DIMINUTION DES IMPOTS. ENCOURA&K- MENTS AUX LETTRES
Le règne de Tchang-ti (de 76 à 89), fils et successeur de Ming-ti, fut heureux et paisible. Les historiens chinois attribuent cette tranquillité à la réputation de sagesse et de probité qu’il s’était faite, a sa bonté pour le peuple, laquelle bonté le porta à diminuer les impôts, à la protection qu’il accorda aux gens de lettres, de mérité et de probité, auxquels il confia de préférence les emplois publics, et à l’aversion qu’il eut pour le luxe et les dépenses inutiles.
La quatrième année de son règne (79), il fit réunir tous les lettrés en une grande assemblée dans la salle du Tigre blanc ( pé hou), afin de leur faire examiner et expliquer les concordances et les variations des cinq Kings ou Livres canoniques. L’année suivante le grand Commentaire explicatif fut achevé. On voit par là
que cet empereur ne favorisa point le bouddhisme, mais, au contraire , qu’il encouragea et protégea de tout son pouvoir la doctrine politique et morale de Khoung-tseu.
La huitième année de son règne (83), le célèbre général chinois Pan- Tchao est envoyé avec une armée pour faire rentrer dans l’ordre les contrées occidentales de l’Asie. La défense qu’il fit souvent aux grands et aux magistrats d’avoir du luxe dans leurs tables , dans leurs habits et dans leur ameublement, en leur donnant les anciens pour modèles, est un de ces privilèges paternels de la souveraineté que l’on ne rencontre guère qu’en Chine, où des lois somptuaires viennent souvent rappeler aux riches parvenus qu’il ne leur est pas permis d’insulter impunément 5 la probité pauvre et honorée.
NOUVELLE EXPÉDITION CHINOISE VF. a S LA.