PHÉNOMÈNES DUS AUX RADIATIONS LUMINEUSES
plétcment en dehors de la partie colorée, à une distance de celleci à peu près égale à celle qui, dans le sens opposé, sépare le rouge du jaune*; de plus, en tenant com])te de la condensation des rayons dans cette partie du spectre, on peut dire que les maximum thermique et chimique sont équidistants du milieu du spectre, chacun d'eux occupant une extrémité.
Si, sur un spectre ordinaire, on élève en ses divers points des Di^^iribuiion ordonnées d'une longueur proportionnelle aux valeurs de Tintcnsilé calorifique correspondant à ces points d'après Melloni, on constate que les extrémités des perpendiculaires forment une ligne courbe. Mais en répétant la même opération sur le spectre obtenu à l'aide des réticules, on oblient une ligne droite inclinée sur l'axe des ordonnées ; le plus grand écarteraent des deux lignes correspond à l'espace obscur indiqué, et il va en diminuant jusqu'au violet. On peut donc conclure de là qu'après avoir passé par un maximum, l'intensité calorifique décroît régulièrement d'une extrémité à l'autre du spectre. Or, parmi les substances capables d'absorber les rayons, se trouvent les gaz des atmosphères solaire et terrestre, et dans cette dernière on doit noter spécialement la vapeur d'eau, dont le pouvoir absorbant est tellement considérable que quelques mètres de vapeur aqueuse peuvent absorijcr autant de rayons que toute l'atmosphère gazeuse de notre globe. Donc, la lumière solaire doit nous arriver privée de tous les rayons qui peuvent être retenus par les corps portés à une température peu élevée ; aussi la valeur de la radiation obscure augmenteraitelle très-notablement si on tenait compte de la portion inlerccptéc.
Les rayons chimiques présentent des phénomènes du même Distribution