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Coucou massacrant des Roitelets

peu d'heures après sa naissance, en s'aidant de son croupion et de ses ailes, tâche de se glisser sous l'un des petits oiseaux dont il partage le berceau et de le placer sur son dos où il le

retient en élevant ses ailes. Alors il se traîne à reculons sur les bords de son nid, s'y relève un instant; puis, faisant un effort, jette sa charge hors de ce nid. Après cette opération, il s'arrête quelques moments, comme pour s'assurer du succès de son entreprise. »

Le spoliateur déploie une affreuse persistance dans l'accomplissement de son œuvre de destruction, il y travaille d'une manière incessante, et jette successivement hors du berceau tout ce qui s'y trouve. Le colonel Montagu vit un jeune Coucou expulser pendant quatre jours, avec une infatigable persévérance, une Hirondelle nouvellement éclose qu'il avait soin de replacer chaque fois à ses côtés. Après ce temps écoulé, il vécut en parfait accord avec sa petite compagne.

Or, comme la couvée de chaque Troglodyte ou de chaque Roitelet se compose d'une dizaine de petits, il en résulte que, pour élever sa progéniture, le Coucou sacrifie annuellement une vingtaine de jeunes oiseaux. Voici pourquoi le Coucou s'est assuré l'animadversion générale, et, à juste raison, est devenu en Allemagne le symbole de l'ingratitude.

D'après les auteurs du Dictionnaire général des sciences, la femelle du Coucou se chargerait parfois, elle-même, de massacrer les petits déjà éclos, au moment où elle va déposer son œuf dans les nids.

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