‹ L'UniversChapitre 37 sur 60 · IV. MBE MORTS · texte numérisé non relu

IV. MBE MORTS

Le nom de lac aiphaltife, donné à cette Caspienne , vient-il de ce que des bitumes Uottent à sa surface , ou de ce que, suivant les écritures, les villes de n Pentapole, brûlées par une pkiin de matières combustibles, y furent englouties après leur destruction? C'est ce que nous ne chercherons pas à établir. Cette petite mer, longue de Tinrt. deux lieues environ du nord au sud , et large de trois ou quatre de Test à l'ouest , ne mériterait , sous aricun rapport, la célébrité dont elle jouit, si des événements qui se rattachent à l'établissement du christianisme nn s'étaient passés sur ses tristes rivages. Le Jourdain , ce fleuve dont les eaux ont servi à baptiser las pramteit chrétiens, et Jésus luHnéme, n'asfe qu'un mince ruisseau auquel lesvoya* geurs n'auraient fait aucune attention , si la poésie , venue au secours des livres sacrés , n'eût mtonré sei bords d'un prestige qui ne s'est pas encore dissipé. Cette réirion est encore le domaine exclusif des poètes et des pèlerins; ear elle n*a été explorée par aucun homme capable d'en rapporter les objets propres à la faire connaître. Lorsqu'on en a rapporte do l'eau , c'a été pour la livrer a la vénération des fidèles de TÉglise catholique , et non pour la soumettre à Panalyse chimiqtie; de sorte qu'on ignore encore la composition des eaux de la mer Morte et leur degré de salure. On ne pourrait se faire une idée des fables ridicules débitées sur cette mer fameuse; on a été jusqu'à dire que la femme de Loth, cliaagee, comme on sait, en statue de sel, existait toujours sur sei rivages, et qu'on y trouvait encore dan arbustes portant des pommes remplies des cendres de Sodon)e et de Gomorrbe. Ce qu'il y a de plus iàdMu que te propagation de «an

DES ILES DE VOCtAK

crovances grotesques, c*est Tignorance où raa eit du côte positif de cette inté* ressante contrée. Ainsi on ne sait absolument rien ni des poissons, ni des hydrophytes de la. mer Morte;. les aaturalittes ne lavenl méoM pis àil y existe des coquilles. H serait cepea-

dant du plus haut intérêt d'étudier les productions de cette Caspienne, afin de nouvoir constater si elle offre des analogies avec la Méditerranée proprement dite, ou aveç la Meditercanéo eiytiuréenne , ou enfin si elle a an ca« nictére spécial*

Mm Bory de Saint -Yincent, qui a^ait entrepris la description des Iles de VOcèaa et des Régions circumjjoiaires, a été obligé d^Merrompre son fravail , par raite de lâ BonuiMitiMi comme président de la commission scientifîqiie d Afrique. M. Frédéric Lageoix a bien voulu continuer la tâche anit commancée. Ceit à lui que sont les monographies qu'on va lire sur ^elqoes arrhipela 9céaniqitea et iur ks régions polaires.

hà diviiMNi de préient volume coropoiv tant un grand nombre de matières, il est devenu nécessaire de supprimer quelques groupes d'iles que M. Bory de Saint-Vineant se proposait de Mre entrer dans son trav.iil. MaiN le l 'ctrur comprendra qii'il n'y a eu ()u'un simple déplacement et «^u'il

trouvera la description des archipdten question réunie à celle des continents auxquels ces groupes se rattachent, soit au point de Toe géographique, soit soA» le rapport hiatorique et politique. Ainsi les Açores, lia* dère, les Cauarie!s, les iles dn cap Vert, l'Ascension, Sainte -Ueiène, Tristan d'Acum

be, Martin Yaf , lei Hea Bouvet et de nrteee

}\douard, les Comores, les Séchellet et Socotora, ont été naturellement réunies à l'A-frique , à laquelle elles appartiennent plui spécialement. Quant aux Antilles, pimienie ronsidératious que le lecteur fon)preiii.îra facilemeut exigeaient qu'on leur coniacrât une notice à part. On leur a, en con«éauence, réservé une place spéqiale dios le aerntor volume sur rAjnériqjue»

L^iyai^uj Oy GoOglc

L*UNIY£aS.

itlMMIMMMWMMniaMWMM

Page 1