‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 7 sur 162 · XIV D(TUODUCTION DE LA PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

XIV D(TUODUCTION DE LA PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE

possible de ne pas introduire mes opinions personnelles dans la discussion, et je ne m'y suis décidé que là où certains desiderata m'autorisaient à apporter quelques compléments aux Iravaux des autres. Puissent mes efforts ne pas être jugés téméraires.

Réduire toutes les forces de la nature à un principe unique, voilà Texpression de la tendance scientifique de l'époque. Mais avouons que jusqu'à présent le chemin n'est pas encore complètement frayé ; il présente de grandes lacunes : heureux celui qui saura les combler 1

Un savant distingué a essayé la synthèse physique, en excluant toute cause autre que la matière pondérable. Pour moi, je tente une voie différente. Le lecteur appréciera de quel côté est la vérité. On reconnaîtra facilement que la différence entre les deux théories n'est pas aussi grande qu'elle parait à première vue, et laissant de côté les points secondaires encore douteux, je suis convaincu qu'en cherchant à réunir les parliesdéjà achevées de ce grand édifice, on arrivera plus facilement à son couronnement. Jusqu'à présent les savants modernes ont tenu en faible estime les travaux de ce genre: aux yeux de la plupart d'entre eux, colliger les faits, vaut mieux que tenter une synthèse scientifique. Disons toutefois que la réaction contre cet éloignement systématique s'accuse chaque jour davantage. 11 devait en être ainsi, car, de même qu'on jugerait absurde un homme qui sans cesse rassemblerait des matériaux sans jamais penser à édifier, aussi la connaissance de la constitution de l'univers et de ses lois étant l'unique objet de la science, les savants feraient fausse route si, bornant leurs efforts à accumuler des observafions, ils ne jetaient de temps en temps un coup d'oeil rétrospectif sur les connaissances déjà acquises, au moins pour savoir quelles senties parties faibles de l'édifice scientifique, et quels problèmes réclament leurs travaux. De cette manière, on prépare à la génération future une route qui la conduira à des connaissances dont la découverte nous est peut-être impossible

IMRODUCTION A LA PRÉSENTE ÉDITION. xv

aujourd'hui. Tel est Tunique objet de ce travail, et je serai le premier à applaudir celui qui traitera ce sujet plus heureusement qu'il ne m'a été permis de le faire moi-même. Jusquelà je dirai :

... Si quid novisti reclius istis, Candidus imperti, si non, his utere mecum.

(Horace.)

INTRODUCTION

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