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DES ATTRACTIONS ET RÉPULSIONS ÉLECTRO-DYNAMIQUES

Ampère s'occupe tout d'abord de savoir si les couranis moléculaires des aimants se créent de toutes pièces dans les substances magnétiques, pendant l'aimantation, ou bien si la cause qui ai* mante ne fait que déterminer une circulation de courants préexistant dans les métaux à Tétat naturel ^

11 se décide en faveur de la dernière opinion, à cause de plusieurs raisons et en particulier de cette considération que l'aimantation ne saurait changer la température du morceau de fer qui l'éprouve, d*où il résulte que les circuits magnétiques ne peuvent être constitués autrement que par les circulations intérieures qui, dans tous les corps, accompagnent l'existence de la chaleur. L'expérience a prouvé qu'une série d'aimantations et des aimantations échauffent les barres, ce qui prouve que la chaleur n'est pas étrangère à ces mouvements moléculaires. Mais cette chaleur est hors de proportion avec la température absolue du corps magnétique. Elle est simplement un effet d'induction. Il faut ici distinguer les groupes moléculaires des simples molécules, parce que le vrai magnétisme polaire est propre seulement aux substances solides; et bien qu'une certaine forme de magnétisme ait été découverte dans quelques liquides et dans un petit nom* bre de gaz, une polarité permanente n'y a été jamais démontrée, et les effets obtenus paraissent dépendre plutôt d'une propriété contraire, le diamagnétisme, dont nous allons parler un peu plus loin, que du véritable magnétisme propre aux masses de fer. Un fait certain, c'est que les substances magnétiques par excellence perdent, autant qu'on peut le reconnaître par les moyens ordi* naires, leur vertu par la fusion. Matteucci Ta démontré en expé* rimentant sur le fer ; d'où Ton croit que la quaUté magnétique résulte surtout de l'état d'agrégation des molécules constitutives du solide.

L'hypothèse d'Ampère assimilant les propriétés des aimants à celles des courants, les premières seront expliquées dès que nous aurons trouvé une interprétation satisfaisante des secondes. Or, pour faire comprendre les phénomènes électro-dynamiques, il suffit de donner In raison physique de la formule établie par Ampère,

Liaison du magnétisme

avec l'eut molécnlairo .

* Ibiil., p. 181.

4oi DE L'ELECTRICITE.

car elle renierme en principe tous les cas imaginables : de sorte qu'ayant trouvé le principe physique sur lequel repose cette forroule, l'intelligence de tous les autres faits deviendra facile. Cest là, du reste, le grand avantage du calcul : il réduit les observalions les plus complexes à quelques faits élémentaires fort simples ; de telle sorte que ceux-ci une fois expliqués, les autres le sont du même coup, car ils découlent des premiers comme autant de corollaires nécessaires.

Force» ampé- La formule en question suppose deux forces existant dans les circuits électro-dynamiques, savoir : 1° une action en raison inverse du carré de la distance agissant tantôt comme attraction, tantôt comme répulsion suivant le sens des courants ; S"* une Tonction de la direction du mouvement du courant, qui fournit une résultante facile à déterminer d'après les règles de la composition des forces statiques ordinaires.

Les considérations tirées des mouvements qui peuvent avoir lieu dans un fluide conduisent facilement à donner la raison de ces deux éléments; toutefois Ampère, afin de rendre les principes sur les(|uels il fondait son analyse indépendante de toute idée théorique, aima mieux les regarder comme données expérimentales. Quant à nous, nous devons suivre une marche différente, et arriver par la théorie à démontrer les faits fondamentaux admis par Ampère^

Analogie avec Faisous remarquer tout d'abord que, même dans les fluides ordiuaitcs. Ordinaires, il se produit fréquemment des mouvements d'éloignément et de rapprochement qui nous sembleraient des attractions et des répulsions véritables si le milieu dans lesquels ils se développent échappait à nos sens. En général, la mécanique des liquides n'est pas différente de celle des solides en la regardant par rapport à leurs molécules individuelles : les chocs de celles-ci doivent être sujets aux mêmes lois de statique que le choc des corps de forme invariable : ainsi donc il doit avoir lieu une variation de diiection pour les rencontres qui s'effectuent d^une manière ou de l'autre. C'est en conséquence de ce principe que nous voyons des veines de directions opposée qui viennent à

* AiiipÀrc, Hcctteil, etc., p. 215.

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