‹ L'UniversChapitre 2 sur 60 · CHI|«I. I · texte numérisé non relu

CHI|«I. I

ifiomeUst (uraucams) , lanaa ou cba« AacipPBUi »! mm W P« »oi|o«, ■Mau de rAraucanie, animal aussi utite '

aux Indiens que le chameau aux Ara- . L*archîpe1 de Chiloé, appelé Aneioi

heSy habite entre les 36* et 40* degrés par les Espagnols, est situé au sud du

de latitude; la vigoi;ne (camelus ricu- Chili, sur les côtes de la Pataponie

Îfna) vit en troupes jiombreuses dans entre les 41* et 44* degrés de latitude*

es parties les moins habitables de la CkU^uê^ dans la langue des Indigè-

région andine; le pudu, ou queinul ou nés, signifie province du Chili.

hueinul {capra pudu)^ est une sorte groupe comprend quatre-vingt-deux

d'antilope iudigèoe de la Cordillère; le lies ou Ilots hérissés de montagnes et

fuanaeo est le chamois des Andes, couverts de bois(^}.L /6/a6ra/^^. ou

Infin, le Chili possède encore le guil- Chiloé proprement dit, a environ cin-

line, espèce de castor très-rare; le ruy qtinnte lieues de Ions? sur dix à douze

{Jepus ininimu-s) et la viscacda {lepus de large. Elle fut découverte par les

viscaccia)^ deux espèces de lièvre qui Espagnols, le 31 janvier selon

peuvent vivre en domesticité : la pcàu Ercilla; mais il est probable que M^-

du viscaccia sert à faire des chapeaux; galhaès en avait eu déjà connaissance

la cuja et le qiiiqui {mmtela cn^a' en sortant du détroit qui porte son

(^uiqui)^ et le |iorc-é^ic. nom. Elle était alors habitée par des

I?omithologîe a ici beaucoup de tribus de Cunehes et de Chonos, In-

rapport avec celle de la Patagonie, de diens appartenant à la Emilie ebf-

la Plata et du Tucuman. On y voit lienne, ayant le teintcuivré et la stature

figurer plusieurs espèces de canards, très-clevre. Aujourd'hui les créoles es-

de colombes, de llauiants et d'oiseaux- pagnols se joignent à cette population

mouches; un héron d*une éclatante indigène. L'Ile produit du Ito, des céblancheur, le pic à huppe rouge , le troglodyte chilien, le fournier du Chili la ^^^^-^ ^ .

grèbe de la Cpnceplimi . la certhia ch^ „i,ioire naiurdle et civile du Chili 'pSit

âauU. la grive des Malouines, le coi^ yidaure; joumti ob^rvatioi/^c

beau de mer, le bec-en-c«seaux, le parlell.P.looî. F«iillé,religieaiiii,iui»ê!

manchot, les goélands, et surtout de Fr.'zipr, Relaiion d'un voyage de la mer

coyage ,^

nombreuses espèces d'oiseaux de proie, du Sud aux c6t«'$ du Chili, de 1713 à" tTT les buses, les faucons, les chouettes, Paris, 173a; Compeudio délia «loria «»• et enfin le roi des montagnes, le con- gntûca, Miurale • cirileiial regno £ Cite, dor, qui, perché dans les hautes soli- Bologne, 1776; Moliua, Sioria nalumte tudes de la Cordillère, au-dessus de la dd Cjiili, eic; iriloa, Relanon histoHca région des nuages , guette sa proie daus î^,''***' • !■ America aHridional , Maie fond des vallées loinlaines, près de f^.* <7.4ft :Hiifiiboldt, Voyagvawx fégiom

la demeure des hommes (voy. fi, 1). èqu'noxial.s, efc ; Miers. TravHs in Chili

Les CÔles du sud sont infestées de î?** ** PUU, Loodou. i8a6; Voyages de

phoques et de dauphins; ces para-cs UpCTo«.e. Choris, Laplace.

iont généralement très-poissonneux et ^Z'TVrfyTf^* ' ,

rarnw de nombreuses espèces de mol- ^m. do. b.gny . a *>œnpig, Le»son

usques. Les msectes sont rares; on ne U ||allM,Gtnirt, PiûtwI, etc! '

trouve qu un petit scorpion blanc, des « ,. . '

araignées, dont une espèce de très- . ^ «Z»»»» nowe» fct tmgt-

aranoeOIIQOimOII, etMmOUSliquni. , Grande. »• Arhao. 30 Lemiu 40

le savant naturaliste Pœppig faiï ob- c -, , 5. chdi„. 6» i.„^ui. 70 Uulii.

server, a ce sujet, que si les ?„, maux g. ^ ,i i^,,. 'J;

malfaisants sont rares au (.hili, }U n y Cagnacb, la» Alau, i3o Apeau. uochau-

sont pas inconnus, auisi que i avaient i.afc. ôo Vuia-(itnqui* , ,6«» Aninué

avancé plusieurs voyageursC*). 11" Cb«-giïiau, i8» Ctncague. 190 Calbuco^

ao» Uaîtha , 3i« Quènu , -it* TaiMDQ. «S*

(*) Lm priadpivi emnfti i coonihcr Alitoiiy a4« Ghiduapi, a5* J^iiar*

LUIflVERS.

réoles, des pommes de terre et des l^uines. Les habitants s'adonnent à la pftlie des phoques et à la préparation du poisson sale, dont ils font un cornmerced'exportation assez coîisidérobie.

Us élèvent , eo outre, des chevaux et des bntiaux. Ils construisent des bateaux sans quille, avec lesquels cependant ils vontquelquefois fort loin en pleine mer.

Castro et San-Corlos (le chacno sont les seules vil esdeTarchipel ; toutesdeux lurent fondées en 1586 par le maréchal RuiZ'Gamba. La première, située à 42 degrés 40' de latitude , est la plus importante; mais c'est dans la seconde qoe M trouve le meilleor port de l*1le. Cette ville, nommée aussi Calbuco, située par le 41* degré 50' de latitude, possédait autrefois deux couvents et un collège de jésuites; elle est encore te résidence du gouverneur de Tarchipcl. A l'exception dp ers dnix villes, on ne trouve dans les îles de Chiloé et de Chonos que des villages de nulle im* portaneep.

L*arebtpd de Chonos forme un groupe nombreux de ro< hers et d'ilots, situé entre les îles de Chiloé au nord, et la presqu île des Trois monts de Patagonie au sud. Les insulaires de Chonos sont bons marins; Irnr industrie est à peu près la même que celle de leurs voisins.

U règne dans lés deux groupes de Qiiloé et de Chonos de fréquentes tempêtes, et les coups de vent qui s'y font sentir ne peuvent être compares qu'aux ouragans des Antilles; mais tes vaisseaux en danger v trouvent plusieurs ports qui leur offrent un asile assuré. Depuis la révolution chilienne, la province de Chiloé a été la dernière à s'incorporer à la nouvelle république.

aaoupB DS joah ferhandbs.

Ko 1563, l'Espagnol Juan Femandez, se rendant du Pérou au Chili, découvrit les deux Iles qui depuis ont

(•) Don Pedro Gonzalcs de Ogero<s Des* eripdoQ hisforica de las pro^incias ) arrhii>fiago de Chiloé, cB « repo d« Chili, «ladrid, <78ow

Krté son nom. plus grande, appe* > aussi ifos-a-Tlerra, comme étant

la moiiib éloignée du continent, porto plus S{)ccialeiuent que la seconde le nom de Juan- t'em and ez. Klle est située à cent cinquante lieues de la côte ehilienne, par SS* 40' de latitude sud, et SI» 55' de longitude à l'ouest de Paris. L'autre se trouve à peu près sur le même parallèle, trente-cinq lieues plus loin, et se nomme, à cause de cette position , Mas-a-Fuera (plus au dehors). Olle-ci n*a qu'une lieue environ d'étendue; elle est déserte et d'un accès assez difUcile, sa périphérie étant formée par de grandes roches esrnrpt'rs et perpendiculaires. L'intérieur en est pourtant fertile et bien boisé, abondant en chèvres sauvages, et baigné par plusieurs ruisseaux d'une eau limpide. Ses côtes sont très-pois* sonneuses, et fréquentées surtout par de nombreuses troupes de phoques (*).

Afas-U'Tierra ou pïuiùl Juan- Fer* funuies est unetlede forme irrégulière; s'étendant de l'est à l'ouest, ayant environ cinq lieues de Ions sur deux de large, bile n'est pas moins ièrtile que Ma9<i*Fuera, etd*un aspect plus agréa* ble. Les montagnes escarpées de la partie septentrionale sont couronnées par la plus riche verdure; le terrain s'abaisse vers le sud , et se termine par des falaises dépourvues de toute végétation, exposées â la violence des vagues soulevées par les vents du midi , et ne présentant aucun abri aux vaisseaux en danger. Ce terrain nu ,.

pierreux, rougeâtre, Âtigue Toeil et centriste le creur. Là se trouve un rocher isolé par les Ilots et battu fréquemment par la tempête; c'est Tile au Cabris. Llntérieuroe Juan-Fernandez, fécondé par d'abondantes pluies, offre de gracieux paysages; In nature y a prodigué certains végétaux précieux, tels que le cèdre rouge , Tarbre

(*) Les diverses espèces de phoques élaieiil «nfrefois (lr>it;Mris stiii» li-s noms (ii> lions niariHs , éù'pJèanh mar'uu , veaux marins , ehrwuue marins , etc., deiHMiiiiitiM» impro|)res que l'état actuel d« ta ideiiM ne poÎMi plus dt reproduire.

à piment et le myrte. On y voit des nappes d'eau fratche<» et limpides bondir de rocher en rocher, ei se cacher dans If's forets, où le merle solitaire, ia jiiaiiilive colombe et le brillant colibn font entendre leurs clionsotis d'amour. Des troupeaux de chèvres sauvages grimpent sur les parois de la montagne , et se perchent sur les pics élevés. Les phoques indolents sommeillent sur le rivage, et la pèche y produit, avec une iimombrable qu;mtité d'écrevisses , des poissons délicieux :

le. congre, la brème, la morue, les anges de mer, les cavaliers et les poissons ariîcntés (*). Tout cr.''.n [)roinet ici a l'homme une nourriture lacile et abondante.

Juan Fernandez, ayant obtenu du

gouvernement espagnol la concession es îles qu'il venait de découvrir, établit, dans celle que nous venons de décrire comme la plus importante, une colonie qui aurait pu y vivre longtemps heureuse; mais la nostala;ie, rrniiui, le désir enfin de rentrer dans le nioinJe, eurent bientôt diassé ces colons inconstants : ils partirent, laissant après eux quelques clièvres qui devinrent la souche de ces noiDbreux troupeaux qui s'y voient encore aujourd'hui. Quelques années après, un navire i)érit sur les côtes de cette lie; un seul marin put se sauver. Ce malheureux .ittcndit cinq années dans relie solitude que le hasard iuiameaâtun libérateur ('*;. Apres lui, Juan-Fernandez eut encore successivement quelques habitants, les uns captifs volontaires, les autres jetés

f>ar la tempête sur ce rivage hospitaier. Enlin, vers la fin de l*année 1704, nous voyons paraître Alexandre Seikirk, devenu célèbre pour avoir servi de type à Hobinnoti C rusoé. En parlant des aventures de Seikirk, nous tâcherons de ne pas nous laisser oréoocuper par le souvenir de riugenicux roman de Daniel de Foë.

Alexandre Seikirk, natif de l^rgo, dans le comté de Fife, en Itcosse , était tnattre d*équipage à bord du Cinq-

(•) VoNajîcs rrAnson.

Kiiigtose.

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