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HAUTEUR DE L'ÉTOILE POLAIRE

Ce même astronome comparant les observations faites dans les différentes provinces avec les siennes propres , assura que l’étoile polaire était éloignée du pôle de 3°. Mais on ne dit pas quelle étoile de la petite Ourse il supposait être la plus voisine du pôle.

Il conclut aussi des observations qu’il avait recueillies, que 351 li et 80 pas correspondaient sur la terre à un degré de latitude. Quand cet astronome n’aurait pas fait autre chose, il mériterait encore une belle place dans l’histoire; car, dit le P. Gaubil, la situation de la horde de Tiè-lé étant déterminée pour le temps de Y-hang, et la position de ce pays étant marquée par rapport aux pays qu’occupaient les hordes des Tartares et des Turcs de ce temps-là , 011 connaît les pays de ces différentes hordes de Tartares et de Turcs qui firent tant de bruit à l’époque des dynasties des Soui et des Thang, par” les grandes guerres et les alliances qu’ils firent, soit entre eux, soit entre les Chinois, les Persans, les Arabes et les peuples

duThibet, etc. On sait à quels royaumes d’aujourd’hui répondent les noms anciens que les Chinois donnaient à l'Arabie, aux pays à l’ouest de la mer Caspienne, à la Perse, aux différentes contrées de la Transoxane, des Indes, du Turkestan et de la Tartarie. La

féographie des Thang a marqué les istances de quelques grands points de chacun de ces pays, et on sait à quoi s’en tenir sur ces distances, parce qu’elles sont exprimées en ti, et rapportées à Si-ngan-fou, dont la situation est parfaitement connue, et sur ces seules distances, on pourrait donner une carte passable des contrées situées entre le Chen-si, le lac Baïkal, les Indes et la mer Caspienne, où beaucoup de montagnes et de rivières sont marquées; il y a quelques rumbs de vents désignés.

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