NE SOIRÉE A L’OBSERVATOIRE
J’ai raconté ici même, le 28 janvier dernier, « Une visite à l’Observatoire », que les lecteurs ont certainement oubliée. Tant d’événements, et de si graves, se sont précipités depuis cette époque, pourtant rapprochée, que le souvenir ne saurait se conserver de choses d’aussi mince intérêt. Si je me permets de le rappeler, e’eât que j’ai à m’accuser d’üne inexactitude, et que je dois remettre les faits sous leur vrai jour. le m’étais trouvé à robsèrvatoire avec une quarantaine de personnes; nous avions parcouru ensemble l’établissement au hasard, ne voyant que des vitrines fermées, dès instruments immobiles, des employés muets. J’avais exprimé mon étonnement de ce que l’on abandonnait ainsi à lui même, au milieu d’objets nouveaux pour lui, le bon public que l’on avait invité, et qui aurait été si reconnaissant du moindre mot d’explication. Eh bien, voilà où j’ai commis une inexactitude et où je suis tombé dans un malentendu, maintenant dissipé. On n’avait point « invité» le public; ce n’étaient pas des lettres d’ « invitation » qui avaient été distribuées ; c’étaient de simples « permissions de visiter les salles », et, par conséquent, le public, — dont j’étais, — n’aVait rien à réclamer, puisqu’on lui donnait tout ce qu’on lui avait promis.
C’est donc une affaire réglée. Si j’ajoutais que cette amende honorable me coûte beaucoup, je ne dirais pas la vérité. J’avais pris soin de n’accuser personne, et tout en regrettant, — avec quelque vivacité, je ne dis pas non, mais sans aucune malveillance, on me rendra cette justice, — tout en regrettant que les choses se fussent passées ainsi, je cherchais de bonne foi à dégager les responsabilités, et j’émettais pour l’avenir un voeu bien modeste.