‹ L'Union médicaleChapitre 59 sur 176 · LA VASELINE · texte numérisé non relu

LA VASELINE

Monsieur et honoré confrère,

Paris, 21 février 1879.

Sous la rubrique Formulaire, de votre numéro de jeudi 20 courant, vous signalez la vaseline comme produit nouveau peu connu en France, et méritant de l’être mieux.

Je saisis cette occasion pour rappeler que I’Union Médicale a publié, il y a plus de deux ans, le texte d’une communication que j’ai faite le 10 février 1877, à la! Société de médecine de Paris, sur la substitution des hydrocarbures onctueux retirés du pétrole , à l’axonge et à la glycérine comme excipients des matières médicamenteuses.

C’est à la suite de l’Exposition de Philadelphie, où la vaseline figurait dans sa nouveauté, et dont M. le docteur Guichet faisait le compte rendu dans I’Union, que l’idée me vint de l’appliquer à la confection des pommades ophlhalmiques ayant pour base l’oxyde de mercure, dont le contact altère si facilement les corps gras proprement dits.

Comme la vaseline était presque introuvable à Paris à celte époque, j’ai surtout parlé, dans ma communication, de la cosmoline, produit identique sous un autre nom, et que j’avais pu me procurer en grande quantité. Mais il n’en résulte pas moins que j’ai été le promoteur, pour les pommades ophthalmiques, de ce nouvel excipient dont la pratique me démontre chaque jour la supériorité sur l’axonge, et notamment sur la glycérine, que son affinité pour l’eau rend très-irritante pour la muqueuse oculaire.

J’ai la satisfaction de constater que la plupart de mes confrères oculistes se sont empressés d’adopter ma manière de voir.

Veuillez agréer l’assurance de mes sentiments distingués. Dr Camüset.

FORMULAIRE

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