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Absorption des-feuilles. Expérience de Mariotte

tretenir la seconde verte et fraîche pendant longtemps. L'une absorbait donc pour l'autre.

Nous ne pouvons omettre de dire qu'il est même certains végétaux chez lesquels la fonction est absolument déplacée : c'est seulement à la tige qu'elle est confiée. Tel est le cas des Cactus, êtres étranges, qui ne consistent qu'en des tiges monstrueusement renflées et toutes couvertes d'épines. N'habitant que les rochers et les sables brûlés par le soleil, où tous les autres végétaux tombent en poussière autour d'eux , ces plantes grasses y déploient une inexplicable fraîcheur. Par des secrets inconnus aux myriades d'espèces dont les cadavres

desséchés les environnent, elles savent pomper dans l'atmosphère l'abondance d'eau qui gonfle leurs tissus. Chez ces pronostiqueurs des sols ruinés, comme les appelle Ch. Mûller, les racines, représentées seulement par quelques rares fibres desséchées, ne puisent absolument rien sur la roche calcinée qui les supporte. Là, c'est donc la tige qui se nourrit elle-même; on peut la considérer comme absolument dépourvue de feuilles, tant celles-ci y sont rudimentaires, inapparentes.

Dans nos serres chaudes, tous les jours le même phénomène se présente; des Cactus que l'on n'arrose jamais y végètent splendidement à même l'atmosphère humide et tiède dont ils sont environnés.

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