CONCLUSION GÉNÉBALE DE CE LIVRE
clusions ; contentons-nous de hâter par nos vœui la venue du jour où la philosophie naturelle sera délivrée de ces puissances imaginaires et mystérieuses.
Nous allons actuellement examiner les phénomènes électriques et chercher quels arguments ils fournissent à Tappui de notre système.
tincts : à l'état de tension, elle se manifeste par des attractions et des répulsions exercées sur les corps légers; à l'état de courant électrique, elle se reconnaît facilement par la déviation qu'elle fait subir à une aiguille aimantée. L'électricité de tension devient courant électrique toutes les fois qu'il se produit une décharge entre des corps électrisés; cette déchaîne peut se faire silencieusement à travers un conducteur; d'ait très foiSy au contraire, elle est explosive lorsque, par exemple, elle éclate violemment dans l'air en s'accompagnant d'une production de chaleur et de lumière. Les faits que nous venons de rappeler sommairement sont connus de tous, et, pour être clairs, il nous a fallu employer les expressions communément reçues. Ces expressions impliquent certaines idées systématiques, car, & mesure que les physiciens découvraient de nombreux phénomènes, ils imaginaient, pour les représenter, des dénominations fondées sur les analogies qui leur paraissaient les plus évidentes. 11 serait donc nécessaire d'examiner la valeur de ces termes, afin de reconnaître si nous devons continuer aies employer; cependant, pour faciliter l'intelligence du sujet, nous continuerons à parler le langage habituel des électriciens, mais nous prévenons le lecteur que parfois les mots employés paraîtront contredire nos idées.
Des phénomènes de tension qui cependant furent les premiers découverts, il est difficile de tirer des notions exactes sur la nature de la force électrique; mais leur importance est telle, que nous devons leur accorder la première place dans notri* résumé des faits principaux de l'électncilé, nous réservant de donner plus tard leur explication.
La force électrique se manifeste toujours sous deux modalités égales et opposées, nommées l'une positive^ l'autre négative^ parce que, toutes les fois qu'elles se développent,