DE LA VASELINE
La vaseline, employée depuis plusieurs années en Amérique, en Angleterre et en Allemagne, est peu connue en France, et cependant mérite de l’être. C’est une substance préparée en
L’UNION MÉDICALE Samedi 22 Février 1879
CLINIQUE MÉDICALE
A Monsieur le docteur Rtchelot
Paris, 27 janvier 1879.
Mon très-honoré confrère et cher collègue ,
Voici la copie de ce manuscrit de Trousseau sur la question des gourmes, dont je vous ai parlé, et que j’ai le bonheur d’avoir en ma possession parmi les nombreuses et précieuses notes que mon vénéré et regretté Maître m’a laissées.
La majeure partie de ces notes a été utilisée par lui pour son ouvrage la Clinique médicale de l’ Hôtel-Dieu de Paris. Je regrette, et le public médical regrettera certainement, que cette leçon sur les gourmes ne figure point dans l’œuvre magistrale léguée par Trousseau à la postérité.
Je crois donc faire chose utile en comblant cette lacune. L’Union Médicale sera heureuse, je n’en doute pas, de publier ce travail sorti de la plume de l’éminent professeur; quelque étendue que puisse paraître, pour un journal où la place est mesurée, une aussi longue copie dont je vous livre, aujourd’hui, seulement la première partie, me réservant de vous livrer, quand vous le voudrez, celle relative au traitement*
Vous comprenez, très-honoré confrère, pourquoi je ne vous donne qu’une copie; de cet intéressant manuscrit, car vous m’approuverez de n’avoir pas voulu confier aux mains de l’imprimeur un pareil joyau.
La peine que cela m’aura donnée a été largement compensée par le plaisir que j’ai trouvé à passer ainsi de bonnes heures avee le Maître dont le monde déplore toujours la perte, et de qui je puis dire, en changeant un pronom à la phrase, ce qu’Horace disait à Virgile à propos de la mort de Quintilius :
Multis Me bonis flebilis occidit,
Nulli flebilïor quam mihi.....
Recevez, mon très-honoré confrère et cher collègue, la nouvelle assurance des sentiments respectueux et affectueux de votre tout dévoué.
Dl Léon Blondeau.