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genre, leur quantité, leur disscmmation, et la position du maxi- chimiques. mum d'intensité, varient avec la nature du prisme ; la dispersion est aussi grande que possible avec un prisme en quartz, et on peut avoir, sur les papiers sensibles, une impression photographique s étendant au delà du violet, à une distance qui égale la longueur entière du spectre visible ^ Le plus souvent les rayons chimiques ne sont pas visibles direc-
' Melloni, iném. cit. Voyez aussi la figui^tî 12, p. 155. * Voyez Bunsen et Roscoe, Philos. Traiis.f 1859, pnrl. II.
radiations.
tement ; mais ils le deviennent en recevani le spectre sur un papier qui a élé trempé dans une infusion de marron d'Inde (œsculus hippocastmwm) , ou dans de Teau acidulée avec l'acide sulfuriquc et tenant du sulfate de quinine en dissolution. Les papiers ainsi préparés peuvent être remplacés par une lame de verre d'urane. Ces faits nous montrent que la matière ne répond pas également aux diverses espèces de radiations, et ils sont analogues à ceux que nous offrent les étoffes de couleur. Elles brillent d'un vif éclat lorsqu'elles sont éclairées par des rayons d'une teinte homologue à la leur, tandis qu'elles deviennent à peine visibles si la lumière est de teinte opposée ^ Priiic pe D'après cet ensemble de faits, il devient manifeste que si jusqu'à
"de*'^ présent on a admis plusieurs genres de radiations, une telle distinction est basée sur la modalité particulière à chaque substance soumise à l'impression de la lumière bien plutôt que sur une vraie hétérogénéité des rayons. Pour toutes les radiations, le principe est unique ; mais il se manifeste comme lumière en influençant la rétine, comme action chimique s'il rencontre un composé sensible ; dans l'un et l'autre cas, il y a toujours un effet tliermométrique concomitant. On a cru cependant observer dans quelques circonstances une production de lumière sans chaleur, mais alors on était abusé par le défaut de délicatesse des instruments, car la lumière et la chaleur sont inséparables ; la lumière étant simplement « luie série de rayons calorifiques appréciables par Vorgane de la vue^ et réciproquement les rayons de chaleur obscure et les rayons chimiques étant des radiations lumineuses
^ Les |ier?*onncs les muins initiées à l'élude de la physique coniprennciil parfaite* nient qu'il doit exister une certaine dilTércncc entre la chaleur solaire et celle de nos sources calorifiques ordinaires. Je voyais un jour dans la campagne un mécanicien anglais soufTrir beaucoup de la chaleur du soleil, lui qui était habitué à la température très-éicvée de la cale dos mucliincs dans les navires à vapeur ; cl, comme je ni^cii élonnais, il me répondit avec beaucoup de justesse : « Il is a quile différent keai > (Gcsl une chaleur très -di fié renie). En effet, li diflVîrence existe réeliemenl, car la chaleur solaire est ai compagnée de rayons chimiques pouvant agir sur les animaux au point de changer la couleur de leur peau ; cl les lumières artinciclles, la lumière él^trique, pnr exemple, agissent de mémr, seulement avec une énergie proportionnelle à la quantité des rayons chimiques. La sensation pénible causée par la chaleur solaire f^t comi arable à celle que nous éprouvons lorsque notre oreille vient à être déchirtepar des sons très- aigus. U lumière électrique cause dos inflammations aux yeux malirrc les égards pris pour s'en garantir, cl cependant, à une petite distance, elle est bien moins brillante que celle du soleil.