœuf bouilli les jeudis et dimanches. Pas de vin. Pas de fruits. Dans les derniers jours du mois, ce prévenu se plaint de nausées, de coliques et de diarrhée; il entre à l’infirmerie le 30 juillet. Les selles, bilieuses d’abord, sont devenues liquides et blanchâtres comme de l’eau de riz. Les vomissements, qui sont fréquents et opiniâtres, ont la même apparence. Pas de cyanose, pas de crampes, la peau est chaude, le pouls fébrile pendant quarante-huit heures, puis la température s’abaisse sensi-

blement. La figure est très-altéïée, les yeux caves* le nez effilé, le teint plombé; les urines sont supprimées; insomnie, agitation, affaiblissement extrême.

Nous prescrivons du thé alcoqlisé, la potion de Rivière, de la glace, des lavements amylacés iàÜdanisés ; on ëbtoUfë l'ernhiadede boules d’eau Chaude. Les vomissements persistent ; toutes lès BüissbhiS sont rëjetéès; je mis appliquer, le sojr, sur le creux épigastrique,, un vésicatoire, bü le pansé, lé matin, avec i eéniigramme de chlortiydràte de ihorphine. L’effet de cette médicàÜob pJMplp; les vomissements cessent? une Seule application de morphine a suffi, et, beu dé jôdrs après, là guérison était complète, j’dl tenu II rapprocher ce fait du cas cité, dans la dernière séance, par notre collègue Antonin Martin, et traité avec succès par une seule injection hypodermique de chlorhydrate dfe morphinè. U vient confirmer l’heéreux effet de cette utile thédicîltiori.

Dans la séance du 8 juin, j’ai eu l’horinetir, Messietit-S, dè vbds communiquer l’observation d’un cas de choléra sporadique; irès-caractérisé, siti-venu le 2 1 fchai ét sUivî dé inort i-âpide, au bout de trois jours, chez Ube jèUüë Allé à lâffüëllë j’âVais pi-dtiffüë dèà Itijëcllbiiâ hyjibdérmiques d’éther sulfuriqüë;

Quoique les Bulletins hebdomadaires de là préfecture dë lâ Sètnè B’éH fdSSënt pas iidëntioh sous ce titre, j’ai acquis ja certitude près de M. le docteur Hillairet, membre du Comité Consultatif d’hygiène, que d’autres cas aussi graves avaient suivi ce premier fait.

A cette époque même, il existe à Paris une réellé épidémie de diarrhée cholériforme, avfec coliques violentes et vomissements bilieux; Je prie instamment nos collègues dë nous faire part de leurs observations cliniques et thérapeutiques; à propos des constitutions médicales régnantes, afin de nous permettre d’instituer; dès le début, le traitetaënt lé plus favorable. C’est un service à rendre à tous les praticiens désireux de remplir dignement leur mission, et en temps utile.

M. Ântonin Martin fait ressortir l’importance et l’avantagé du vœu exprimé par Mi. de Beauvais.

M. Delasiâüvè : J’âpproiivë là proposition de tibtl-é cbliëglië. Toiis lëS mois, à la Société médicale des hôpitaux, le secrétaire général présente un résumé des maladieâ régüahtes. Chacun y concourt de son tribut et de ses remarques. Il ÿ a intérêt et profit à être tetiu ainsi au courant de l’état sanitaire de la capitale. Cette coutume aurait surtout pour nous l’avantage de fournir un aliment à nos discussions.

Il m’a toujours semblé qu’il manquait un élément au programme de la plupart des Sociétés savantes. Je voudrais que dans chacune une commission spéciale fût chargée de rechercher et de signaler les faits et les problèmes dignes d’être mis en lumière. Ce besoin, je l’avais senti et je me suis efforcé d’y satisfaire dàhl mon Joürûài de médecine mentale, soit par de brèves analyses ou en accordant à certain sujet plus d’étendue.

M. Antonin Martin communique une observation de rhumatisme fébrile; le malade a pris dù salicylate de soudé, ti’ësl Üii homme âgé dé 55 ans, ayant des douleürs aux coudes et aux genoux ; le cœur était sain, mais le patient avait un peu de catarrhe pulmonaire chronique. La dose du médicament élàit de 6 grammes en Vihgt-qüatrë Heures ; après trois jours, le malade se sentit mieux, les douleurs disparurent et lé médicament fût réduit k 3 grammes par vingt-quatre heures. Il mourut subitement pàr apoplexie piilmonairë. M. Ahtôfiin Martih demande à ses collègues le résultat de leurs observations sur remploi de l’àcide salicÿlique et des salicylates*

M. Blondeau : Cette question est toüte d’actüàlité; elle se pose aussi à l’étPadgër; plus éloignés de l’entraînémént des premiers jours; On s’efforce dë rapproché!- lés faits et dé lès comparer.

M. Reliquet a été appelé, dans l’espace d’un mois, à voir trois malades atteints d’hémorrhagie rénale; un des malades est rilOrt, il avait des accidents de ttëphrilë ; tous lès trois prenaient du salicylate de soude depuis un certain temps. M. Reliquet a signalé cës faits S M. le docteur Germain Sée, et ce dernier a répondu qu’il en avait parlé* M; Reliquet est convaincU que toutes les fois que des troubles existent du côté des voies urinaires, il faut être d’une extrême prudence dans l’administration du salicylate de soude et même le rejeter;

M. Duroziez : N’y avait-il pas dé l’iMêtaô pülmOhairé chez le maladë dë M. Anlbbih Martin ? Chez un goutteux présentant uné pëtite quantité d'albumine dans les urines, j’ai rencontré du râle sous-crépitant, très-tenace, râle d’œdème si bien décrit par M. le docteur Colin chez lès goutteux. Cet état était siirvehu alors qüè, soiiS l’influence du salicylate de soude, les douleurs de goutte avaient dtèpàl-u; je crois qu’il ÿn dabger polir les malades à supprimer la douleur articulaire, qui ëst ütië des nianifeslaliobs dèlà gbuttè ët du rhumatisme, mais qui ne constitue pas a elle seule la maladie' j’Üi Vü deà üCéidèhts ëï j’àdülë qüe

l’àcidë salicvliçhaè et les saiicylateS Agissent stirdé^ p'dîüls très-délidatë dit cëfVeâti; j’Il vti un peu d’affaiblissement des facültës inteilëBluëllës, dê î’hébëiUdé, flfe la üiiiilnütioü de là mémoire.

M: Blondeau rappelle un fait qu’il a communiqué dans le temps à la Société. s’agissait d’une hémorrhagie nasale des plus abondante et des plus persistante, survenue chez un diabétique avec gangrène diabétique. Cette hémorrhagie coïncidait à l’absorption dé doses énormes de salicylate de soude.

M. Aiitdhin MÀRflN : J’Si eü à soigner un jeûne homme dè 24 ans, atteint d’asthme ; dans la période d’orthopnée, l’injecltoh hypodermique d’un cèdtigi-arhme de morphine est resté sans effet; les accès étaient périodiques et ont cédé à l’administration du sulfate de quinine à la dosé de 1 grâihmë, puis de 80 centigrammes.

M. Delasiauvü, présèntp quelques corisidèrâtiotts sur là pëfiocticitë, f intermitlèiice , le dosage et l’administration Su sulfaté dé quinine.

M: ÙMüset lit là communication suivante sur f ossification de la choroïdes et pfésepte une pièce anatomo-pathologique, provenant d’un malade sur lequel il a pratiqué l’énucléation dé l’œil.

Lorsqu’on pratique l’énucléation d’un œil perdu depuis de, longues années, à la suite d’un tfàümatisiîiè,' il h’ëSt pâë rare de rencontrer, dans la choroïde* des plaques osseuses isolées OU rëüttiëS entré elles aU point de former une véritable coque; Telle est la choroïde osseuse que j’ai l’honneur de vous soumettre aujourd’hui. Elle provient d’un homme de ; 47 ans, àncieti meüiiiër, qui présentait l’état Suivant lorsqu’il vint me consulter au mois de septembre déîriicl*.

L 'éü gauche, où la vision était depuis longtemps abolie; avait été blessé (un choc peutêtre) lorsque lë malade était tout enfant. L’aspect et le vblüme étaient normaux, sauf ceux de la pupille qui était atrêsiéë et soudée à une cataracte pierreuse; Get état résultait évidemment d’une irido-choroïdite, consécutive au traumatisme.

pendant toute ld jétifiësSe du malade, l’««7 -tiïôa n’â présenté auciin symptôme morbide. Mais, depuis quelques àiinéëS ; se Sont manifestés des phénomènes diVërs tels- que scotomes; phosphènes spontanés, perte dû Champ visuel à droite, qui ont erifin amené le malade à me consulter; ië ébriStâtë défis l’œil droit ühë rëtinb-chbroïdite avec décollements multiples de la rétine, ùhé ViSlOh pet-mèttâht a peiné au malade de sé conduire; et je conclus à l’origine sympathique de l’affection dont souffre l’œil droit.

N. .. réclàme ^opération dé 11 éltlfectë SÜf l’œil gauche. J’ai beau là lui représenter comme

inutile, il iiisMë, ët cë ii’èSt qu’IU tiidüièllt d’Opëfër qùéje lë éohvëHià I la nécessité de subir une énucléation, rendue d’autant plus urgente qtlë; depüiS quelque temps, l’œil est le siège de poussées dotiloüreüSëS. t’èxpiofktién de l’œil, par lé toucher; rue permet d’annoncer à mes aides qtié nous allohs trouver urië chbi’dïdë osseuse; car là partie interne dü globe Offre; I la pression, Une résistance absolue, tandis ifüë le doigt déprimé facilement là partie externe ; en outre, l’iris offre, en deux points, un aspect blanchâtre qüé l’ofi hë retrouve pas Sur la pièce conservée, mais qui ëst dit à l’invlsioii de sdfi parenchyme par de l’OS ou par urt dépôt crétacé. 1

Après l’énucléation, faitè suivant lé procédé dé Ëfiünét, je pratique la section équatoriale du bülbë d’où jë retire, comme Ü’une bbité, ioilt l’éhsfemblë dü tràëtÜS Uvéal- Choroïde; iris et corps ciliaire, ne formant qü’une sëüiè piééë; grâce à sa transformation presque complète ëri sübstancé bSsëtise. Voici, gtoisi) rhodô, lëS Premières données fburdiiëS par ia Uëerbp&ië : Cbrhée intacte, sclérotique amincie ët présentant Un thdü bieh net aU niVeàu dë l’itiëertion dti nerf optique dont je n’ai pas retrouvé vestige ; Corps Vitré (bu rétine) remplacé par unë thaSsë jaunâtre transparente, de cohsistartcè gélatineuse.

J’ai tenu à vous montrer la pièce entière avant de passer à l’examen histologique; qui tel à l’objët d’ütiè prochaine commuiiication. J’eSpëté contrôler, par cët exameri, la maniéré de voir de Knapp, qui ne reconnaît qu’à la couche chorio-capillaire la facilité dé produire dé l’Os. « D’après lui, l’ossification serait lë résultât d’un processus actif demafidâht béaucoüp de matériaux qui ne peuvent être fournis que par la chorio-capillairë; tandis que les productions crétacées dü pétrifications, qüe l’on pëtit rencontrer dans tbütës les parties du bulbe, stifit le résultat d’une métamorphose régressive. L’ossifièaiion; dans l’œil, sérlit ddhC la süitë ët lë dernier stade d’une inflammation plis tiqué dé 11 Cdüche capillaire de la Chbfoïdë; c’est-à-dire d’une irido-choroïdite. Ni l’iritis, ni la oyclite ne donneraient lieu à là formation de tissu osseux. »

Déjà Schiess-GëtnüsënS, par l’exâmeii dë huit bulbes tisleiix, âvûit constaté; contrairement

à l’opinion formelle de Knapp, que l’ossification avait, le plus souvent, pour point de départ la lame hyaline de la chorio-capillaire, et que dans un cas même, le tissu osseux était limité par la lame hyaline en dehors et la couche de l’épithélium pigmenté en dedans.

Comme les dépôts calcaires peuvent exister concurremment avec les formations osseuses, j’aurai donc à rechercher quelle est la nature de la dégénérescence solide que l’on constate 1 priori dans l’iris et le corps ciliaire de l’œil énucléé.

M. Duroziez expose et discute les conditions du souffle de la pointe dans l’ictère.

Ce souffle n’est pas dû à l’insuffisance mitrale. Les auteurs qui ont imaginé la paralysie des muscles papillaires ont fait de la théorie, mais n’oiît rien prouvé.

M. le professeur Fabre, de Marseille, etM. Garcin, son chef de clinique, ont publié dans les Archives générales de médecine , pour 1877, un article sur les insuffisances fonctionnelles qui nous paraît attaquable sur beaucoup de points. Nous nous bornons aujourd’hui à l’ictère.

Parmi les signes donnés par M. Fabre, pourquoi n’est-il pas question des bruits sanguins qu’on a pu trouver à la base du cœur ou au cou ? Ce renseignement aurait une grande valeur dans notre détermination. Si nous trouvons au cou le même souffle qu’ci la pointe, n’avonsnous pas le droit de dire qu’ils proviennent d’une même source qui n’est pas l’insuffisance mitrale ? ,

Nous relevons ce passage : « Au n° 26 de la salle Aillaud, nous avons pu percevoir le bruit anormal, et quelques centimètres plus loin le bruit normal conservé. »

Il en est toujours ainsi ; nous nous appuyons sur ce fait et sur l’existense du souffle au cou, pour dire que le souffle ne dépend pas de l’insuffisance mitrale ou du moins n’en dépend pas évidemment.

Ce claquement de la mitrale doit gêner beaucoup M. Fabre dans la théorie qu’il soutient à la suite de M. Gangolphe (notons qu’il a observé le dédoublement du claquement), puisqu’il compare la lésion cardiaque de l’ictère à la myocardite typhoïde. M. Fabre ne nous dit pas comment il comprend l’occlusion de la mitrale ; mais s’il admet, ce qui n’est pas notre avis, que la valvule est tirée en bas par les piliers, il ne peut plus la faire claquer quand les piliers sont paralysés.

La valvule claque et il y a en même temps un souffle. La valvule peut-elle claquer et souffler en même temps? C’est possible; mais si elle claque, les piliers qui, d’après leur théorie, doivent tirer la valvule en bas, ne sont pas paralysés et la théorie de M. Gangolphe est ruinée ; il faut chercher une autre cause du souffle de la pointe. M. Fabre dit que la dilatation n’esl qu’un fait accessoire. Nous somme de son avis. Nous ferions rentrer le souffle de l’ictère dans la catégorie des souffles sanguins.

Qu’on recherche le premier claquement jusque dans l’aisselle gauche, et on l’y trouvera indiquant le jeu normal de la mitrale. Qu’on recherche les bruits sanguins du niveau du cou, et on les trouvera indiquant l’altération du sang.

M. le docteur Debove nous montre dans le service de M. le professeur G. Sée, qu’il supplée, une femme ictérique. On entend à gauche, dans l’aisselle, le premier claquement très-net, et à la pointe un souffle au premier temps, nullement en jet de vapeur, prolongé, doux, se continuant le long du sternum jusque dans les vaisseaux du cou.

Dans le même service est une autre femme ictérique. Le cœur est petit. On entend le premir claquement très-net dans l’aisselle gauche et à droite. Souffle à la pointe au premier temps, se prolongeant dans les vaisseaux du cou, où on trouve un second souffle.

Nous voyons, dans le service de M. Fauvel, un enfant de 15 à 16 ans, atteint d’ictère depuis quelques jours. Le sang vibre avec une très-grande facilité ; quand on comprime la crurale, on produit un frémissement très-fort. Le pouls radial bat énergiquement. On entend du souffle au cou, souffle carotidien, et de plus un bruit musical. Le souffle cardiaque s’entend surtout vers le sternum, plutôt qu’à la pointe. On perçoit le premier claquement à gauche et à droite. M. Pioger, interne du service, prend le tracé. La hauteur de la ligne d’ascension est considérable. On trouve le crochet de l’insuffisance aortique; un double sommet et le soulèvement du deuxième claquement à la ligne de descente. C’est qu’en effet le pouls est vibrant connue dans l’insuffisance aortique.

Le souffle est bien lié à l’état du sang, dans ce cas, et ne peut être attribué à l’insuffisance m de la mitrale ni de la tricuspide.

Notre ami, le docteur Landouzy, chef de clinique de la Charité, nous fait ausculter une femme ictérique chez laquelle nous constatons aussi un premier claquement très-net dans l’aisselle, en même temps qu’un souffle à la pointe et au niveau du cou.

. ‘ ,l^?‘esseuî' Pot.ain n’explique pas le souffle par l’insuffisance mitrale, et pense que

i a -,es, c , ni(Iues surtout, ce sont les cavités droites qui sont le siège du bruit anoiv mai, nu hruit de galop, réservant les cavités droites aux maladies du foie et les cavités gau-

ches à la néphrite interstitielle. Nous ne connaissons les idées de M. Potain, sur ce point, que d’après la thèse d’agrégation de notre ami M. Straus, et nous craindrions de ne pas les reproduire exactement. Nous ne retenons que ce fait, ;i savoir, que le souffle de l’ictère ne dépend pas, pour M. Potain, d’une insuffisance mitrale.

L’ictère a des causes très-variées, et nous avons en vue dans cet article l’ictère lié à la colique hépatique par calculs biliaires. S’il avait une cause rhumatismale, le froid pourrait toucher le cœur en même temps que le foie, et le souffle que l’on entendrait dépendrait d’une insuffisance mitrale ou tricuspide.

— La séance est levée à cinq heures, et demie.

Le tecrétairt mnuel, Dr J, Rou«ON.

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