APERÇU DES AUTRES TRAVAUX ASTRONO- M1QDES D’Y-HANG
On n’a pas marqué les autres observations que firent les mathématiciens envoyés par Y-hang , dit le P. Gaubil ; mais on sait qu’elles lui servirent beaucoup pour les catalogues étendus qu’il fit de la grandeur des jours, de la différence des méridiens; pour le calcul des éclipses, des déclinaisons du soleil, de la grandeur des ombres méridiennes du gnomon, des latitudes de la lune et autres. J’ai traduit tous ceux que j’ai trouvés et qui peuvent être de quelque utilité; mais je n’ai pu trouver ni son catalogue des longitudes terrestres , ni celui de la latitude et de la longitude d’un très-grand nombre d’étoiles dont il avait marqué la position dans des cartes célestes qu’on ne trouve plus.
Y-hang, après avoir examiné les méthodes pour les éclipses, s’en tint pour le fond à celle de Tchang-tsetsin. Il fit observer dans toutes les provinces de l’empire les éclipses, et il ne manqua pas de se servir de ces observations pour voir le changement
Î[ue causaient au temps et aux phases a différence des lieux du nord au sud, et de l’est à l’ouest, et la différence
des lieux du soleil et de la lune dans l’écliptique.
Dans son livre astronomique , intitulé Ta-yen, il rapporte fidèlement le sentiment des astronomes antérieurs sur le mouvement des étoiles fixes.
Parmi les cinq planètes, Jupiter fut celle dont il examina le plus le mouvement, et dans cet examen il fit voir beaucoup d’érudition. Il pose pour principe indubitable que Jupiter n’emploie pas douze ans entiers à faire par son mouvement propre une révolution entière dans le zodiaque. Il assure que depuis le commencement de. la dynastie des Chang , jusqu’à la fin de celle des Tcheou , Jupiter faisait un peu plus de douze révolutions dans cent vingt ans solaires, et il ajoute que depuis le commencement de la dynastie des Han jusqu’à l’an de J. C. 724 (année dans laquelle il écrivait), Jupiter dans quatre-vingt-quatre ans solaires a fait sept révolutions, et outre cela la douzième partie du zodiaque.