‹ L'Union médicaleChapitre 62 sur 176 · ENCORE LE SOMMEIL · texte numérisé non relu

ENCORE LE SOMMEIL

Qu’on veuille bien me pardonner si f y reviens, encore 1 Le sujet d’ailleurs en vaut la peine ; et puis le travail dont je veux rendre compte aujourd’hui me paraît plein d’aperçus larges et nouveaux, et susceptible des plus utiles applications. Je l’extrais de la Revue * scientifique, où il est publié sous la signature de M. Navifle.

Les définitions négatives qui caractérisent le sommeil par la suppression des fonctions de relation et de l’exercice de l’intel(igence sont celles que l’on trouve dans tous les auteurs. Or, ces définitions sont insuffisantes et fausses. Car, pendant le sommeil, les fondions des sens ne sont pas absolument suspendues ; l’èxercice de l’intelligence n’est pas aboli ; enfin, quoi qu’en ait dit Buiïon, pendant le sommeil l’homme ne perd pas le sentiment de son existence. Ce qui distingue réellement le sommeil de la veille, c’est, dit M. Naville, la différence du rapport qui existe entre l’esprit conscient et les sensations, les perceptions, les idées, les sentiments et les voûtions. « Dans l’état de veille, l’esprit est à la fois spectateur et acteur.

Dans l’état de sommeil, il n’est plus que spectateur . Sans faire intervenir ici aucune

théorie métaphysique, on doit constater que tantôt l’esprit use de l’attention pour diriger ses pensées, de l’effort pour diriger ses actes, et que tantôt il se livre à un courant d’idées et

d’impulsions qui se produisent spontanément . Si l’effort de l’esprit baisse, l’affaiblissement

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