‹ L'unité françaiseChapitre 7 sur 178 · VIII LETTRE-PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII LETTRE-PRÉFACE

peuple soumis, disent-ils, à l'ignorance et à l'esclavage par les classes dirigeantes ; les autres sont des sophistes brutaux qui considèrent leurs adversaires comme des hommes qu'il faut livrer à la vindicte des lois en attendant la vindicte populaire, et qui, n'offrant à l'esprit désolé qu'un désert, affirment cependant qu'ils vont faire surgir du sol aride, la source bienfaisante de la paix.

Suggestions habiles ou menaces violentes qui ne doivent pas décourager ceux qui ont une légitime confiance en leurs droits ! Il faut rejeter les lisières qu'on voudrait nous mettre aux bras, comme aux enfants débiles, à qui l'on désire éviter des chutes périlleuses. Il faut écarter les œillères qu'on voudrait nous fixer aux tempes comme à des chevaux difficiles et ombrageux. Eh quoi! ce pays qui, en 1789, a répandu à pleines mains les idées les plus généreuses sur le globe ; ce pays qui a été le propagateur enthousiaste de toutes les grandes conquêtes du cœur et de l'esprit, qui a lancé ses savants, ses écrivains, ses artistes, ses soldats, ses missionnaires sur toutes les routes où l'on travaille, où l'on médite, où l'on raisonne, où l'on agit, où l'on se bat, où l'on prie, et qui s'est acquis la réputation de la plus belle, de la plus noble partie du monde, qui a été acclamé par tous les philosophes et par tous les

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