‹ L'UniversChapitre 12 sur 348 · TEMPS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

TEMPS HISTORIQUES

5 VII. Ausçd ds i/siSTOits DS I." f wél ,x cmsott depuis Hoa> ;-Ti jusqu'à nos jours.

Quand on veut écrire l’histoire d’un peuple, ou seulement en donner un

S, l’esprit se demande si c’est un enregistrement de faits matériels qu’il est condamné à faire , sans disti nction de causes et d’effets , ou s’il a à constater un enchaînement nécessaire dans ces mêmes faits , de manière que celui qui suit dépende nécessairement de celui qui précède , et si l’on peut trouver une raison efficiente de tous les événements humains. Ea d’autres termes , le cours des événements humains est-il soumis à une loi

CHINE

fatale , comme celle de la gravitation , ou bien n’est-il que le produit accidentel d’actes dus au hasard , qui n’auraient de lois que dans le caprice des agents humains , ou dans les circonstances fortuites de leur accomplissement? D’où vient le genre humain? où va-t-il?

suit-il dès son origine une progression de perfectibilité? ou ne fait-il

?|u’user plus ou moins bien de ses acuités dans une limite donnée , en recommençant sans cesse , comme la planète sur laquelle il passe, le cours perpétuel de ses révolutions? Si le genre humain est perfectible , quelle est la loi de son développement?

Peut-on retrouver quelque part les traditions non interrompues de son histoire, de son origine et de ses progrès? Sans prétendre offrir ici la solution de toutes ces questions , nous pensons que les événements humains, sans être soumis aux lois fatales qui gouvernent les corps célestes , le sont cependant à des lois assez régulières pour que l’on puisse souvent les découvrir et les déterminer ; que le genre humain se développe, sinon dans ses facultés morales, au moins dans ses facultés scientifiques; que les nations ont leur vie et leur mort comme les individus, tandis que le genre humain ne meurt point et continue sa marche à travers les siècles et les révolutions qui renouvellent la surface de la terre.

Nous tâcherons de faire l’application de ces principes à l’esquisse que nous allons donner de l’histoire et de la civilisation de l’empire chinois , dont nous verrons s’opérer le développement, comme celui de ces vieux et robustes chênes que les tempêtes séculaires, qui en ont renversé tant d’autres, n’ont pu abattre.

Page 1