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Squelettes d'Infusoires siliceux, vus au microscope

être, en cet endroit, l'activité vitale pour produire tant et tant d'invisibles squelettes !

Certains tripolis de couleur rougeâtre sont employés à peindre les maisons ; d'autres servent à nettoyer notre vaisselle. On ne se doutait guère, il y a quelques années, que la teinte rose dont on décore nos habitations n'était due qu'à des squelettes d'animaux imperceptibles; ou que c'étaient ceux-ci qui, par leur nature siliceuse, nous permettaient de donner un si beau poli à tant d'objets en cuivre. C'est avec l'ossature de myriades d'animaux que nous écurons notre batterie de cuisine !

Non-seulement les Infusoires entrent dans la composition des roches poreuses, mais on en rencontre même dans les plus compactes que l'on connaisse, telles que les silex qui forment nos plus durs cailloux et nos pierres à fusil. M. White, dans un mémoire lu à la Société microscopique de Londres, en a décrit douze espèces dans le silex de la Craie.

La miraculeuse abondance de cette poussière vivante aux anciennes époques du globe se révèle ostensiblement par la coloration de diverses roches. Selon Marcel de Serre, le sel

gemme, qui est parfois nuancé de rouge, ne devrait cette teinte qu'aux animaux microscopiques qui vivaient dans les eaux où il se formait. D'après ce savant, c'est aussi à des Infusoires que les Cornalines doivent leur belle couleur rouge ; ce que démontrent, sans réplique, quelques-unes de ces pierres à l'intérieur desquelles on distingue encore les squelettes de divers animalcules.

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