‹ L'Union médicaleChapitre 68 sur 176 · TRAITEMENT ANTISEPTIQUE DE LISTER · texte numérisé non relu

TRAITEMENT ANTISEPTIQUE DE LISTER

Résumé de l’expérience personnelle de M. Thomas Smith, chirurgien de l’hôpital Saint-Barthélemy de Londres, pendant trois années de pratique hospitalière (1).

Dans le traitement des fractures compliquées, la méthode m’a donné des résultats tout à fait d’accord avec ceux annoncés par M. Lister. Par son emploi, on est à l’abri de l’inflammation locale et des symptômes généraux, la fièvre en particulier, bien qu’il puisse y avoir une élévation passagère de la température lorsque le pus ne s’écoule pas librement. Lorsque le pansement antiseptique a échoué dans les cas de fractures compliquées, c’est qu’on a négligé quelqu’une des précautions prescrites par M. Lister.

Dans les cinq cas de fracture Compliquée qui furent pansées entièrement par M. Vernon, et dont on a conservé les notes prises jour par jour, les plus hautes températures observées furent les suivantes :

Premier cas. — Fracture compliquée comminutive du tibia; fracture compliquée du péroné,

(1) Suite et fin. — Voir le dernier numéro.

velle charge, la Faculté ne veut pas rester en arrière d’un si bon procédé, et elle ira à Versailles prier le premier médecin d’accepter, à la fin de l’acte, un dîner.

Ainsi fut fait.

Le dîner eut lieu dans une des salles des Écoles supérieures; les convives étaient nombreux ; on y voyait : Préaux, Lémery, Finot, Reneaume, Herment , Falconet, Adam, Bertrand, De Jussieu, Le Thieullier, De l’Épine, Bailli, Vernage, Bourdelin, Maloet, Hunauld, Baron fils :

Totum convivium, nobili hilaritate conspersum, omnium colloquio conditum, fovendis Faculiatem suavi inter et Archiatrum, mutuar, concordiæ nodibus impensum est.

La carte à payer au pourvoyeur Couterot jeta un peu d’ombre sur ce splendide tableau : elle se montait à 613 1. 18 s., sans compter le vin, qui occasionna une dépense de lx 3 1. là s. On buvait bien, rue de la Bûcherie...

1757. Jean-François-Clément Morand dédie sa thèse à Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine. Le prince était représenté par un tableau d’un grand prix, fixé dans le lieu le plus éminent des Écoles. Un officier, envoyé par le roi, assista pendant tout le temps de la dispute : An ex heroibus heroes? Le répondant était Guillaume Fumée, médecin du prince de Conty.

On pourrait multiplier ces exemples ; mais les précédents suffisent pour montrer quelle importance nos pères attachaient aux questions qui étaient défendues dans leur École, et quel éclat avaient, dans l’ancienne Université, les épreuves publiques que l’on y soutenait. La soutenance des thèses était une des causes qui entretenaient l’émulation et qui donnaient du relief à la « Fille aînée des rois de France. »

V. — Aussi, les candidats caressés par la fortune, et qui pouvaient consacrer à leur thèse une dépense relativement considérable, sé donnaient-ils le luxe de thesls historiées, c’est-à-

eausée par un ballot pesant 100 kilogr., et tombant d’une hauteur de 70 pieds sur le membre. Le soir de l’accident, la température s’éleva à 38*,1 ; mais, dans la suite, elle n’atteignit jamais 37', 7.

Deuxième cas. *— Fracture compliquée comminutive du tibia et du péroné; issue de l’os; un peu d’emphysème. La plus haute température, observée le troisième jour, était de 37°, à.

Troisième cas. — Fracture compliquée comminutive du tibia et du péroné, causée par la chute d’une pierre de 2,000 kilogr. sur la jambe. Parties molles très-contusionnées ; extravasation sanguine considérable dans les couches profondes. Le second jour, la température s’éleva à 37*, 7.

Quatrième cas. — Fracture compliquée des deux os de la jambe. La plus haute température, observée le second jour, était de 38°, 1.

Cinquième cas. — Fracture compliquée de l’extrémité supérieure de l’humérus. Ouverture de l’articulation. Le second joui*, la température atteignit 37°, 5.

Tous ces cas se terminèrent par la guérison, et, dans chacun d’eux, il y eut une absence complète d’inflammation locale et de douleur; quant à la fièvre, les températures précédentes montrent qu’il n’y en eut pas davantage. Trois de ces cas étaient des plus graves, et le troisième cas était compliqué de lésions considérables des parties molles et d’une grande effusion de sang parmi les muscles. Dans ce cas, pendant la convalescence, nous observâmes, nous parut-il, l’organisation d’un caillot sanguin sous le pansement, fait dont la possibilité a été admise par M. Lister, qui du reste l’a décrit. Nous avons certainement vu le caillot qui remplissait la plaie devenir vasculaire, c’est-à-dire qu’il saignait lorsqu’on le touchait avec une sonde; et nous l’observâmes jusqu’à ce qqe, finalement, il disparût dans la cicatrice générale comme tissu nouveau.

D’après moi, on ne peut mettre en doute le très-grand avantage du traitement antiseptique appliqué aux fractures compliquées, et parce qu’il diminue considérablement les dangers qui menacent les cas ainsi traités, et parce qu’il nous permet de sauver beaucoup de membres qui, en l’absence du pansement antiseptique, seraient, ou plutôt devraient être soumis à l’amputation primitive.

M. Lister considère que son traitement a opéré un changement radical dans la marche ordinaire des abcès chroniques. Parmi d’autres avantages, on prétend que le malade est à l’abri de la fièvre inflammatoire, comme conséquence immédiate de la mise en œuvre du pansement antiseptique, et de la fièvre hectique à une période plus éloignée.

dire rehaussées de gravures d’un prix plus ou moius important, représentant soit les armes, soit les images des personnages auxquels l’acte était dédié, soit, enfm, quelque emblème approprié à ces heureux de la terre.

En feuilletant nos collections, je vois des thèses dédiées à :

Henri de Lorraine, évêque et comte de Verdun ;

Henri IV, roi de France et dé Navarre;

Anne de Levy, duc de Ventadour ;

Henry de Gondy, vicaire général de l’évêque de Paris Charles de Neufville, baron d’Alincourt ;

Jacques Davy du Perron, cardinal, évêque de Sens ;

Charles de Lorraine, duc de Guise, prince de Joinville;

Etienne Mingre, évêque de Grasse, grand aumônier de la reine Marguèrite ;

Léonor d’Orléans, prince de Longueville, duc de Fronsac ;

Gaston d’Orléans, frère du roi ;

Henri, cardinal de Retz ;

Louis de Rohan, évêque de Nantes ;

Henri de Bourbon, évêque de Metz ;

François de Bassompière, maréchal de France;

Duc de Richelieu ;

Louis XIII ;

Chamillard, alors maître des requêtes.

Philbert Guibert, l’auteur, peut-être inspiré par Guy Patin, du Médecin charitable, dédie sa

D’après ma propre expérience, je suis tout à fait disposé à reconnaître que, en général, cette opinion est vraie, et M. Kernpe, qui, pendant son séjour à l’hôpitaldes Enfants en qualité d’interne, a traité pour moi beaucoup d’abcès volumineux' par la méthode antiseptique, en a conclu : « La quantité de’ suppuration était, mininie et le pus> de bonne nature; il n’y eut pas de décomposition. La fièvre fut réduijte à presque rien (le thermomètre restant à 37°, 2 ou 87^,7), efe môme à, rien dans quelques cas. Le pansement antiseptique permit de laisser les parties en repos pendant un temps beaucoup plus considérable que les procédés ordinaires. Dans aucun cas il n’y eut de pyohémie ou de phlegmon diffus à la suite. »

Un des plus grânds bienfaits conférés à la chirurgie par la niéthode antlseptiqü'e me semble être que, grâce à elle, nous pouvons entreprèndre et rbener â bien dés; opérations qui, autant que je puis en juger, auraient été entièrement contre-indiquées par les autres modes de traitement. Le cas suivant en est un exéVnple. fi M. A..., femme mapée, jigée de 31 ans.,..)f|jtiadn](i^

Saint-Barthélemy le 24 juûièt 1876. Elle était d'une bonne santé,, apparente '.et rapportait les accidents qu’elle présentait actuellement à une chu,te' dàiis laquelle elle s’était blessée au genou, quatre ans auparavant.

Depuis cette époque, elle avait toujours remarqué une tuméfaction au niveau de la tête du tibia, juste au-dessous de l’articulation du genou. Cette grosseur avait augmenté progressivement jusqu’au moment de ‘l’eptree dans mon seçvjpe.vnù e|le avait le volume d’une Orange. Ç’etuit certai.nerrieht urie tnmenr née'de l^nté^êur du tibia et ayant élargi l’os au-dessus d’ejle; une pression forte sur c.elte tqmeur la faisait céder, en produisant un bruit de craquement s^jpgue q qejqi du par- ' chemin. . * ’ , ‘ i. i:r "

Il n’y. avait ni engorgeaient ganglionnaire ni douleur^ inais l^mailade accusajt une grande faiblesse dans le genou.

Le 27 juillet, par déférence pour les opinions de sir Jarnés ,?agét, Qn f]i hne ten- j tative pour conserver le membre par l’ablation de la tumeur ; dn pratiqua l’ischémie au moyen de là bande d’Esmarch, on réséqua la paroi aqlérieure de i’Qs/et.Qp.fjj, . révidement de la tumeur. L^a substance hepellç-cj avait, yqe, coppistance molle èl une couleur rouge jaunâtre; son ablation laissa après, elle une cavité àpafqjs lisses, creusée dans l’os, et pouvant contenir une orange; elle s’étendait dans l’épaisseur du tibia depuis je cartilage artiQulaire jusqu’à 4 pouces ,aq-dessQus (l)r (1) L’examen microscopique montra qu’il s’agissait d’une tumeur myéloïde*

thèse à lienri de Mesœes, ^président au .Parlement, avec les, armes de ce dernier* admirable*: mepl gravées par Firens, et protégées par la Justice et la Prudence.

François Blondel met son œuvre sous la protection de Henri, d’Qrléans,duc .de LongueyiH^. et fait graver les armes du prince tenues par deux aigles, et comme enveloppées d’un manteau d’hermine.

Gabriel de Brioude (29 nov. 1640) fait passer à la postérité la, charmante, figure de Mademoiselle, dans un encadrement soutenu par les Àraoij$,. ét ^ardp,.p.^!.pa.p{i5 hi la'.'$'Stice.

Claude Seguin (8 janv. 1643) confie au. graveur Mellan le soin de reproduire l’écusson armorié de Claude Gallard, conseiller au Parlement, que la Paix, Mars.gÇla, Justice '^emblent prendre sous leur égide. . . ,

Georges Arbaud (25 février 4p$8) ïa,it représenter sur sa thé^e ppe séance du Parlement, où siège aye^jéçlat.ebhpppeui’ ^tjcbei ^rj’.us, coniseÜjer, . , . ' .

Gaston, 'düc'd’brléàhsl'onçïé.de liQjujsk^IV, 'fait $$ bopneurVdé'ja t'b^se dejAutpirie Morand (16 mars 1645), qui nous donne ùn beau portrait du prince en unlforrpe , de, maréchal de France.

Un grand personnage de l’époque (1647), Nicolas de Baillqjll.,, au parlement, a dû

être la cause d’une notable dépense pour Guy Patin, eap ce dernier à yqpj.ù que SQfj Mécène soit représenté sur la thèse à laquelle il préside, gravé avec art dans un encadrement d’excellent goût.

Le fameux graveur Nanteuil consacre son beau talent à nous donner les .(rails ctechamillard, alors maître des requêtes (1664), et qui plus tard, deyçnu de' bouts XJV, devait

s’illustrer par... son talent au jeu de billard.

Une grande dame, JeanW-Pélagle dé Rieux, marquise d’A^aëràOj 'àèéëpte la'tlêdfeaëè de la

La cavité osseuse fut vigoureusement lavée suvec» une Solution d’acide phéniq ue (1 pour 10), puis remplie de charpie imbibée de la même solution. L’opération fut pratiquée avec les précautions antiseptiques, et le traitement cobséculif fut poursuivi par M. Vernon d’après la même méthode.

La malade n’éprouva aucun accident, soit local, soit général, de cette opération. Elle quitta l’hôpital au bout de onze semaines, pour retourner chez elle à la campagne, où son médecin ordinaire, M. Rundle, continua le traitement.

Six mois après je vis le membre; les dimensions; de lq cavité avaient beaùcoup diminué; l’opérée était tout à fait bien, et on lui:. conseilla de marcher sur la jambe malade. ■ ■

Un an après (février 1878), M. Rundle m’écrivit : « La cavité s’est rétractée au point de n’avoir plus que les dimensions d’une grosse aveline. Il y a une formation considérable d’os nouveau vers la tête du tibia. Les mouvements du genou sont parfaits ; la malade peut marcher et danser sans douleur ni gêne d’aucune sorte. » En juillet 1878, la malade déclarait qu’elle était tout à fait bien, qu’èllé pouvait parcourir plusieurs milles sans éprouver do fatigue, et qu’elle : vaquait à sës ocèüpatiOns aussi bien qu’à toute autre époque de sd Vie. La eavité n’est pas éftèôrè remplie an ras de là peau, ni entièrement guérie, niais c’est rhoins que rien '.

Je n’ài pas übe éipërlëbce^ sùfdsante de la méthode appliquée1 au:?. amputations ou résections, pour me permettre d’ei^riiÉèr’ $$$*8

ôbservStiôh. -

Beaucoup de kystes ont été guéris par le drainage pratiqué d’après cette méthode ; et entre autres un kyste volumineux situé profondément dans le creux poplité et un kyste palmaire profond; dans les deux cas, les patients guériront en conservant parfaitement les mouvements des tendons envahis par le mal.

On n’a lié que six grosses artères dans la continuité, d’après la méthode antiseptique, et dans chaque cas pour anévrysme poplité. Tq|is les . sujets guçriperit; ^aps aucun accident général, sans signe d’inflamrqaliori ou d’irritation au siège de la ljga.turevel avçç très-peu- de suppuration de la plaie. ,

Il n’est pas déplacé de rapporter ici un fait que j’ai observé, et qui est relatif à l’absorption de l’acide phénique par la surface des plaies ou la cavité des abcès : c’est la grande susceptibilité des-enfants à l’influence toxique de cette substance:

A l’hôpital Saint-Barthélemy, un seul malade a présenté des symptômes d’eip-

tliëse de Michel Marès (17 déc. 1665), La noble marquise, heureusement, ne comprend rien à Cés propositibns écrites en latin, ayant pour titre : Ah nvulien uterp parenti Xixiariç'! Et elle laisse son blason, gravé par Humbelot, s'étale? majestueux gn.têtq de là di;>serfatiQrj, Enfin, pour ne pas surcharger cette nomenclature * Jean Poisson surpasse tou^ ses devanciers par le luxe dont il entoure sa thèse cardinale du § maré 1682. C’est Louis XIV lui-inêifie qui est mis en scène par un magnifique portrait, gravé sur cuivre par Coffln, pt ayant ces dimensions: 52 centim. sur 43. Au bas, dn lit : OffebebàT iiomillimus subditus . Joanijes Poisson, B. M. Le texte même de la thèse est gravé sqr cuivre, et compiè;ndyè''dàna feshlis d’un manteau semé dè fleurs de lis. tfôus ' ra'ppeJa)iVqÙié,')yànte'ull' <jemahijé'3O0 livres pQur graver le portrait de Fagon, nous croyons être bien près de la vérité en disant que la fantaisie du bachelier Jeap Poisson n’a pas dû lui coûter mQins dp trois* ou . quatre fois cette somme.

VL — Au reste, les thèses n’étaient pas toujours marquées au coin dé là science pitre; nos pères étaient très-friands de propositions bizarres, capables d’exercer l’érudition des-ëlèves et des maîtres, et cachant' dans leurs flancs de nombreux points de litige. Lé choix du sùjet était aussi, généralement, suscité par quelque circonstance médicale du moment, par quelque point dè doctrine ou de pratique qui occupait lës esprits. iv

On reste stupéfait devant ces questions quodlibétaires où cardinales:qui ont été débattues dans les Écoles de la rue de la Bûcherie.

1546 Vénus engendre-t-elle et expulse-t-elle les maladies-? (Ôüi.)

1574 Y a-t-il quelque chose de divin dans la peste et la maladie vénérienne? (Oui.)

1577 Le vin convient-il aussi bien aux gens sains qu’aux gens malades? (Oüh)

1587 Le poissen est-il plus' salutaire aux fébricitants que les autres chairs? (Oui.)

poisonnement par l’acide phénique ; c’est celui auquel on a fait allusion plus haut et qui est mort à la suite du traitement d’une affection de la hanche.

Parmi les enfants du Great Ormond Street Hospital, il y eut beaucoup de cas dans lesquels l’urine donna la preuve de l’absorption de l’acide phénique. M. Kempe, interne à l’hôpital des Enfants, rapporte que : a Dans beaucoup de eas, l’urine avait une teinte d’un vert olive foncé, non pas au moment de son émission, mais après avoir reposé quelque temps dans un verre. Dans quelques cas, ce changement n’eut lieu qu’au bout de quarante-huit heures. »

Il y a un inconvient d’un caractère plus sérieux, qui peut survenir après le pansement antiseptique, et que je ne puis passer sous silence; je veux parler, delà possibilité d’une hémorrrhagie secondaire ayant lieu sous lès couches nombreuses de la gaze, et n’attirant l’attention que lorsqu’il s’est écoulé une quantité considé^ rable de sang. :

J’ai eu l’occasion d’observer deux fois cet accident : la première, après l’ablation d’une tumeur du sein, dans ma pratique privée ; l’hémorrhagie eut lieu quarantehuit heures après l’opération; l’autre, après une désarticulation du genou chez un enfant ; l’hémorrhagie survint au treizième jour, alors que la plaie était cicatrisée et que le patient était, eomme nous le pensions, en convalescence. Dans ce dernier cas, l’enfant était presque mort quand on s’aperçut de la perte de sang ; et, dans, le premier cas, l'hémorrhagie fut assez considérable.

Chevalier, et plus récemment celui du docteur Pelletan, le Précis de technique microscopique prendra rang parmi les manuels du meilleur aloi, ceux que l’on veut réellement avoir sous la main, et sans que la concision y soit au détriment du nécessaire.

On remarquera le sous-titre que M. Duval a donné à son Précis, celui d'introduction pratique a L’anatomie générale; c’est, en effet, à ce but élevé et véritablement scientifique que nous conduit l’auteur, et c’est en ce sens que l’ouvrage nous est présenté dans une intéressante introduction de M. le professeur Gh. Robin, où l’on trouve magistralement tracées les règles de l’observation au microscope, ainsi que les applications de l’anatomie générale et sa place parmi les sciences biologiques.

Le Précis se divise en trois parties, comprenant : 1° l’étude du microscope, des appareils annexes, et leur maniement; 2° l’exposé des manipulations histologiques; et 3° quelques exemples de technique appliquée (étude du mésentère de la grenouille, anatomie microscopique des centres nerveux, coupes d’embryons). Un ouvrage de ce genre n’est pas susceptible d’être analysé sous forme de citations. Il est à peine besoin de dire que. rien n’y manque parmi les perfectionnements les plus récents apportés à la technique microscopique, autant pour les accessoires du microscope (polarisateurs, microspectroscopes, appareils pour la numération des globules) que pour les réactifs employés à la préparation et à la conservation des pièces. Toutes ces démonstrations sont complétées par de nombreuses figures intercalées dans le texte. Si donc nous reconnaissons au livre de M. Duval tous les avantages d’un manuel, ce n’est pas, il s’en faut, qu’on puisse l’envisager comme un ouvrage élémentaire.

Quant aux qualités de style et de description, on retrouvera là cette clarté parfaite qui distingue les écrits de l’auteur, et dont il a donné nombre de preuves récentes, notamment dans l’article Système nerveux du Nouveau Dictionnaire de médecin e et, de chirurgie pratiques. Remercions donc M. Duval d’avoir quitté un instant les sujets ordinaires de ses études pour se restreindre à un exposé de notions matérielles, de détails de pratique, qu’il n’a pas jugés indignes de lui, et que sa compétence bien connue le désignait pour mettre à la portée du püblic médical. Lcbanski.

ACADEMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance du 11 mars 1879. — Présidence de M. Richet.

CORRESPONDANCE OFFICIELLE

M. le ministre de l’instruction publique' transmet Tampliation d’un décret par lequel est approuvée l’élection de M. Gustave Lagneau, dans la section d’hygiène , en remplacement de M. Vernois, décédé.

Sur l’invitation de M. le Président, M. Lagneau prend place parmi ses collègues.

M. le ministre de l’agriculthre et du commercé transmet le rapport de M. lé médecin- inspecteur des eaux minérales de Silvanès et de Prugnes pour l’année l878. (Com. des eaux minérales.) ,

La correspondance non officielle comprend :

1° Un pli cacheté déposé par M. Eugène Crouzal, externe à la Clinique d’accouchement. (Accepté;)

2° Un rapport de M. le docteur Cavaillon, de Carpentras, sur les maladies épidémiques, qui ont régné dans l’arrondissement de Carpentras pendant l’année 1878. (Com. des épidémies.)

3° Une note de M. Achille Brachet, relative à l’emploi de la lumière électrique.

ù* Un travail manuscrit de M. A. Fabre, sur le daltonisme, destiné au concours pour le prix Barbier. .

M. Hillairet présente, au nom de M. le docteur Paul Fabre (de Commentry)' : 1* Une brochure intitulée : De l'influence du travail souterrain sur la santé des mineurs ; — 2° une

note sur l’extraction d’un calcul développé dans la cavité buccale.

M. Hérard présente un volume en espagnol. Sur la dipkthirit, par M. le docteur Vidal Solarès.

M. Poggiale, au nom d’une commission dont il fait partie avec MM. Bussy èt Chatin, fait un rapport officiel sur une série de demandes adressées à l’Académie par M. le procureur de la République de Reims, au sujet du sirop de chloral, dit de Foley. ! 1

Première westim 1 1$ sirop de, chloral dé , Fo|py , est-il considéré comme une préparation, vénéneuse soumise aux prescriptions de l’ordonnance du 29 octobre 1840 en ce qui concerne la vente de ce médicament?

Peuxième question: Un flncon de ce médicament,' administré en quelques heures, peut-il causer la mort?

Réponse : Il résulte des faits observés t. ■

i° Qu’un flacon de sirop, de chloral contenant environ 9 grammes de chloral peut donner lieu à des accidents graves, et même mprtels, en supposant qu’il soit administré en quelques heures; '■ !i ?/i ’ '

2° Que le pirop de chloral ne doit pas être soumis aux prescriptions de l'ordonnance du 29 octobre 4846 sur les substances vénéneuses.

Troisième question : Le sirop de Foley doit-il être considéré comme un remède secrët doiit la vente est légalement interdite par l'article 36 de la loi du 21 germinal 'an' XI ?

" Réponse : Suivant' lé haute jûWsprudèncé de là Gour; de cassüiion , il faut entetidre' par' remède seoret Iputë préparation1 qui h’est ‘pas inscrite au Codex ou qui p’a paâ été comjioséé: par ùn pliarmaeien sùr rotdiérinahcè’ d’yh thédècin, potir un cas particulier, ou enfin n’a pas; été' spécialement àtitbriséé tiât }ë goUvèrnemeht.

La fdrmule du sirop de chloral dë'Fblëy^n’étant pî iriscrite àü "Coâek ni autpriséë par le. ■g'ôuvëfhëtrieM, cette piëpàrâtiori doit être* tonsid^éè "cbuinëë 'ù'n remèâ^Spér^t a'd pomldè vue légal. La vérité libre d'Oit'éri1 èt'té ihtè'rdite, cohfprmëniept à iy'ïpi tfe'^minaVet' à l’arM

caSRfltinn. ; -

gereux, un pharmacien peut-il le déli¬

ée flai Gôuë 1 dé cassation. ' 1

• (judtriïfriè \qhêstion : Si ! ce sirop eâf un rénièd'e : ci vrer sans ordonnance d’un médecin ? 1

Réponse : ’Lq girbp de chiffrai' de .Fofeÿ ne doit' pas èjffe pâjiv'ré. sans, pr^onnancc <lf ua médecin, 3. fl9jd 9Dqp}à«moo bs eup h finl 1) aoogibni

Cinquième ÿifçfiion : Si ce remède a été soumis à l’Académie de médecine approuvé pat, elle et insère ^Bulletin de cette Compagnie savante, peut-il être vendu librement?

Béponse : La formule du sirop de chloral de Foley n’a pas été approuvée par l’Académie de médecine; mais, en iupposanVqffeirë^à :rëçüf ,’6ette; approbation ét qu’élle fût insérée dans notre Bulletin, ce médicament ne pourrait être- vendu librement par les pharmaciens sans une prescription médicale. 3 ,u: ;t . . 3û 3!M30A Ces réponses sont succepy^mçnt mises aux vo^Lpt adoptées,

M. le docteur Cusco soumet à l’Aéàâëifflè ftsr!fr>Mfeeii d’un instrument dioptrique, où sont réalisées, les .principales conditions dp l’accommodation ded’ceil, au moyèn de lentilles dont le pouvoir., réfringent;, peut;, être modifié à volonté. Cet instrument est spécialement destiné à l’étude de de faculté d’accommodation. ■ M

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion sur la septicémie. rMi HJtftYiEHXjdjJ :qu’il‘'ue!’.ë’oKcupera que déilahseptldéttiîê 'luérpéralèP Sïfîva'nF'îui, céttft5 septicémie serait à peu près exclusivement d’origine interne, et les proto-organismes- connus1*1' vibrions, bactéries, bâtonnets, corps mouvants, seraient impuîssantsiàd’oxpliqueiv î

p?stePr». ®sà*à ”les

aliments; etc:', toiité’ accouchée, où qu’elle soit, d’où qu’elle viënne, devrait être uhfii PI'OiO

lëê^wiflÙ 'mot;1 âvêciéS^dOMffiô’ns' lëS :iplùs propices à‘’nnvasioh des éiémphts'fi^ûrës. Ainsi, le territoire ^ envahir et- Déririèofii qui le mëhacë ;sont:patitoüt'lé's mêm'ë’s.' Et pourtant il! est. telle. localité où le chiffre. des victimes est annuellement ’énordê, telle éutrë’o'ù cës désastres sont depuis longues années à peu près complètement inconnus.

Il est, en province, de nombreuses communes où, malgré les conditions physiques et moral® Les plus 'détavorsb tes ) poué. les nbuyeflès' âcëôuMiéès, l'âècoüchèment est cliôs'é Simple, naturelle, exempt d’acéidents grèves; où-lés suites heuretiseS’ sont lé régie et la ‘septicémie puerpérale la très-grande exception. - - ! ‘ , ui'bp M-.iaUiThua ^

^,1^iépif^fiU^,Worpéra)es ont atteint des proportions si tefribles, rquLne sau q a pratique de là ville, comparée à la pratique hospitalière, ne fournit qu’une tr&H faible mortalité, même dans les quartiers les plus misérables?

iffltyrçnll M- Hervieux, que les.vihrions qui, .dans la . théorie îQHté #xi$lep<?e et, par conséquent, celle de la femme on couches, dans tous les temps et dans tous \im, m vtWMmt, réellement à la compromet^, oq à W

détruire que dans certains temps et danss certains lieux. D’où,il ^ui.t..cpi^,pp .qui ,

la règle est, en réalité, l’exception. Mais alors, si l’action des éléments figurés est si faible, si. restreinte, qu’elle dit besoin, pour s’exercer, d’uqe, population spéciale, de localités ^pépi^les, de périodes de temps spéciales; en un mot, d’un ensemble de conditions ttès-particuli$res,;1ne se pourrait-il pas que les bactéries, qui, ne font défaut nulle part, n’eussent rien à voir du tout dans la production de la septicémie puerpérale, et que ce rôle appartînt en propre à cet agent inconnu que nous appelions autrefois miasme, et dont la constitution physique U éckappé jusqu’à ce jour à nos investigations les plus savantes? Suivant M. Bervieux, il n’y, q là ni une question de doses, comme le prétendent les partisans de la théorie des germes, pi une, question de Wtoin, ni une question dé conditions plus ou moins misérables de la population qui: hante les services d’accouchements, ni une question de température ou de météorologie.

Railleurs, la septicémie puerpérale peut atteindre ; 4° les feraRie^enqeiutes,;. ?0 les nouyeaunés; 3° le personnel des services d’accouchements : élèves sages-femmes, surveillantes, médecins eux-mêmes. M. Bervieux affirme avoir été trois fois atteint d’arthrite rhumatismale aiguë, dans son service de la Maternité, pendant les épidémies de fièvre puerpérale si meurtrières, qui ont sévi dans cet établissement çlel36tàl86A. ta dernière, qui a eu liçu ép jLfj6/j,; l’a retenu six mois au lit. Depuis lors, il n’a jamais éprouvé aucune iptfpife^aljpn rhumatismale. U attribue la cessation complète des accidents à l’amélioration survenue à dater de ce moment dans l’état sanitaire de la Maternité.

Pas plus que les élèves sages-femmes, pas plus que les surveillantes, il ne croit avoir favorisé par une effraction quelconque l’importation dans son organisme des vibrions et des bactérie^ et il incline fortement à penser que je miasjpq, puerpéral $a, ji-içn,, dê cpmmun âypc ces êtres microscopiques.

Mf Bunieux termine son discours par lep conclusions euivfintes| : , .

lp .Qontraimment aux proto-organismes qui sont répandus partout, daps la nature, et qui paraissent en somme bien .inoffensifs, puisque nous vivons ati ipilieo d’eux sans en; être, incommodés, le, miasme puerpéral ne se plaît, neprospèreet n’exérpe guère son action qpe dans, certaines localités très-circonscrites. ,

,2* Tandis que les prqtororgaoismes auraient besoin, suivant les partisans de la théorie, des germes, d’une solution de continuité pour s’introduire dans l’économie, le miasme puerpéral ne connaît aucune barrière épithéliale. Il atteint la femme encein.te, le nouveau-né et même le fœtus tout aussi bien que la femme en couches. Il a même le pouvoir de sévir sur des sujets placés en dehors de l’état puerpéral.

Il J. aurait dopq.de; grandes, chapoes pour que le- miasme générateur de la septicémie, puerpérale ne fût point un. vibrion. Ce serait, en tout cas, un vibrion d’une nquveljè espéfié dont les caractères, la nature et la, constitution physiques auraient ,4^ jre, • déterminées,} mais, faut-il l’avouer, j’ai une peur jerriblq, une peur dont je ne puis me' défendre ef' que l’Académie comprendra, c’est celle de mourir avant qu’on ait découvert ce vibrjou^à* , ».

M. Pasteür demande à présenter quelques observations :àu sujet de l’exposition si intéressanté ët si remplie de faits i que- vient de' faire M. Bervleuxd i8 m • isui

D’abôfd, relativement à ce que l’on appelle êtdf sanitàite, êMt' épidémique, M; Pà&teur né croit’pàshees états, il né croit pas à l’existence ■ des milieux infedtés, en dehors'de la pius ou moins^grande abondance des gérmesi ‘ Cette' idée dui; a été suggérée par les • résultats ide ses recherches sur la maladie dès vers à soie m'fèbrine que l’on cdnsidérait 1 partout gavant lui, comme étàùt sous ta dépendance d’un état infectieux on épidémique existant dans les pàÿs”6ù :régnait cette maladie, Aù moment où HJ. Pasteur commença ses recherches,, e’eettàr» dire en 1865; la pébrane 'séviissait depuisidix^sept ans dans lés départements»' du.. Midi, prince paiement' dans le département du Gard; où se fait eu grand l’éducàtion des ■vers àisoie.-Q’est là qu’il établit son champ d’observation, et que, au bout de deuxoans,q il > démontra iqûMl était facile de faire disparaître la maladie prétendue énid.émlqUë ep ayant spin (le bien chpipir la graine, de rejeter celle sur laquelle le microscope révélait l’existence du parasite et de n’admettre à l’incubation que la graine exempte de tout germe morbide. C’est ainsi que, grâce à la sélection de la graine et au soin qtrè l’on a' pris tPM ter 'la contagion parasitaire, la pébrine a fini par disparaître complètement de nos provinces méridionales, et particulièrement du département du Gard, qui a été le premier à bénéficier de la 'découverte dfe M; Pasteur.

M. Pasteur ne crojt dçpq pçp qu’il y ait un état sanitaire, pryofécteu* proprement dit; tout est sain ou infecté, smvanrlqjÿ selon qu’if y a‘ absence ou abppdaqPê .âè germes se répandant soit par l’air, soit par l’intermécliâire des hommes ou des animaux inféctés.

En ce : qui- concerne la fièvre puerpérale, M, Pasteur croit être; sur la trace . de la découverte du protomrganisme qui engendre cette maladie. Il croit l’avoir observé d’abord dans le pus d’un abQès chez une jeune fille atteinte d’angioleucite dans le service de M. Alphonse Guérin, puis dans te pus d’un abdôs de la joue d’un cheval, enfin dans le pus d’abcès multiples euro

venus à la suite de couches chez une femme de 40 ans, du service de M. Vulpian à l’hôpital de la Pitié. Ce microzoaire se présenterait sous la forme de globules réunis les uns aux autres par séries de deux, quatre et six, ayant chacun, en moyenne, un diamètre de deux millièmes de millimètre.

Pour tâcher de faire comprendre l’influence des milieux, souvent si étrange et si difficile à expliquer, M. Pasteur cite le fait suivant, qu’il a observé dans ses expériences de culture du proto-organisme dont il vient de faire la découverte dans la maladie propre aux oiseaux de basse-cour, et désignée sous le nom de choléra des ■poules . Ce proto-organisme se cultive surtout dans le bouillon de poulet; or, si Ton essaye de le cultiver dans le bouillon de levûre de bière, qui constitue un liquide de culture si excellent pour la bactéridie charbonneuse, il est impossible de réussir ; le microbe du choléra des poules ne se multiplie pas dans le bouillon de levûre de bière. Maintenant, si vous prenez quelques gouttes de ce liquide limpide et que vous les transportiez dans un autre liquide de culture, il semble d’abord que vous avez obtenu une culture nouvelle; mais bientôt, au bout de vingt-quatre heures, on ne trouve plus rien.

Voilà, dit M. Pasteur, voilà des faits qui doivent nous rendre très-circonspects, et qui montrent combien il y a encore de choses obscures dans le nouveau champ de recherches ouvert à l’étude des maladies infectieuses! Il y a des proto-organismes qui se nuisent les uns aux autres. Si l’on sème en même temps, dans un milieu de culture, des germes de bactéridie charbonneuse et des germes du microbe du choléra des poules, on obtient d’abord un résultat; puis, si l’on veut reproduire le phénomène avec le même liquide de culture, on ne réussit plus.

Il y a donc, dans l’étude de ces phénomènes, des obscurités profondes. Mais il ne faut pas s’armer de ces faits négatifs pour attaquer la doctrine des germes et proclamer sa déchéance. Il faut, au contraire, avoir pour cette théorie un très-grand respect. M. Pasteur, pour ainsi dire malgré lui, a été poussé vers les applications à la médecine et à la chirurgie des résultats de ses travaux antérieurs. Il en est arrivé à se poser cette question, la seule qu’il ail vraiment à cœur de résoudre, la question de savoir si l’on peut arriver à démontrer que telle ou telle maladie infectieuse ou contagieuse relève uniquement de la présence d’un protoorganisme. Ses recherches sur le charbon lui ont montré que cette maladie était produite par la présence de la bactéridie découverte en 1850 par M. Davaine, et cette démonstration a été faite grâce à l’application de la méthode de culture que M. Pasteur emploie depuis 1857, et qui lui sert à obtenir l’organisme microscopique à l’état de pureté, seul moyen d’arriver à des résultats certains.

On prend une gouttelette infiniment petite de sang charbonneux, et on la sème dans le liquide de culture constitué par le bouillon de levûre de bière ; on reprend une gouttelette de ce liquide et on la sème dans un nouveau milieu, et ainsi de suite; on peut ainsi multiplier en quelque sorte à l’nfini, pendant des annéès, ces milieux de culture, à l’aide de cette gouttelette unique de sang charbonneux prise à l’origine, et avoir toujours un liquide dont l’inoculation à certains animaux, tels que le mouton ou le cochon d’Inde, reproduit chez ces animaux la maladie charbonneuse. Si l’on filtre ce liquide sur un filtre de plâtre, on n’obtient rien par l’inoculation de la partie liquide qui a traversé le filtre ; mais si l’on inocule les éléments figurés restés sur le filtre, on produit tous les accidents de la maladie charbonneuse.

Il en est de même du choléra des poules et peut-être de la septicémie puerpérale. Voilà donc deux maladies, infectieuses au premier chef, dans lesquelles la théorie des germes reçoit une démonstration éclatante. Pourquoi n’en serait-il pas de même des autres? Mais il faut du temps, de nombreuses et patientes recherches pour arriver à dissiper les obscurités d’un sujet dont l’étude commence à peine. Encore une fois, loin de condamner, à priori , la doctrine des germes, il faut avoir pour elle un profond respect et ne pas arguer contre elle de phénomènes qu’elle n’a pu encore expliquer.

•— La séance est levée à cinq heures un quart.

FORMULAIRE

Mixture contre l’acné rosacea. — Ernest Besnier,

Soufre sublimé et lavé . 20 grammes.

Alcool camphré. ............. 20 —

Mêlez. — On plonge un pinceau dans ce mélange, et on le promène chaque soir sur la face, dans le cas a acné rosacea. L’alcool se volatilise et abandonne sur la peau une couche de camphre et ae soufre, qui se détache le matin au moyen d’un simple lavage. — Pour combattre la couperose, le docteur Ernest Besnier recommande encore le traitement suivant : avec

des aiguilles tranchantes on pratique, à plusieurs reprises, de très-fines scarifications destinées à oblitérer une partie des vaisseaux variqueux qui se remarquent dans l’épaisseur de la peau. Ces scarifications multiples sont peu douloureuses et ne laissent après elles aucune cicatrice.

Éphémérides Médicales. — 13 Mars 1806.

Sous le titre de Phénomène, la Gazette de santé publie l’observation faite sur un nommé Pannard, âgé de 38 ans, demeurant à Paris, rue du Petit-Bac, n° 22, portant tout autour du cou un bourrelet de plus de 3 pouces de saillie et d’épaisseur, formant une espèce de fraise à la Henri, d’ou sortait une tête très-maigre, et une espèce de tablier hottentot , couvrant les parties sexuelles. — A. Ch.

COURRIER

La Société médicale d'émulation de Paris ayant cessé d’exister, les membres correspondants ou les Sociétés savantes qui n’auraient point reçu ses derniers Bulletins sont priés de demander à M. le docteur Lereboullet, 37, rue de Lille, à Paris, un bon qui leur permettra de faire retirer ces Bulletins à la librairie J. -B. Baillière et fils.

ÉCOLE PRÉPARATOIRE DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE RENNES. — Un COnCOUrS pOUl*

l’emploi de chef des travaux anatomiques s’ouvrira le 1er juin 1879 à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Rennes.

Le registre d’inscription sera clos un mois avant l’ouverture dudit concours.

— M. Marty (Joseph-Emile), docteur en médecine, né à Fontenay-le-Comte (Vendée) le 6 juin 1862, est institué suppléant des chaires de médecine à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Rennes, pour une période de six années.

ÉCOLE PRÉPARATOIRE DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE TOULOUSE. — M. TOUSSaint

(Jean-Joseph-Henri), né le 30 avril 1847, à Rouvres (Vosges), docteur ès sciences, est délégué dans les fonctions de chargé de cours de physiologie à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Toulouse, en remplacement de M. Joly, admis à la retraite sur sa demande.

— M. André (Grégoire), docteur en médecine, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 8 février 1844, est institué chef de clinique médicale à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Toulouse, en remplacement de M. Caubet, appelé à d’autres fonctions.

École pratique des hautes études. — M. Chamberland (Charles-Edouard), agrégé préparateur à l’École normale supérieure, attaché en cette qualité au laboratoire de chimie physiologique de l’École pratique des hautes études (section des sciences physico-chimiques), est chargé des fonctions de sous-directeur dudit laboratoire, en remplacement de M. Joubert, démissionnaire.

M. Roux (Pierre-Paul-Emile), aide de laboratoire à l’Hôtel-Dieu, est chargé des fonctions d’aide préparateur au laboratoire de chimie physiologique à l’École pratique des hautes études (section des sciences physico-chimiques), en remplacement de M. Boutroux, appelé 4 d’autres fonctions.

ÉCOLE DE PLEIN EXERCICE DE MÉDECINE DE MARSEILLE. — M. ROUSSet, professeur de

matière médicale à l’École de plein exercice de médecine et de pharmacie de Marseille, est transléré, sur sa demande, dans la chaire de chimie médicale de ladite École, en remplacement de M. Fabre, admis, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la retraite.

— M. Caillol de Poney, suppléant à l’École de plein exercice de médecine et de pharmacie de Marseille, est nommé professeur de matière médicale à ladite École, en remplacement de M. Roussel, appelé à d’autres fonctions.

Hommage a Brown-Sequard. — Les créoles de l’ile Maurice résidant à Paris ont tenu à honneur de rendre un solennel hommage à leur illustre compatriote Brown-Sequard. Le gouvernement français a récemment confié à ce savant, au Collège de France, la chaire de physiologie expérimentale, que la mort de notre regretté Claude Bernard avait laissée vacante. Les Mauriciens ont fêté cette nomination en donnant, samedi soir, au Grand-Hôtel, au nombre d une centaine, un dîner à Brown-Sequard.

Au champagne, ou a porté des toasts, un peu à la mode anglaise, car notre ancienne île de

L*UN10N •MfiDldMjfc.

'tfràtoee, le pays de hui et Vifgiiile, est passée feouS la domination britannique depuis i8i&

Ou a hh'l' la reine Ÿictdrta’ à la Prince et au ■ président de la République," et ee. toast à soulevé tous , léè applaudissements; <ffl l*Hé TViauHce eSt -restée- fi*âtiçaiisê dé Itingne, dè mœurs, dè sentiment.

Puis ori a porté là santé de Brown-Sequard et raconté les humbles commencements eHes incessantes découvertes flë ce sàvtiht de. génie. M. Désiré LaVerdan, Un des présidents de la réunion, s’est si bien acquitté de son toast que M. Brown-Sequard, tout ému, n’a trouvé pour lu i: ré poudre que des paroles entrecoupées de larmes. ;

Uii'MduriclèU galant à porté à son tour la santé des. dames, malheureusement absentes, et rappelé avec esprit que Louis-Philippe, én donnant à l’un de ses préfets une audience; de départ] lui avait' recommandé' d’être toujours au mieux, dans le département qu’il allait régir, avec les personnes portant la robe: les prêtres, les magistrats, lei> femmes, Surtout -les femmes.

Souscription pour élever un MONDMè#r,7A ‘UlaUde Bernard. — Dans la séance du 22 lévrier dernier, la Société ttë biologie a reçu les souscriptions suivantes pour le monument de Claude Bernard :

Médecins civils et militaires de l’empire russè : 5,963 ir. 55. ; ,

*>[) D.éjé te Société physiologique , de Londres et rinsUtut physiologiqué de Eérlin avaient envoyé des souscriptions importantes. . '

Le Président de la Société de biologie, M. Paul Bert, a ^occasion aeJ ces souscriptions, a rappelé,' dans uné improvisation tnès»émum /combien. sont grands les témoignages d’admiration ét dë i*ésp8ct rendu» par les savants étrangers à notre savant physiologiste Claude Bernard. De tels hommages, a-t-il ajouté, honorent notre patrie,.;©! font grande la reconnaissance que nous devons aux savants de tous dès pays qui, après avoir partagé notre deuil, viennent se jbindte gépéreusement à nous p^ur. la consécration d’un pieux souvenir. ,,n ; . ; . ,,

■ Dans la même séance la Société ,a i;ççu: les souscriptions ...adressées. au journar:;l^.^RO&^

médical : 677 fr., et la souscription de M. le professeur Gosseiih : 1ÔÔ fr. ,

La souscription s’élève à ce jour à la somme de 25,000 fr. environ.

La pleuro-pneumonie du bétail. — On sait que plusieurs cas de pleuro-pneumonie ayant été constatés dans des cargaisons de bjétaü; débarqué récemment à Liverpool, le conseil privé d’Angleterre a interdit toute importation dans; les, îles britanniques de bétail sur pied venant du Canada et des Etats-Unis. Il paraît que cette interdiction cause un vif mécôntenlenqent aux. Etats-Unis, principalement parmi les fermiers du Nord-Ouest.

La nouvelle mesure aura’ sans doute pbür effet dè fetarder où d'entravet" le progrès *£Tan trafic qui se développait sur une grande échelle et en vue duquel des steamers avaient été spécialement aménagés. Cépéndant ïèé SfiimàùX àe TAto&iiJüé dii f'Jb'rd pôùPfbù't,' cbrùüié paHe pasfeéfêtte' expédiés vivants s’ils, sont débarqués dans des pçrts désignés «mL^voù il aura été pris des dispositions pour leur, réception et pour,, leur,. abatage au bout,. d'un délai de six jours.

■ Dépttor.i’ et Liverpool viennent d’établir des parcs de quarantaine pour se conformer àu^ prescriptions de la nouvelle loi sur les épizooties. U est intéressant de rappeler,' que les importations de bétail- sur , pied*,, monopolisées, par la Mersey çt^la clyde, prirent. jdés le début une allure régulière.

.Pepdant l’année 1877, le total des besUaùx, moutons et porcs ;e^pé4ié§!'^és.'.iËtâ^-Ùnls et du Canada dans les ports de Liverpool, Glasgow, Bristol, Soùthampton, Londres -, et IIull? atteignit A3, 392 ; en 1878, il s’est élevé à 188,609, soit un accroissement pour l’année dèrrtièfé aè 135,208. tlivdf*p00l seul a importé, en 1878, 52,876 bêtes à cornes* 15,516 porcs ht 56,78ft hibutùnS.

Etat sanitaire de la ville de Paris.— Population (recensement de 1876) : 1,988,806 habitants.»* Pendant la semaine flnissaht le 6 naaw 1879, on a constaté ,1,Q6P décès*; savoir :

Variole, 3. — Rougeole, 19. — Scarlatine, 1. — Fièvre typhoïde, 29. — Érysipèle*- 8- .**■ Bronchite, aiguë, 59. — Pneumonie, 71. — Dysenterie, 2. — Diarrhée cholériforme des enfants, 3. — Angine cbuéppeüsè, '3t2, — Ctopp, 93. — Affections' püe^ëfàltes, 7. - Allires affections aigues. 291. — Affections Chroniques, A48. — Affections chirUfeicaies, UUi CetUôés accidentelles, '20. , ' ■

L? gérant, Richelqt.

Paris. — Typographie féhx Majütbstb et G»; rue des Deux-Portes-Salnt-Sàuvéur, 24.

L’UNION MÉDICALE Samedi 15 Mars 1879

CLINIQUE MÉDICALE

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