ÉPITHÈME CONTRE LE FURONCLE. — PLANAT
Extrait de fleurs fraîches d’arnica. ... io grammes. Miel blanc . 20 —
Mêlez. — si ce mélange est trop mou, on y ajoute quantité suffisante de lycopode ou de poudre de guimauve pour obtenir une pâte ferme et suffisamment adhésive, qu’on étale sur un morceau de toile cirée ou sur du diachylon, et qu’on applique sur le furoncle. On renouvelle cet éafchème toutes les 2Zi> heures, et on réussit habituellement â faire avorter le furonche, dans respace de 2 ou 3 jours, à quelque période qu’il soit de son évolution. — On prescrit en outre, à l’intérieur, la teinture d’arnica, à la dose de 25 à 30 gouttes, dans une potion à prendre par cuillerées à bouche, de 2 en 2 heures. — N. G.
Par arrêté du ministre de l’agriculture et du commerce, en date du 24 février, M. Wurlz, membre de l’Institut et doyen honoraire de la Faculté de médecine de Paris, a été nommé président du Comité consultatif d’hygiène publique de France.
Récompenses honorifiques. — Sur la proposition du Comité consultatif d’hygiène publique de France, le ministre de l’agriculture et du commerce vient de décerner des récompenses honorifiques aux membres des Conseils d’hygiène et de salubrité qui se sont le plus particulièrement distingués par leurs travaux pendant l’année 1876 :
Médaille d'or : 1. M. Girardin, directeur de l’École des sciences et des lettres de Rouen (Seine-Inférieure); rapport remarquable sur des plaintes formulées contre une fabrique de produits chimiques ; travaux antérieurs très-distingués.
Rappel de médaille d’or : !.. M. Meurein, de Lille, membre du Conseil d’hygiène et inspecteur de salubrité du département du Nord ; nombreux et remarquables rapports sur les établissements insalubres de ce département.
Médailles d'argent : 1. Le docteur Bancel, à Melun, secrétaire du Conseil de Seine-et- Marne ; rapport très-soigné sur la démographie de ce département. — 2. M. Barny, pharmacien à Limoges, secrétaire du Conseil de la Haute- Vienne ; rapport général sur le Conseil de ce département. — 3. M. Boutet, vétérinaire à Chartres, membre du Conseil d’Eure-et- Loir; a pris une part active aux travaux et aux discussions du Conseil. — 4. Le docteur Chartier, à Nantes, médecin des épidémies, professeur à l’École de médecine; rapport intéressant sur l’épidémie de fièvre typhoïde qui a régné dans la prison de Nantes (Loire- Inférieure). — 5. M. Hallez, professeur à la Faculté de médecine de Lille; rapport très-complet sur le système des fosses d’aisances de l’hôpital Sainte-Eugénie à Lille (Nord). — 6. Le docteur Manouvriez fils, de Valenciennes ; rapports très-étendus sur des épidémies de fièvre typh ïde et de variole (Nord). — 7. Le docteur Maurin, de Nice, secrétaire du Conseil ; rapport trèscomplet sur les modifications à apporter au système d’évacuation des fosses d’aisances de la ville de Nice (Alpes-Maritimes). — 8. Le docteur Mauricet (Alphonse) fils, de Vannes (Morbihan); rapports nombreux; part active et dévouée aux travaux du Conseil. — 9. Le docteur Mignot, secrétaire du Conseil dè la Nièvre; rapport sur les eaux minérales de ce département. — 10. Le docteur Riembault, de Saint-Étienne (Loire) ; rapports distingués sur la catastrophe du puits Jabin, sur l’influence d’un égout, sur la mortalité de la population de Saint-Étienne ; travaux antérieurs remarquables sur l’anthracosis des mineurs. — 11. M. Robineaud, pharmacien à Bordeaux (Gironde) ; rapport intéressant sur un dépôt de dynamite. — - 12. M. Soudan, capitaine d’artillerie; rapport très-complet sur les effets de la dynamite (Hérault). — 13. Le docteur Wintrebert, de Lille (Nord) ; rapport intéressant sur l’hôpital Sainte-Eugénie de Lille.
Rappels de médailles d'argent : 1. Le docteur Bouteiller, médecin en chef des épidémies, à Rouen (Seine-Inférieure); rapport sur la résistance comparative des arbustes au voisinage des fabriques de produits chimiques. — 2. M. Dumas, professeur à la Faculté de médecine de Montpellier (Hérault); rapport intéressant sur une fabrique d’engrais. — 3. Le docteur Evrard, de Beauvais (Oise) ; rapports nombreux et intéressants sur une épidémie de fièvre typhoïde, sur l’influence des eaux stagnantes, etc. — 4. M. Lamotte, professeur à l’École de médecine de Clermont-Ferrand, secrétaire du Conseil départemental du Puy-de-Dôme; rapport très-intéressant sur la salubrité de la ville de Clermont. — 5. M. Martin Barbet, pharmacien à Bordeaux (Gironde) ; rapport général sur les travaux du Conseil d’hygiène ; participation active à ces travaux. — 6. M. Métadier, professeur à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Bordeaux (Gironde) ; rapports nombreux (usine d’engrais chimiques, nouveau système pour la calcination des os, etc.). — 7. Le docteur Nivet, professeur à l’École de médecine de Clermont-Ferrand, vice-président du Conseil du Puy-de-Dôme; rapport important sur des papeteries. — 8. Le docteur Pamard (Alfred), d’Avignon (Vaucluse) ; rapport intéressant sur l’hygiène scolaire. — 9. Le docteur Perret (Félix), professeur adjoint à l’École de médecine de Rennes (Ille-et-Vilaine); rapport sur l’aménagement des eaux dans la ville de Rennes. — 10. Le docteur Régnault, professeur à l’École de médecine de Rennes (Ille-et- Vilàine); rapport général sur les épidémies. — 11. M. Verrier, vétérinaire départemental, membre du Conseil central de la Seine-Inférieure; rapport sur la falsification du lait.
Médailles de bronze : 1. M. Barbin Fleury, pharmacien à La Rochelle (Charente-Inférieure); rapport sur les plaintes ayant été faites à propos d’eaux de puits altérées dans le voisinage de l’usine à gaz. — 2. Le docteur Barberet, médecin militaire principal, médecin en chef des salles de l’Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); compte rendu des maladies
régnantes dans la garnison de cette ville. — 3. M. Caverne, pharmacien, secrétaire du Conseil de l’arrondissement d’Avesnes (Nord). — h. M. Delafond, secrétaire du Conseil de l’arrondissement de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). -5. M. Dieuzaide (Achille), de Lectoure (Gers) • rapport sur une épidémie de diphthérie. — 6. Le docteur Duclos, de Méru (Oise) ; examen au microscope de l’eau de l’abreuvoir. — 7. Le docteur Fouquet, de Vannes (Morbihan) ; rapport sur une épidémie de dysenterie. — 8. M. Philippe, vétérinaire, membre du conseil central de la Seine-Inférieure; rapport sur une fonderie de suif en feu et sur une demande d’atelier d’équarrissage. — 9. Le docteur Solier (J.-L.), de Caslelnaudary (Aude); rapport sur l’insalubrité du bassin du canal du Midi.
Faculté de médecine de Montpellier. — M. Grynfelt, agrégé près la Faculté de medecinê de Montpellier, est nommé maître de conférences de médecine opératoire à ladite Faculté, pendant l’année scolaire 1878-79.
Lycée de Toulon. — M. le docteur Lang est nommé médecin adjoint au lycée de Toulon (emploi nouveau).
Lycée de Valenciennes. — M. le docteur Legeal est nommé médecin du lycée de Valenciennes (emploi nouveau).
Société médicale des hôpitaux (3, rue de l’Abbaye, a 3 heures 1 /2 précises). — La Société se réunira le vendredi 28 février 1879.
Ordre du jour : 1° Anévrysme de l’aorte abdominale chez un syphilitique, par M. Vallin, — 2° Anatomie du pemphigtis : M. Cornil, M. Vidal. — 3° Communications diverses.
La désinfection des vêtements militaires en Russie. — Le Technologiste, dirigé avec autant de talent que de compétence par notre collègue, M. Louis Lockert, nous donne à ce sujet quelques détails très-intéressants.
Bien que les deux procédés employés n’offrent rien de nouveau en principe, ils donnent un exemple précis de leurs applications pratiques.
Tous les effets et habillements des troupes russes qui ont fait la campagne de la Turquie d’Europe et de la Turquie d’Asie, ont été désinfectés par les soins d’une commission spéciale du ministère de la guerre.
Le premier mode de désinfection, très-simple et depuis longtemps connu, s’exécutait au moyen du soufre.
Le second, plus économique, était ainsi appliqué :
Sur la voie ferrée sont placés six wagons à marchandises rembourrés de feutre intérieurement, et dont toutes les ouvertures sont hermétiquement closes.
Un tuyau de cuivre amène dans ces wagons la vapeur de la locomotive, et toutes les mesures sont prises (au moyen de soupapes habilement posées) pour que cette vapeur ne s’échappe pas au dehors. Chaque compagnie s’approche des wagons et y place ses vêtements.
A ce moment, on introduit à l’intérieur quatre cartouches désinfectantes (formule Trapp) et quand celles-ci ont fini de brûler, ont fait passer la vapeur pendant h 5 minutes.
Lés wagons restent encore fermés environ 25 minutes, puis en les ouvrant, on retire les habits de cette étuve, où la température s’élevait à plus de 100 degrés centigrades. ( Journal d'hygiène.)
Etat sanitaire de la ville de fi*arls.— Population (recensement de 1876) : 1,988,806 habitants.— Pendant la semaine finissant le 20 février 1879, on a constaté 1,005 décès, savoir:
Variole, 12. — Rougeole, 6. — Scarlatine, 1. — Fièvre typhoïde, 22. — Érysipèle, 3. — Bronchite aiguë, 37. — Pneumonie, 87. — Dysenterie, 2. — Diarrhée cholériforme des enfants, 7. — Angine couenneuse, 11. — Croup, 28. — Affections puerpérales, 8. — Autres affections aiguës, 2û8. — Affections chroniques, Û57. — Affections chirurgicales, 37. — Causes accidentelles, 39.
Le numéro de ce jour contient un Supplément de huit pages.
Le gérant, RiCHELOT.
Paris. — Tyoosranhie Fér.tx Mmitéstb et !>, me des Deux -PiHcs-Saint-Saiivetir, 22.
L’UNION MÉDICALE Samedi 1er Mars 1879
CLINIQUE CHIRURGICALE