‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 136 sur 162 · SUITE DES THÉORIES ELECTHO-STATIQUES · texte numérisé non relu

SUITE DES THÉORIES ELECTHO-STATIQUES

fois, mais seulement lorsque les corps en présence sont conducteurs et inégaux : alors il y a déplacement d*éther, changement d'action qui donne lieu à l'attraction (Plana). Négligeons cette circonstance particulière pour le moment.

Dans le cas général, comme chacun Jes deux corps tend à modifier Téther de l'espace et que cette action se trouve doublée dans rînlcrvalle qui les sépare, il est clair que pour établir une distribution unilorme les deux sphères devront s'éloigner ou, comme on dit, se repousser.

A cet éloignement contribuera Faction des parties extérieures M et N ; car l'éther étant condensé à la superficie des sphères fait effort pour se répandre dans les couches éloignées.

2" Quand les deux corps en présence sont électrisés, l'un positi- f, corps vement, l'autre négativement, les conditions d'équilibre exigent, **««^^«s^ par une raison contraire, leur rapprochement. De cette façon seu- sens opposé, lement se trouveront compensées les différences de pression qui sont de signe contraire, non-seulement dans l'intervalle des deux sphères, mais aussi dans tout l'espace environnant; car l'influence par excès de M s'étend au delà de Net réciproquement. Donc l'équilibre ne pourra s'établir que si les deux corps se rapprochent d'un même point autant que possible.

5* Dans l'hypothèse de deux corps négatifs, il est nécessaire 3* Cas des d'examiner l'action du milieu étendu entre eux et au delà d'eux. n4oi*^^-'* Les sphères étant électrisées en moins, dans l'intervalle AB, il y a une véritable raréfaction ; or, de cette raréfaction ne peut résulter ici, comme dans un fluide ordinaire, un effet d'aspiration chassant les corps l'un contre l'autre, car le milieu, en raison de son pouvoir isolant, ne permet pas à l'éther d'affluer des points éloignés et d'agir par voie de communication directe. Ainsi le milieu qui sépare les deux sphères, éprouvant à ce moment une raréfaction, est incapable de fournir la quantité nécessaire au rétablissement de l'équilibre des deux corps. Par contre, dans les parties opposées M et N, se trouvent les conditions du second cas, c'est à-dire l'action de l'espace relativement positif qui agit pour écarter les deux sphères l*une de l'autre. Je dis relativement positif, car les objets environnants et l'espace lui-même à l'état naturel jouent le rôle d'un corps positif mis en présence d'un autrd

négatif et mobile. Ainsi réloignemcnt réciproque de deux sphères éleclrisées en moins s'explique sans qu'il soil nécessaire d'admettre une vraie force répulsive dans la matière. Corps Ën(in un quatrième cas se présente, celui d'un corps naturel

c^ecirisc! placé OU regard d'u ne source électrique; mais on retombe alors dans un des cas précédents, car nous avons reconnu, en éludianl l'induction, que, dans ces conditions, tout corps mobile neulre, avant d'être attiré, est par influence électrisé contrairement à l'inducteur.

Les attractions et les répulsions s'exercent aussi dans le vide, mais nous ignorons d'abord comment elles sont alors modiliées quant à leur degré d'intensité; ensuite jusqu'à quelle limite le vide lui-même est isolant et empêche la décharge. 11 semble que les phénomènes d'induction et, en général, tous ceux d'origine électrique, se manifestent d'autant plus facilement que la résistance du milieu est moindre. Par exemple, les substances gazeuses, qui dans leur état ordinaire sont isolantes lorsqu'elles sont raréfiées, deviennent conductrices, mais en même temps elles donnent lieu à des décharges lumineuses. 11 reste encore beaucoup à savoir sur ces phénomènes, et, sans nul doute, les résultats fournis |)ar leur étude approfondie jetteront une grande lumière sur nos idées théori(|ues. Disons cependant que, d'après les expériences de M. Gaugain, Tinduction no se fait pas seulement par Tair, muii que l'élher y joue un certain rôle, puisque la densité de l'air étant réduite à y^, la force d'induction ne change pas.

Nous remarquerons enfin que l'induction a des limites trèsdéfinies : si la tension devient excessive l'induction ne subsiste que comme une phase indivisible qui dispose au rétablissement violent de l'équilibre par la décharge. Cela arrive lorsque la tension surpasse les limites d'élasticité du milieu : alors l'induction est comme la première phase d'une vague qui forme le princip du courant. Nous allons étudier cette nouvelle série de phénomènes électriques.

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