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DES ATTRACTIOKS ET RÉPULSIONS ÉLECTRO-DYNAMIQUES

de Tétlier extérieur. Mais la peimanence de cette force est mise en

pleine lumière par une remarquable découverte de Faraday, Modinoations

la déviation du plan de polarisation d'un rayon transmis paMoptique.

par les substances diaphanes lorsqu'elles sont placées entre les

pôles des aimants ; le plan tourne dans le sens des courants ampé-

riens que l'on pourrait concevoir dans la substance diaphane, si

elle était un morceau de fer doux.

Nous étudierons plus loin les diverses particularités de ce phé* nomène; ici nous en déduirons seulement que dans les milieux répandus autour des aimants l'éther est profondément modifié, et que le mouvement circulaire imaginé par Ampère dans les aimants est fort probable. Jusqu'à présent les déviations du plan de polarisation n'ont pu être obtenues que dans les milieux pondérables, de telle sorte que nous ne pouvons rien en déduire relativement aux changements qui peuvent avoir lieu dans le vide ; mais M. de la Rive vient de démontrer que ces effets sont proportionnels à la densité des masses employées, d'où résulte que dans les corps d'une faible densité les effets peuvent ne pas être sensibles. Toutefois, considérant les analogies du vide et des diaphanes, on est porté à croire que les mêmes mouvements existent aussi dans le vide. Les mouvements circulaires dont la lumière nous révèle l'existence au sein des isolants sont du genre de ceux que depuis longtemps on sait produire avec les conducteurs soumis à Faction des courants et des aimants : par exemple, la rotation du mercure et des liquides répandus à sa surface.

il y a plusieurs circonstances essentielles à considérer dans Deficription réther qui environne un aimant ou le conducteur du courant. moaificaUon.

1^ Lorsque le courant envahit un conducteur, il se forme autour du filet central, parallèlement à sa direction, un véritable flux, à peu près comme nous voyons le long des rives d'un fleuve se développer des remous sur une étendue déterminée ; ou bien encore une circulation s'établit suivant des orbites infiniment petites, toutes les fois que ce mouvement n'est pas rendu impossible par la difficulté que Téther rencontre à se mouvoir dans Tintérieur dQ certaines substances. Dans ce dernier cas la communication du mouve- Mouvemenis ment doit être comparée à celle qui détermine la résonnance delà colonne gazeuse renfermée dans un tube sur Torifice duquel on di-

rige normalement, un courant d'air; en effet, les molécules aériennes tournent alors suivant des courbes fermées, dont Tarnplilude égale celle de Toscillation des mêmes molécules à Tintérieur de Tonde sonore, c'eât-à-dire une fraction très-pelite de la longueur d'onde. Evidemment l'un des deux mouvements se produit de préférence à l'autre, selon la nature du corps : ainsi aux conducteurs convient le premier genre de mouvement, aux isolants et au vide le second.

Si on cherche quelle sera la résultante des actions d'un espace ainsi modifié par les petits tourbillons, on pourra recourir au principe établi par Ampère pour les aimants : c'est-à-dire que pour une surface à une distance donnée, la résultante est comparable à celle que produirait un mouvement général, en courants finis. Pour ce qui regarde cette résultante finale des aclions à distance, on pourra donc faire abstraction des tourbillons élémentaires et considérer le milieu comme parcouru par un courant indéfini. Nous en verrons bientôt l'application. Diinmntion 2° Outre le mouvement orbitaire qui prend naissance dans le pression, milieu, il faut aussi considérer la diminution de pression que produit autour du fil la vitesse du courant, comme nous l'avons reconnu en parlant de l'induction. Par conséquent, lorsqu'il s*agit d'expliquer les actions électro-dynamiques, on doit combiner les actions rotatoires avec cette seconde force, considération qui avait échappé à Ampère.

3^ Il est nécessaire de ne pas perdre de vue le point fondamental suivant : ce que nous nommons courant n'est réellement qu'une succession de molécules qui s'avancent comme autant de projectiles animés d'une vitesse commune ; il en résulte que les règles de la composition des forces de projection se doivent appliquer en réalité à chacun des éléments en particulier et non à cet ensemble idéal que nous nommons courant. Cette réflexion extrêmement simple nous apprend que les résultantes de ces mouvements se trouveront d'après les règles ordinaires de la composition des forces statiques, et nous comprenons comment Ampère a pu poser en principe fondamental que les éléments infiniment petits de courant (autrement dit les molécules dont nous parlions tout à l'heure) agissent les uns sur les autres conformément aux principes

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de la composition des forces. Pour en déduire la composition des courants angulaires, et leur tendance au parallélisme, il suffit de supposer que les divers éléments ou les molécules qui les composent sont capables de rotation; car, sans cette rotation, l'explication complète de la tendance au parallélisme est impossible.

Concluons don3 que la vitesse d'un courant étant considérable, la pression latérale ne demeure pas la même dans tous les sens ; d'oii résulte la production de mouvements à distance et d'un mouvement tourbillonnaire dans le milieu ambiant. Ce tourbillon prend naissance de la manière suivante : le filet central ayant une vitesse relative plus grande que les couches voisines, chaque molécule se trouve par là soumise à l'action d'un couple, elle prend un mouvement de rotation et se trouve entraînée dans le milieu où règne la plus grande vitesse, et là le couple cesse d'exister. Rappelons à ce propos une observation que chacun peut faire et qui se trouve ici parfaitement à sa place. Dans les cours d'eau toutes les substances dont la densité est moindre que celle de l'eau et qui flottent à la surface, se réunissent vers le milieu, là où la vitesse a un maximum et la pression un minimum ; les flotteurs qui sont hors du filet central ont un mouvement continuel de rotation, produit manifestement par la vitesse variable que possède le courant dans les parties éloignées du milieu, et qui forme un couple moteur.

La diminution de pression qui accompagne tous les flux suffit à déterminer une attraction entre les ^eux conducteurs traversés par un courant, pendant que la rotation influe sur le sens angulaire suivant lequel doit se placer le conducteur mobile sous l'influence du conducteur fixe. Dans une rivière ordinaire nous voyons les effets de cette diminution de pression, car nous voyons le milieu plus élevé que les bords; et cela par la diminution de pression due à la vitesse : de sorte que, dans les flux liquides, on observe nombre d^éléments analogues à ceux que nous admettons pour l'éther.

Cela posé, examinons le cas de deux courants séparés par un Action des

milieu isolant ; car lorsque deux conducteurs communiquent en- paraïïèÎM^ei

semble métalliquement, ils n'en forment qu'un seul. ^'IT»*™*

Concevons (fig. 57) deux conducteurs AB, MN, animés par des

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