‹ L'UniversChapitre 19 sur 60 · partie la plu. étroites trou veprts de '>',r^,.%Tj^l''.rT.T · texte numérisé non relu

partie la plu. étroites trou veprts de '>',r^,.%Tj^l''.rT.T

rentrée orientale : die est déterminée dc u a la pointe porp*» i»

par le cap Orange, extrémité nord de De «-"c poimBài«Mted'B««d«w»(ft«b-

la Terre-du-Feu , et peut avoir une de- D."iï^-w;«-i;i;*i;;ri;;::::::::::: :î;^

mi-lieue de large. On a constate I exis- x>t«»p«rt «««19 Shatap ta

tence de deux grands passages à travers la Terre-da*Feu, le canal da («)OaMàgall«Mt,ottaiieiis«Mat«M»-

Saint-Sébastien qui unit le détroit à galhaëns , suivant rorthographe portagaise. l'Atlantique, et le canal Santa-BartNira (") Queiques-ims de ce5 noms ont été

changés depuis le vojage de Wallis , mais

. (*) Malte-Braii M en donat slo^ . «a les trouve tarlei entât de cette époque,

PATAGOiSIE, TERRE-DU-FEU Et ILES MALOUIISES. '41

De ce cap h VU* 4a IWin'pUti..., , f

De cette île sa. cap Fiowwd. te

Da lA i la peint* «l« la bai» de Swif 0

De le pointe de cette baie an cap Holland. . i3 f/}

Du cap Holland au cap Gallant tt i/i

De crliii-ci à la b.iic d'Klisabelh ii î/3

D^ cette baie à la pointe d'York 6 i/3

Da la rade d'York aa cap Qoada. tt

Dacaeapàcdai de NoteU at

De ce dernier à celai de Monday aS

Du cap Monday au cap rprlghl...,. ■)

De ce point aa cap de Los Pilani, 5o

Depuis le voyage de Wallis , d'autres navigatouii ont parcouru et étudié

les sinueux contours du détroit de Magellan. C'est à eux et surtout au capitaine Parker-Kiog que nous de- ▼008 les renseignements les plus précis sur ce lieu si important au point de vue de la science nautique (*\ r- Le détroit de Magellan est peut-être lo lieu le plus pittoresque du globe, et le plus digne d'être décrit par les poètes. Il est, à juste titre, l'objet de l'admiration des marins. Où trouverait-on, en effet, dit ie capitaine Du- Mut-Cilly, an détroit aussi profond, aussi long, aassi navigable, et, cependant aussi resserré, offrant un si grand nombre de ports naturels, de mottillages sûrs et commodes? Partout de reaa excellente et du bois en abondance, du gibier, du poisson et des coquillages ; enfin toutes les ressources que peut offrir un pavs jusqu'à présent inculte et à peu près inhabité (**).

; A la iMuteur de la baie Grégoire, te

(•) M. DumoQt d'Urville, au début de son second voyage autour du monde, qui n'est

Sas encore terminé a exploré pendant près 'an mois le détroit d« Ma^BDtn. Le rapport adressé parce! hnhile et ittHépide navigateur an minislredcla marine, rapport inséré dans le fiuUetin de la Société de géographie, ne eonlieBt rien de ooavMn mr ce lien intéressant. A son retour en France , M. d'Urville publiera sans doute le résultat de ses obecrratimis , et alors siéront complétées la féognphie et l'histoire natur^ tfn détroit dont nous donnons ici la description abrégée.

(**) Extrait du journal du capitaine Oufcant-Gilljr, connandantb corvette l'y^/ia/if, adressé au ministre de la awrillt et niblié dam let Anaalet maritioMt.

pays, des deux côtés du détroit, n'ofifre

3ue des plaines unies comme le reste e la Patagonie. Au cap Negro , un peu plus loin , il prend tout à coup les caractères du sol de la Terre-du-Feii. On est surpris d apercevoir dans un espace de vingt milles, un changenoent ai frappant dans le paysage. Le contraste est encore plus remarquable si Ton pousse jusqu au Port-Famine, à soixante-dix milles de la baie Grégoire. Là, les montagnes sont couvertes de fmréts impénétrables , sans cesse battues par la pluie et les tempêtes, tandis que, dans les environs du cap Grégoire, un ciel pur et un soleil brillant ilhimineat de clartés splendidea des plaines stériles et sablonneuses.

Au Port-Fainiue, la vue s'étend sur des masses de rochers granitiques , et sur des bois teltement épais, que, pour s'y diriger en sûreté, il est nécessaire de se munir d'une boussole.

Le mont Tarn, qui s'élève de 2600 pieds au-dessus de la mer , domine la èaie où , comme on Ta ?a dans la notice sur la Patagonie, les Espagnols fondèrent un établissement. Pendant l'hiver , Taspect de ce lieu tristement eélâtre est sombre et mélancolique.

La neige couvre les montagnes environnantes , et un brouillard glacial s'étend, comme im linceul, sur toute la contrée.

Nulle part dans le détroit on ne voit d'aussi beaux arbres qu'au Port -Famine; le capitaine Dunaut-Cilly dit qu'il fut frappé de la beauté des forets qui bordent la rivière , dont les eaux se Jettent dans le Ibnd de la baie. Il mesura des arbres qui avaient six pieds de diamètre, et plus de cinquante pieds au-dessous des branches, sams et droits oonime des mftts de vaisseau.

Les équipages des navires qui relâchent dans ce port y font la chasse à plusieurs espèces d'oiseaux , et notamment à des oies , à des canards sauvages , à des sarcelles , à des bécassines , à des pluviers et à des race' Aorses

(*) Poor k description ds ee denier eisean, vo^es F)rejaaet,T«|ife MOhmk,

46 tUHlTlEa

' D^ordinaire , quelques Patagons er- Les eaux du cap Froward abondeot

ranU se montrent sur la rive , et en cétacés , en phoques Ct €n mar-

TÎeiinent faire un commerce d'échange lOttiiis. Ici , i'eau que ks baleines lao*

avec les marins. Les toldos de ces In- cent en ji^ts brillants, présente une

diens , qui s'éleveut dans le lointain , painirulantc rciiKirquable : elle forma

donnent au paysage uo caractère eo- dans ic^ airs des nuages argentés , vi-

core plus siogulier. 8îUe8 pendant plus d'one mioirte, et

Avant d'arriver an oap Froward i à fœil nu, à la distaooe de qiiatM

qui s'avance à l'extrémité de la pénin- milles.

suie (le Brunswii-k, le détruit s élargit, Du cap que nous venons de nom-

«t donne entrée dans les canaux Saiot- mer , au Port-Gallant , la rive sep*

GalMriel et Madeleiiie. Les bords do tjBOtrionale se prolonge presque en

premier de ces p issages sont couverts, ligne droite. Du roté opposé , au conjusqu'au port Waterfall , d'immenses traire, on rencontre une nmititude l^laciers qui alimentent , d'espuce eo de passages bordes de hautes moataespace , oe magnifiques oascadM, SU- gnes , séparées les unes des autres par perieures , sous le rapport du nombre des ravins profonds. Les deux rÎTee et de la hauteur, à toutes celles que sont conveius d'une végétation vi- Ton connaît. Dans une étendue de goureuse ; toutefois, les arbres de la neui ou dix milles , on compte (tins de partie méridionale sout plus petits, cent cinquante chutes, qui précipitent L'aspect de cette partie du detroii;, leurs eaux bouillonnantes dans le ca- loin d'être horrible , comme le dit Cornai, d'une hauteur qui varie de quinie dova, est, dans la bonne saison, ex-

cents à deux mille pieds anglais. Quel- trémement uitere^sant et pittoresque, quei-uns de ces torrents sont masouée Les montagnes les lUie élevées sont

par le feuillage des arbres qui ombra- sans doute privées de verdure ; mais

gent leurs bords; mais arrivés à la leurs crêtes abruptes et couvertes de

moitié de la descente , ils apparaissent neige font un contraste des plus poé-

tout ^ coup à la vue , comme s'ils jail- tiques avec le plateau inférieur , qui

lissaient du milieu de ces bois épaiSb est entièrement revêtu d'une verdure

D'autres se réunissent à la fin de leur gracieuse. Le paysage est encore varié

course , et se jeiteitt ensemble dans la par les teintes chaudes dont se parent,

mer au milieu d'uu uuo^e de vapeurs, pendant l'automne, les arbrisseaux qui

LesformesYariéesetlesaocidentadeeea s'élèvent sur le rivage,

cascades , le contraste qu'elles offrent Au nord de l'entrée occidentale dn

avec le feuillage sombre des arbres détroit, et à l'est des trois petites tles

dont les lianes des montauues sont de la Victoire , est le goife de la Tri-

couverts; le mont Buckland dont le nité, où sont jetées une infinité d'îles

sommet, couvert d'un éternel man- de toute grandeur, qui, réunies, pren-

tenu de nei-e , s'élève dans les airs nent le nom d'archipel de Tolède. Celle

sous la forme d'un gracieux obélisque ; de la Mère de Dieu est la principale,

les blanches nuées qui s'arrêtent sur ie Séparée du continent par le canal de

front de ces hauteurs volcaniques; tout la Trinité, large d*environ quatre

cela présente aux regards du voyageur lieues, cette île a environ vin^^nq

un spectacle dont il est impossd)le de lie'ies de long, du nord au sud , quinze

ceudre la beauté. Il n'y a peut-être de large , et se termine au nord-ouest

Bas dans le monde enUer une scène de par le cap de Tlre^ puntas (Trois-Poiu-

b nature qui égale, en jiraodioseetea tes). L'axe de cette Ile est situé par

pittoresque, celle que Ton contemple 50" 10' de latitude sud , et 77° -l.V de

dans c«tie partir du détroit de AiUitaU long, orientale. Les Esuagnols ont eta-

lan. bli un poste sur l'iie Saint- Martin» et

des ftctoreriee sur plusieurs points de

lOi. Qnojr et Gainard l'y oat dMt tous la côte occidentale de eet arcnhiet. Le

hiae» 4> PMry^fw àrmJ^f^piim, capitaine Parkei-K iag > ëgÊUé dmg

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