ECGHI. — FORCES PHYSIQUES. — S* ÉDITION
reste nce.
Calorcscence.
Théorie
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étroite d'une substance fluorescente ; on voit la couleur se décomposer en plusieurs teintes à la manière de la lumière blanche. Il est donc impossible d'admettre ici le synchronisme des oscillations propres aux molécules matérielles, et de celles appartenant à l'onde élhérée diffusée par la surface du corps; or la même chose se présentant dans la phosphorescence, on est porté à réunir ces deux ordres de phénomènes sous un seul principe, tout en les distinguant l'un de Tautre seulement parce que dans les phosphores les nouvelles vibrations durent un certain temps après Faction excitatrice de la lumière, tandis qu'au contraire elles cessent immédiatement dans les corps fluorescents. Mais une semblable hypothèse exige que toutes les substances phosphorescëhtcs soient fluorescentes au moins à un degré plus ou moins prononcé, et il n'en est pas ainsi dans la réalité ; par conséquent, il est bon, à notre avis, de conserver les deux dénominations.
La fluorescence nous offre un exemple de la transformation d'ondes très-courtes en ondes plus longues. M. Tyndal a découvert le phénomène inverse, et lui a donné le nom de calorcscence. Il expose un corps à l'action des rayons calorifiques invisibles du soleil, et le corps devient lumineux, c'est-à-dire émet des ondes plus courtes que celles dont il a subi l'impression. Ces faits nous montrent que la matière pondérable peut réagir sur Téther.
Relativement à ces transformations des ondes, les physiciens sont d'accord sur un point théorique fondamental : ils admettent que les phénomènes dont nous nous occupons sont causés par une vibration particulière ; mais sur les détails ils sont loin de s'entendre t Les uns, considérant que dans la fluorescence, par exemple, les ondes: réfléchies sont moins réfrangibles que les ondes incidentes, comparent l'effet produit à celui connu en acoustique sous le nom de hattemenis. On sait que si deux sons séparés par un intervalle déterminé résonncnlt simultanément, un troisième son ne tarde pas à se faire entendre, plus grave que les premiers. Or, suivant l'opinion de ces physiciens, les vibrations moléculaires peuvent donner lieu à de semblables co'iipositions de mouvement. Pour d'autr'^s savrnis, hs ondes de