‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 106 sur 162 · IDÉE GÉNÉBALE DE U FORCE ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

IDÉE GÉNÉBALE DE U FORCE ÉLECTRIQUE

ce sujet serait prématurée actuellement, nous la renvoyons à un chapitre suivant. Reste le second cas, celui des corps électriques placés dans le vide absolu ; malheureusement ici les résultats fournis par l'observation sont loin d'être concluants. Cependant tout s'accorde à prouver que dans le vide absolu l'électricité de tension ne passe pas, et que la présence de la matière pondérable est indispensable. Cela est admis maintenant par tous les physiciens. En effet nous n'avons encore aucun fait qui prouve ce passage dans le vide absolu ou planétaire, et nous connaissons certains phénomènes qui sont en faveur de l'absence de transm^sion par ce vide. Nous reviendrons sur ce point important.

Les métaux sont électrisables par le frottement, mais les effets Paiiicuianié de la force électrique ne se manifestent que lorsqu'ils sont isolés, autrement cette force se perd dans le sol. De plus, c'est en opérant sur (les masses métalliques que Ton peut observer les phénomènes d'induction les plus nets et les mieux caractérisés. Un conducteur isolé étant placé à une distance convenable d'une source électrique, aussitôt l'extrémité la plus voisine de la source s'électrise contrairement, et l'extrémité opposée semblablement au corps inducteur, de telle sorte que la distribulion de la force électrique semble se faire d'une manière continue sur toute la surface induite, c'est-àdire que Ton n'observe point cette succession de tranches à signes alternativement contraires, dont on constate l'existence dans les corps isolants.

On a prétendu que la force inductrice se propageai! en lignes courbesS car ses effets ont été observés sur certaines parties de corps tellement disposés qu'il était impossible de concevoir une action rectiligne; et on rappelait, à ce propos, que les émanalions lumineuses des corps électriques affectent des directions curvilignes. Mais on confondait ainsi la ligne géométrique, qui repré sente la valeur d'une certaine intensité dans la distribution élec. trique autour d'un corps, avec la ligne de propagation de la force elle-même ; or, tandis que celle-ci est essentiellement droite, l'autre peut être courbe.

Les théories imaginées par les physiciens et adoptées par les géomètres dans le but de représenter les pliénon»ènes électriques

Iiuluc'ion curviligne

* Faraday. [Note du traducteur.)

SECCHI. — FORCES PHTSIOUFS. — «" FDÎTIOK.

force cx|)antifc

sont bien connues, mais elles ne sont que des hypothèses et n'expriment que des lois primitives qui peuvent subsister avec un . grand nombre de causes différentes ; aussi ne nous apprennentelles rien sur la cause directe et véritable de ces phénomènes. Lois Rappelons brièvement ces lois. *

éîccuique. ^** La force électrique agit en raison inverse du carré de la distance.

2*^ Elle ne peut se manifester en l'absence de la matière pesante, les expériences récentes de Grove et de Gassiot, faites au milieu (^i vide obtenu par procédé chimique, ont prouvé que dans un espace privé de matière pesante, la décharge électrique directe ne passe pas. Il n'a pas encore été possible de décider si une action inductrice pure et simple et transmissible à travers le vide; car les expériences faites sous le récipient de la machine pneumatique ne sont nullement concluantes.

Eiio esi uue ^° ^'^^ sc range parmi les forces expansives. Arrivée à un cer* tain degré d^intensité, elle sépare de la substance électrisée des parcelles en quantité appréciable à la balance, et les met en vibration calorique et lumineuse. Tel est le cas de la décharge disruptive ou par étincelle. 11 est établi d'une façon indubitable que l'étincelle consiste dans une volatilisation et une combustion de parcelles détachées des corps entre lesquelles elle éclate ; en effet, l'analyse spectrale de l'étincelle fournil un spectre composé entièrement des raies lumineuses caractérisant les métaux transmettant la décharge. La diffusion lumineuse des solides ne diffère pas au fond de celle qu'on observe lorsque l'électricité se décharge à travers un fluide ; ainsi l'eau est rapidement dispersée et diffusée par la décharge électrique.

Krrct^ Les traits de feu que l'on tire des métaux électrisés, les aigrettes

brillantes qui apparaissent quelquefois à leur surface, ne sont pas les seuls effets lumineux de l'électricité; de toutes les substances isolantes frottées ou frappées dans l'obscurité au milieu d'ur.e atmosphère suffisamment sèche, on peut faire jaillir une étincelle; quelques-unes émettent de vives lueurs lorsqu'on les brise (sucre, soufre, chlorure de calcium, etc.). Ces lueurs ont certainement une origine électrique, elles sont produites par l'agitation moléculaire dans les points soumis à l'action mécanique. On les a

iiiiiiiiciix.

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