CONCLUSIONS GÉNÉRALES DE CE LIVRE
Dans cette étude des phénomènes lumineux, notre but a été de rui rechercher en quoi consiste cette force qui non-seulement, par p'**»'*»'*^l'intermédiaire de l'œil, nous met en relation avec le monde exté-
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Impci'fi ction restante.
rieur, mais encore viTifie la nature par son influence thermique et la modifie sans cesse par ses propriétés chimiques. Les faits nous ont appris que cette triple action de la lumière se réduisait à des modes de mouvemejit d'une certaine substance; puis pénétrant plus ayant dans la question, nous avons reconnu que ce mouvement était une vibration analogue à celle des milieux élastiques. Alors s'est présentée la question de savoir si ces vibrations sont transmises par la matière pesante elle-même ; mais cette hypothèse ayant été reconnue inadmissible, nous sommes arrivé à admettre l'existence d^un milieu impondérable répandu dans tout l'univers, imprégnant tous les corps et servant à la transmission des radiations lumineuses calorifiques et chimiques.
Cette vaste théorie présente encore quelques points incomplètement examinés. Ainsi les relations dès mouvements de la matière pesante avec ceux de l'éther ont été entrevus bien plutôt que nettement déterminés et encore moins démontrés. Mais, si nous réfléchissons aux difficultés sans nombre dont il a fallu se rendre maître pour résoudre le problème du mouvement des corps célestes, problème très-simple relativement à la question présente, nous reconnaîtrons que c'est chose difficile de trouver par le calcul la loi des phénomènes fournis par l'observation de la nature. La mécanique céleste a ses perturbations et ses incertitudes, la mécanique moléculaire a aussi les siennes; elles sont même plus nombreuses. Nous citerons, par exemple, les phénomènes de la dispersion chromatique , la position variable des axes optiques dans les cristaux suivant la longueur des ondes et les doutes que l'on peut avoir sur la direction du mouvement des molécules par rapport au rayent Or, malgré les perturbations constatées dans
' Voyez Lamé, p. 329. D'après Fresnel, los vibrations s'accompliraient à la'^urface de Tonde suivant des courbes ellipsoïdales et non suivant des courbes sphériques, ce qui revient à dire qu'elles seraient parallèles à la projection dû rayon lumineux eur l'onde plane tangente i la surface, et non perpendiculaire ou rayon, comme le veut la théorie de Lamé. Dans les deux hypothèses, la forme de l'onde est la même, et les rayons sont polarisés à angle droit ; aussi l'expérience n'est d'aucun secours pour décider entre elles. Cauchy, dont les formules sont plus générales que celles de Lamé, est arrivé à une conclusion conforme à celle de Fresnel. Un autre point est encore incertain : les vibrations, dans les rayons p<ilnri ses, sont-elles perpendiculaires ou parallèles au plan de polarisation ? Quinke regarde In seconde proposition comme démontrée, mais la plupart des autres physiciens sont d'un avis contraire.