‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 144 sur 162 · MO · texte numérisé non relu

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courants parallèles et de même sens : deux actions bien distinctes se développeront autour d'eux.

1*^ Une diminution de pression qui obligera Téthcr enYironnaot à se rapprocher des conducteurs, et, comme djins les fluides, le filet du milieu est toujours celui dont la vitesse est la plus grande, le mouvement latéral dont nous parlons commencera dans le conducteur lui-même et se propagera de — B proche en proche au milieu ambiant. L'action s'exercera encore à la fois sur les parties H et K, situées en dehors, et sur celles PQ, comprises entre ces mêmes conducteurs. Dans Tînter-

^ valle interposé, l'aspiration intérieure

^ surpassera celle qu'ils exercent sar

les corps extérieurs, et les conducteurs seront poussés l'un contre l'autre. Pour ce qui regarde les rotations moléculaires ici , elles ont une circulation opposée selon qu'elles proviennent de Tune ou de l'autre ligne du courant, et

^ . ^ tirant un plan diviseur PQ, on trouvera

à cette limite la répétition de l'effet des deux axes principaux, qui étant concor- ,Q dants, ne sauraient se contrarier. Actions ^/^^rrpx Supposons maintenant les deux fils

"ppMé»"** Vdir::-^ AB, MN (fig. 58) parcourus en sens con-

M N traire. La diminution de pression sub-

^ '^ " sistera encore, mais les courants élémen-

^*8- ^- taires en un plan diviseur PQ quelcon-

que agissant en sens contraire, répéteront les forces opposées de collision des axes principaux, et il en résultera une tendance à s'éloigner. Malgré TefTct de l'aspiration intermédiaire, les conducteurs s'éloigneront, Taspiration étant contre-balancée par le choc contraire des rotations opposées. Donc si toute rotation est empêchée, comme cela arrive avec certaines combinaisons de conducteurs, on obtiendra seulement un éloignement et une répukion. L'intensité de celte répulsion dépend de la vitesse moléculaire considérée par rapport à celle de la vitesse absolue, et l'expérience prouve que Tune est capable de vaincre l'autre.

DES ATrHACTiONS ET RÉPULSIONS ÉLECTUO-DYNAMIQDKS. 459

Lorsque les conducteurs sont susceptibles de mouvement angu- Courants lairc, les mouvements gyratoires auront lieu, et alors le résultat se "°* *' réduit aux influences d'un mouvement rotatoire sur un autre, lesquels, d'après les lois statiques de la composition des forces, doivent se réduire au parallélisme; par conséquent, dans le cas où la mobilité du iil est suffisante, il tournera sur lui*méme et deviendra parallèle à Tautre. Ainsi la composition de ces courants élémentaires revient à celle des rotations ordinaires qui, en dernier analyse, dépendent de la composition statique des forces appliquées aux points de chacun des corps tournants.

On voit ainsi qu'Ampère, prenant toujours la composition de forces statiques comme point de départ de la théorie qui lui apermis de relier les nombreux phénomènes électro-dynamiques, a basé ses formules sur un principe que l'on peut regarder comme une conséquence du mouvement mécanique des fluides combinés avec les actions latérales. Et comme ces actions décroissent à mesure qu'augmente la masse qui doit être mise en mouvement, et celle ci, pour toutes les actions que l'on suppose émanées d'un centre unique, croissant comme le carré des distances, de même ces actions, considérées dans leurs éléments, ne devront pas s'éloigner de cette grande loi naturelle.

La force avec laquelle réagissent l'un sur l'autre deux conducteurs finis quelconques, ou deux conducteurs hélicoïdaux nommés solénoides, ou deux aimants, n'étant qu'un, cas particulier du principe sur lequel repose la formule fondamentale, se trouve ramenée à n'être qu'une conséquence naturelle du mouvement mécanique de l'éther, et comme les aimants ne sont que des assemblages de courants pareils aux solénoides, ainsi leurs attractions et répulsions sont expliquées par les mêmes principes.

Le coellicient de la valeur mécanique absolue de cette force a été déterminé par Cazin; il a trouvé que l'action d'un courant capable de décomposer un équivalent d'eau, soit 9 milligrammes en une seconde, est telle que, concentrée sur un conducteur linéaire d'un mètre de long et agissant à une distance d'un mètre, elle est égale à 188 milligrammes ^

* Yoy. lloigno, Monda, science pure, 1863, p. 507.

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