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certains esprits difficiles pourraient conserver sur l'histoire chinoise, on croit devoir ajouter ici les paroles suivantes du P. Aniiot , l’un des plus laborieux et des plus savants missionnaires français en Chine :
« En faisant une légère récapitulation de ce que j’ai dit, je crois pouvoir conclure :
« t° Que les annales chinoises sont préférables aux monuments historiques de toutes les autres nations , parce qu’elles sont les plus dépouillées de fables, les plus anciennes, les plus suivies , les plus abondantes en faits , etc. ;
« 2° Qu’elles méritent toute notre confiance, parce qu’elles ont des époques démontrées par des observations astronomiques, jointes aux monuments de toutes les espèces dont ces annales abondent, se servent réciproquement de preuves, s'étayent mutuellement, et concourent ensemble pour constater In lionne foi des écrivains qui les ont transmises jusqu'à nous , etc. ;
« 3° Qu’elles sont dignes de l'attention de tous les savants, parce qu'elles peuvent les aider à remonter sûrement jusqu’aux premiers siècles du renouvellement du monde, en leur fournissant pour cela les secours nécessaires et les guides qui peuvent les y conduire : tels sont les cycles sexagénaires , rangés tout nouvellement en tri-cycles, aont l'époque radicale est la 2, <>37* année avant l'ère chrétienne, (il* du règne de IIoang-ti ; les généalogies des premiers souverains, généalogies qui portent avec elles l’empreinte de la vérité dans les petites lacunes qui s’y trouvent , et qu’on n’a osé remplir , quoiqu'il edt été très-facile de ie faire si l'on avait voulu y ajouter du sien; les tables chronologiques qui marquent avec exactitude la succession non interrompue de tous les empereurs qui ont régné pendant plus de 4,000 ans, etc. ;
<■ 4° Enfin, que ces annales sont elles-mêmes l’ouvrage de littérature le plus authentique qui soit dans l’univers, parce qu'il n'y en a point dans tout l’univers qui ait été travaillé pen-
3* Livraison. (Chixe.)
dant l’espace de près de dix-huit siècles, qui ait été revu , corrigé , augmenté à mesure que l’on faisait de nouvelles découvertes , par un si grand nombre de savants réunis, autorisés, pourvus de tous les secours possibles , etc. »
( Além . sur tes Ch., t. II, p. 14G.) L’histoire chinoise possédé donc, tous les caractères de certitude que la critique historique a le droit d’exiger.