‹ L'Union médicaleChapitre 95 sur 176 · L.-H. Petit · texte numérisé non relu

L.-H. Petit

Sous-bibliothécaire à la Faculté da médecine.

Société de médecine de Paris. — Séance du samedi 12 avril 1879 (local de la Société de chirurgie), rue de l’Abbaye, à 3 heures 1/2 très-précises.

Ordre du jour : 2° L’état nerveux et le traitement moral , par M. Gillebert Dhercourt père - 2° Du pansement des plaies â l’aide de l’alcool et des teintures alcooliques considérés comme antiseptiques, par M, Boinet. — 3° Communications diverses.

MEMENTO BIBLIOGRAPHIQUE

CONSÉQUENCES CLINIQUES DE LA DÉSHYDRATATION DO SANG, par M. Paul BERDINEL, ancien interne des hôpitaux de Paris. Paris, Asselin , 1879 ; in*i8.

Lorsque, sous l’influence d’une affection ou d’une médication quelconque, l’organisme perd une grande quantité d’eau, le sérum du sang diminue en proportion, et pour réparer ses pertes, il emprunte aux divers appareils une partie de leur eau de composition. D’où comme conséquence, la production de la soif et la sécheresse de la peau, des muqueuses, et des séreuses. Celte dernière se dénote par un bruit de frottement complètement indépendant de tout processus inflammatoire.

Lorsqu’il existe des, épanchements morbides dans les cavités de l’organisme, la déperdition de l’eau de composition du sang, ou des tissus par l’intermédiaire du sang, causée par les pertes séreuses, a pour conséquence la résorption de ces épanchements. Les pertes séreuses peuvent d’ailleurs être provoquées par une affection intercurrente ou par une médication appropriée. Dans ce dernier cas, M. Berdinel recommande, d’après les faits qu’il a observés : 1* De n’user des , spoliations artificielles que lorsqu’on veut agir , sur de grands épanchements, et que le malade n'est pas dans un état général mauvais ; 2* de n’employer cette médication que contre les épanchements séreüx, c’est-à-dire non inflammatoires, qu’ils aient ce caractère dès le principe ou qu’ils soient devenus tels par l’évolution de la maladie ; 3* de s’opposer dans la mesure du possible à ce que les malades soumis à ce traitement satisfassent leur soif; 4° de doser exactement les liquides excrétés, afin de se rendre compte de l’effet de la médication.

Le phénomène peut s’exercer d’une manière inverse; ainsi un épanchement considérable dans la plèvre et le péritoine enlève le sérum du sang et s’accompagne d’une diminution correspondante des sécrétions normales; diminution qui se traduit par la sécheresse de la peau et des muqueuses et par la rareté de l’urine ; si l’on traite le malade par la diète sèche, ce régime a pour conséquence la résorption plus du moins rapide de l’épanchement, le sang lui reprenant le sérum qu’il a perdu et qu’il ne peut retrouver ailleurs.

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