‹ L'UniversChapitre 36 sur 60 · IV. vtomtiiiiÉs , ov golto ntâujfBL · texte numérisé non relu

IV. vtomtiiiiÉs , ov golto ntâujfBL

Ce prétendu golfe doit être considéré eomme une mer intérieure qu'on simple détroit unit à Tocéan voisin. La Méaiterranée persique couvrait sans doute autrefois les plaines mésopoiamiques, formées^ dans la suite, par les alluvions de deux grands fleuves oui enlevèrent aux pentes méridionales des monts Taurus et du Kurdistan les sédiments dont leur lit s'est peu à jpeu trouvé encombré. Du reste, œtto diminution eontinoe encore de nos jours.

Cette méditerranée offre de grandes analogies avec celle dont nous venons

de parler. Malheureusement, elle a été fort peu observée par les naturalistes, de sorte que ses productions, si l'on en excepte les perles , sont encore peu

connues. Toutefois, on y a constaté ,

comme dans la mer Rouge, des volcans éteints ou brillants, qui ont sans doute contribué à la formation des détroits d'Ormuz et de Babel-Mandel.

MÉmuaBANÉB SmiQIIB.

Il existe , comme on sait , des mers qui communiquent avec queknie océan par plusieurs ouvertures, ualgré la multiplicité des points de jonction par lesquels elles reçoivent les flots des crandes mers , nous n*hésitons pas à les ranger parmi les méditerranées , parce que ce^ étendues d'eau , déjà fermées d'un côté par une suite de côtes continentales, le seront aussi, un Jour, du côté opposé , par la réunion inévitable des îles voisines.

La mer chinoise est précisément dans ce cas. Elle s'étend du nord-est au sud-ouest, depuis la ligne équincoriale à peu près. Jusque vers le cinquante- quatrième degré de latitude septentrionale. Eiie se termine au nord en pointe aiguë, comme les cornes de la méditerranée Érvtbréenne. La péninsule cochincbinoise et la Corée s'a« vancent dans sa largeur , comme l'Italie et la Grèce dans la Méditerranée proprement dite. Elle est bornée au sud par Siiniatra, Bornéo, et les pas* ses de Carémata , qui disparaîtront à coup sûr prochainement , par suite de l'élévation continuelle de leurs bancs madréporiques. Ses limites orientaîss sont les revers occidentaux de Palawan , de Mindoro, de Lucon , qui font partie de l'archipel des Philippines ; les Iles de Babouyanes et de Bashéè, entre Luçon et Formose; cette dernière, les archipels de IMadjicosemah , de Lieukieu et d'Oufou , appartenant à l'empire du Japon; enûn cet empire lui-même, que forme unechatne df Inuteurs divisées par des canaux marins, et qui se lie par Jesso à l'Ile de Séghalien. La méditerranée Sini-

Ïne eommttni(]ue , 1* avec l'océan Inien, par le détroit de IMalaeca; 2* avec la petite mer de Mindanao, qui n'en sera sans doute, un jour, qu'un simple golfe, par de nombreux détroits que

Digitizùu by C(.)0^1e

L'UHIVEES.

des polypiers ne tarderont pas à combler ; 9* avec Toeéen Pacifique , par des passes, dont les plus largos sont celles de Diémen, au sud de Kiusiu, de Matsumaî , au nord de r^ipbon , et de la Peyrouse , çDtre Jesao et If le de Sé|^alieD.

Cette mer est peu orageuse; s'il en était autrement, elle ne serait pas navigable , à cause des courants et des ▼ents trop variables qui y régnent , et de la quantité d'écueils dont elle est semée. Les côtes sont exclusivement peuplées h Touestpar l'espèce du genre miinain ^e nous avons nommée Sinique^ et qui s*étend depuis Textrémité nord de la manche de Tartarie jusqu'à l'extrémité de la presqu'île de INIalacca. Les productions varient beaucoup du lud au nord , à cause de son étendue en latitude ; toutefois elles conservent uniformément , de l'une à l'autre extrémité, oe caractère étrange auquel on reconnaît tout ce qui vient des régions chinoises*

Nous ncdevonspasomettrc uneparticularité qui constitue un trait distinetif de la mer de Chine : ses eaux sont beaucoup moins froides que celles qui sont situées sous les mêmes latitudes dans d'autres parties du globe. On n'y voit jamais de ces énormes claces flottan' tes, qui , en hiver, encombrent feniboo* cbure du Saint - Laurent, la mer da Nord et la Baltique, bien que ce fleuve et ces deux mers correspondent , en Amérioue et en Europe , a la méditerranée dont il est ici question.

Malgré les espères intéressantes d'hydrophytes rapportées de cette mer au célèbre algologue Turner , on peut dire que la méditenranée Sinique est encore moins connne que la méditerranéc Persique. Nous ne possédons ni fucacées , ni laminariées venues dans ses eaux , et pres(^ue aucune de ses productions caractéristiques n*a été soumise à Tefamen des personnes compétentes.

VI ir vn. ma vokhotsk bt m db

BBBBIHO.

Nous considérons encore comme des

méditerranées les mers d'Okliotsk et dé Behring, par des motifs qui noua

semblent péreinptoires. Pour la première , voici ce qui nous a déterminé : les nombreuses espèces hydrophytologlques de cette mer, que nous avons été à même d'observer, nous ont semblé avoir beaucoup plus d'analogie avec les productions de la Baltique, et même des parages du Groetiland , qu'avee celles de la mer chinoise. La Innjzue de terre de Séçbalien ou Karafthou forme une limite naturelle aussi tranchée que i'istimie de Suez entre la mer Rouge et la Méditerranée proprement dite ; de telle sorte que sa rive occidentale, sous une influence toute particulière , produit toujours des floridées ou des ulvacées de la phis belle couleur, avec quelques eauîerpes et des spongiaires; tandis que la rive op{K)sée, sous l'influence boréale, n'otfrequcde coriaces et tristes fucacées et des laminariées , moins nombreu* ses toutefois que celles des mers pure* ment arctiques. Le Kamtschatka lorme une rive de cette méditerrnnée avec la chaîne des iles Kouriles , qui la sépa> rent de Toeéen Paeiflque.

Pour ce qui est de la mer de Beliring , si ce qu'on a|)pelle grande passe la met en communication avec l'océan Pacifiaue , et si le détroit de Behring l'unit a l'océan Arctique, elle est entourée par les îles Aléoutiennes , qui la ceifînent de leur longue chaîne ; et en second lieu , elle présente des caractères qui la distinguent assez pour qu'on la sépare des mers voisines. Du reste, pendant l'hiver, sa physionomie est essentiellement boréaie. à cause des mers arctiques qui lui envoient leurs glaces flottantes « leurs ours blancs, et leurs monstrueux cétacés.

Ce trait de ressemblance avec les mers d'Islande , de Spitzberg et du Groenland , n'est pas le seul qui ait été observé : la méditerranée de Behring produit aussi des hydrophytes parfaitement analogues a ceux de Terre- Neuve et des cotes de la Non« ège ; ce sont les mêmes Itacacées , les mémea laminariées non rameuses, assez fortes pour résister à la fureur des vagues

^ ---.'^le

D3S ILES DE L*OG£AN

et parmi lesquelles se hH retnarquer Vagar0f percée de milliers de trous , plante encore si rnre dans les herbiers, et qui nous vient des bords roraïqiies , des Iles Suint-Pierre et Aliqueloa , et des oétes Scandinaves.

VUI. HÊDrrSRaAAÉB COLOMBIENKB.

Nous comprenons sous cette dénominntion le golfe du Mexique et la nier des Antilles , dont l'ensemble forme une des mers intérieures les miem caraetériséfs qaf existent. Iloat excluons de la circonscription de ce bassin l'archipel des Lucayes , qui doit commencer aux îles Turques, à

E' r des Caïques , et se prolonger 'à l'extrémité ouest des ties Btf . Cet archipel extérieur prépare, enprotPirennt le^rand bnnrdeRahama, qui s'élèv e de jour en jour, un atterrissèment destiné à éla rg i r la barrière qui fermera entièrement la méditerranée Colombienne, par la réunion de toutes les Antilles. Le canal de Bahama, ou celui de Porto-Rico , étant les deux • passes les plus 'profondes , resteront sans doute les pendants des détroits de la Baltique. Le cap Catoche , h l'extrémité orientale du Yucatan, et celui de San Antonio , à Teitrémité oeoi* dentale de Cuba , s^avancent l'un vers l'autre dans les flots de cette mer, rniîime Lilibée se rapproche du cap Bon , à Textréroité punique de la i;eace de Tunis. De ptreftie rapproche-» ments de points sont nombreux dans la Méditerranée proprement dite, dans la Baltique et dans la mer chinoise ; ils montrant qoe eet mers , une foli entièreuenl tablées, éprouveront ellesmêmes , par la diminution graduelle de leurs eaux , des interceptations intérieures, d*où résulteront des caspiennes qui setransformeront en lacs, et deviendront enfin des bassins de.

fleuves. On trouve une démonstration frappante de cette vérité dans la chaîne d«B lacs da Canada et dans le bassia du Danube , où de telles étendues d'eaa n*existent plus, mais où l'on trouve des plaines attestent leur ancienne existence.

^ Un lut qui frappe TespHi le plue

Tulgaire , c*est que le Mississipi pré-» pare à son embouchure , par d'immenses dépôts, le rétrécissemeot dtt golfe du Mexique. Un autre ftH AmIh oonnu, et tout aussi incontestable « c'est le rapport singulier qui existe entre les productions de cette méditerranée et celles de la mer Roum et de la mer èhinolie , malgré »

distance qui les sépare. Ainsi l'on y trouve un grand nombre de poissons aux formes bizarres , et parés des plus brillantes oonleors ; drâ polypiers y Occupent de vastes sspanet^ et élèvent,

f>ar leur travail incessant , le fond de a mer. Les résultats de leur activité sont si prompts , qu'on s If0\|i^ nup les eéles de la Ooadeloapo iéa» «MUN vrrs humnins, qui, enveloppés deleuri débris calcaires, étaient presque devenus des antbropolithes. Les analogies, ët mémo ridentité entre Iti produo»

tiona des trois méditerranées que now avons nommées , deviennent plus fhippantes si i on descend aux êtres plus simples , soit parmi les animaux , soit dans les vteétaux : il est impossible de reconnaître la plus légère différence entre les polypiers flexibles , les corallinées et les flusirées de la méditerranée Colombienne, et les prodoe* tîons de même nature que l'on trouve dans les mers Rouge et chinoise. Il en est de même des hydrophytes, des eaulerpesetdesfloridées. Cependant, cboet lemarquable , les parties de l'OcéOBsi* tuérs (bns l'intervalle qui sépare ces méditerranées , n'offrent rien, outrés* peu de chose, qui soiL ^^entime.

' Ces ftiti moRliMl 4ifMM^4M4Nliiii^ portance des petites choses dans l'étude de la nature. En effet , le globe ayant été primitivement couvert par les eemr de ta mer, ^est pur ta Yéj^ét» tion et la vie aquatiques que ta vie et la végétation ont dû se préparer avant de paraître à la surface des continents et des Iles ; les productions les plus limptat de ta mer se développèrent les premières. La conséquence dp ers vérités est toute Dnturelle : c'est que do la comparaiiiuu des choses Its plus chétives doivrat léndtw dit ééêoni»

Tertes sdentifiques beaucoup plus sûres et plus ifnportantes que de la comparaison des grandes productions éê la nature, sur lesquelles se concentre par prédileetion l'attention des savants. L'examen de lo méditerranée Colombienne , ainsi que la comparaison des cornes de la mer Rouge et du «Ht» qu*on pourrait appeler pduikh que, au fond de notre vieille Médi* terra née, donnent lieu à une autre observation non moins iro^rtante, et m noua exprimerons ainsi : Les pro* éueffom de deux bassins nanirelê conttgus sont plus différentes les unes rfp.ç autres , sur les pentes adossées des espaces qui en établis^enl le partage j (juel que soU le peu de lorgwMP et d élévation de ces espaces , que ne le sont entre elles les productions des bords opposés les plus éloignés de chacun des deux baeshu.

Après une étude consciencieuse et suivie des productions de la Méditerranée qui nous occupe, nous avons déduit de nos observations les vérités suivantes, que noua afona formulées ailleurs (*) en ces termes :

« r II existe une différence sensible entre la physionomie de 1 ensemble des pfodnetioos enracinées au sol, sur les lifacea et les versants océaniques des Antilles, et la physionomie générale des mêmes produciions sur les rivages et les versants intérieurs ou méditerranéens de ces mêmes Antilles.

« 2" Une différence de même genre

1)arait être encore plus marquée entre es productions des rives continentales de la méditerranée colombienne et les productions des côtes adottées appar»

tenant à Pot^an Pacifique.

« 3" Les productions naturelles des rives de ce qu on appelle communément la terre ferme , si peu distantes de celles du golfe de Pnnama, offrent cependant avec les productions de celles-ci moins d'analogie Qu'elles n'en présentent arec celles des nves du sud iTHaîti ou de Porto>Rioo; rives qui sont cependant beaucoup frius éloi-

\ O Dans le Dictionnaire dasaique (fliis-

gnées, mais qui appartknoMt an mène

bassin.

« 4" Enfin la Jamaïque, comme Jetée au miliett de la méditerranée dont Ô estquMtiott, sans connexion quelconque avec l'un ou l'autre océan circonvoisin , éprouvant dans l'intégrité de sa surface et de son pourtour une même influence méditerranéenne, ne présente point dans sa Flore , soit terrestre, soit marine, non plus que dans sa Faune aquatique , de ces contrastes qu'on tient de signaler sur les ter^ sants ad(^sés des Antilles ou duioontinent américain.

« 5° Ce qui vient d'être dit de la Jamaiaue se confirme par l'examen de la Sicile , de Malte , de la Corse , de la Sardaigneet des Baléares, dont le pourtour et les pentes, soit que leur exposition ref^rde le nord, soit qu'elle regarde le sud , n'en éprouf eut pas davantageTinQuence européenne ou africaine , mais présentent la même physionomie méditerranéenne dans toutca leurs produclious. «

ix. BAiB vnoiMoir.

La mer qui baigne l'extrémité nordest de l*Améri<|ue septentrionale peut être aussi considérée comme une véritable méditerranée; mais elle est si peu connue sous le rapport de ses productions et même de sa forme et de son étendue , que nous ne la mention* nerons ici que pour mémoire.

Il existe encore plusieurs bassins assez importants qui portent le nom de mer; mais cette dénomination est ftosse, car ces étendues d'eau ne aont , à proprement parler, que des golfes ; ainsi la mer Blanche , située au nord de la RdSîiie, n'est qu'un golfe, trèsremarquable. Il est rrai, de l'oofem Arctique ; la mer d*Aman est aussi un golfe formé par la presqu'île de l'Inde, les côtes de Perse , d'Arabie et d'Afrique; quant à la mer Vermeille, qui s'enfonce entre la Californie et la rive occidentale de l Amérique du Nord, c'est le golfe le plus étroit et le piua allonge que l'on connaisse.

DES ILES DE L*ÛGËAN. 4f

plantes marines. Un voyag6fl^ a yn

jusqu'à des fucus vivants au centre de Jusqu'ici ce nom a été restreint à l'Aragon, dans un reste de Caspienne, une seule mer, dont on connaît la po- On reconnaît aussi des traces de la aftion. IVmii croyons devoir rétendre même nature dans cette pffirtie de la à tout amas d'eau salée situé au ml- Pologne où sont situées les mines de lieu des terres, et qui ne communique Wiiiitska. On peut en dire autant, avec ni avec un océan, ni avec une méditer' la même certitude, du ^rand désert ranée. de Sahara, au nord de 1 Afrique; des Ces mers ont été primitivenient parties dn même continent au sud des unies à celles qui s'étendent à une dis- inontajines de la Lune; de la région tance plus ou moins considérable de centrale de la presqu'île arabique , et leurs rivages; ce fait est incontes- enfin du milieu de la Perse, où la prétable; et tont ee qa*on peut dire sur sence primittve de la mer est prouvée Télévation des caspiennes au-dessus par l'existence d'un vaste désert salé des autres mers, ne saurait en altérer a l'est de Téhéran. Il en est de même l'évidence. Peu à peu les méditerranées de l'Afghanistan, où Ton reconnaît se formèrent aux dépens de l'Océan , des vestiges de mer dans le bassin de et les caspiennes aux dépens des mé- ta rivière d'Helmend , qui , séparé de diterranées; quelques caspiennes, à toute mer voisine par de grandes liauleur tour, se sont transformées en teurs, se jette dans un lac sans issue, lacs , par suite de l'adoucissement gra- Au centre de l'Asie , le désert de Coin doel de leun eaux sans cesse renouve» fîit IncontestaUenient nne Caspienne lées par les rivières qui s*j perdaient, aussi vaste que notre Méditerranée;

Ces mers intérieures n'étant alimen- là, dans un espace immense remariées par aucun courant venant des auable par son aridité , on ne voit que bassins circonvoisins , tendent à dispa* de petites rivières , presque toutes saurattre assez promptement.il en a existé niâtres et sans embouchure, et des un grand nombre qui se sont dessé- lacs médiocres qui baignent de loin chées, comme le prouvent des traces en loin un sol essentiellement stérile, palpables. Les déserts stériles, unis, Ou peut supposer aussi qu'une casimprégnés de sel , entièrement privés pienne exista dans ta Songarie, où elta de cours d'eau douce, où ta voyageur a formé les lacs Palkati , Alaktugul, altéré ne trouve de loin en loin que Kurgha , Urjunaju et Saisan?;. des sources saumAtres et nauséabon- En Amérique, des restes de casdes, et autour desquels s'étend une piennes ont été constatés par M. d'Orchatne dreutaire de hauteurs dépooil- liigny dans la Patagonie, où il existe lées, furent primitivement des cas- un grand nombre de salines naturelles, piennes. Nous avons retrouvé en et où le soi est partout imprégné de Espagne le lit de plusieurs de ces sel. Tout se réunit pour démontrer le «Mrs desséchées. Souvent, à Tendroit long séjour de la mer sur les parties cà la profondeur avait été ta plus aujourd'hui exondées de cette région grande , il était resté de petits nmas du nouveau monde» d'eau , dans lesquels le sel , accumulé

depuis des siècles , se cristallise en été • i. Caspienne pnopREMcNr dite. pour repasser è l'état liooide quand il

est dissous par les grandes pluies. On Séparée de la mer Noirepar les chatremarque que les environs de ces es- ses du Caucase, la Caspienne, frlus lonpèces de puits, derniers vestiges de gue que large, et d'une forme sinueuse, quelques grandes caspiennes , sont éga* s'étend dn trente-septième ou trentelement imprégnés de particules salines huitième degré au quarante-septième qui brillent à la stjperlicie du sol, et de latitude nord. Sa plus grande larqu'ils ne produisa nt , même à une dis- ceur peut être estimée h cent trente tanee considérable des côtes, que des lieues; elle se rétrécit beaucoup le long

de la province de Mazendëran, où elle n'a que quatre-vingt-dix lieues. Le Volga, qui, par ses alluvions successives, a formé le delta d'Astrakan, rOural, le Kour, l'Oxus, le Sydéris et le Macéras des anciens , viennent se perdre dans cette mer, dont ils diminHODl giaduellemeiit ûi aaluro, Oa j trouve encore dei pboques qui a*y sont tranquillement perpétués; mais on n'y rencontre plus de cétacés. Quant aux hydrophytes de la Caspienne, on ne les a pas enoore observés. On ne connaît (jirim seul polypier flexible trèscurieux, recueilli sur les côtes méridionales. Cette partie est généralement formée de fhlaiiee escarpées; dans ona autre diroclkMi, les flots de cette mer intérieure couvraient autrefois ime étendue beaucoup plus i^rande, qui n'ofire aujourd hui (jue dt^s déserts &a- UoDDeiii «t salés.

li. ma jyAJ^àL.

Deux particularités dignes d*atten-

tion signalent cette Caspienne , qui s'étend a l'est de la précédente , et qui reçoit le Sir et le Djihoun. D'abord on';^ trouve des pboques, ce qui atteste la jonction lurimitive avee une mer beaucoup plus considérable; en second lîéu , on voit dans la partie méridionale d'innombrables petites îles qui tendent à en diminuer sensiblement rétendue. Nul doute ^ue la mer d'A« ral n'ait communique autrefois avec la Caspienne proprement dite, et pur celle-ci, peut-être, avec d'autres étendues d*«au bien plus importantes.

Quoi(^ue nous né sadiions pas encore positivement si les eaux de ce lac,

si peu connu, sont douces ou salées, néanmoins , comme les voyageurs y admetteut l'existence des uboques', animaux qui ne vivent que dans Teau de mer, nous nous croyons sufOsamnient autorisé à ranger ce bassin dans la catégorie des caspieuues. 11 dut originairement s'étendre dans le bassin du SéUnga* dont il n^t at^ttid*hui

les eaux. 11 communique encore avec le Jeniseï par Irkutsk , où dut exister le détroit qni unissait cette Caspienne à l*océan Arctigueà l'époque on il cou* mit la Sibérie.

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