‹ L'unité françaiseChapitre 11 sur 178 · XII LETTRE-PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII LETTRE-PRÉFACE

culture de son esprit, à pratiquer une religion sincère, à obéir à un maître qui est Dieu, à développer sa conscience, à respecter les vertus domestiques, à affirmer hautement sa nationalité, enfin à aimer de toute son âme la Patrie. Les nobles conseils du philosophe ne sont pas demeurés lettre morte, et l'on sait ce qu'ils ont produit. Au lieu de se perdre dans des dissertations obscures, dans des périodes dont la sonorité ne dissimule pas l'inanité et le vague déconcertant, dans des termes confus, des aphorismes et des déclamations stériles, des hommes pratiques, comme Fichte et Stein, menaient leurs disciples au combat de la vie, armés de volonté, de clarté, d'énergie et de savoir. Hier encore à Rostock, l'empereur Guillaume II rappelait les périls de la Prusse et ses revers sous Napoléon, puis son réveil et son triomphe. Il invitait la jeunesse allemande à s'en souvenir et à montrer, comme les patriotes de 1808 et de 1813, un amour indéfectible pour la grandeur et la prospérité nationales. « Notre époque, disait-il, a besoin d'hommes. Que Dieu nous en donne ! »

C'est aussi, Monsieur, le vœu que nous devons former. Grâce au ciel, les sentiments que je viens de reconnaître à nos voisins sont ceux de notre jeunesse actuelle. Dans la crise qui a précédé le renou-

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