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VOYAGEURS ARABES

Les guerres des révoltés sous l’em-

ftereur Hi-tsoung sont confirmées par e récit de deux marchands arabes qui voyagèrent en Chine dans le neuvième siècle de notre ère. Ce récit, traduit en français en 1718 par l’abbé Rcnaudot,' qui l’accompagna de nombreuses diatribes sur la Chine, en forme de Aole.s , avait été mis en doute jusqu’au jour où l’original arabe fut

retrouvé par de Guignes père au nombre des manuscrits orientaux de la Bibliothèque royale de Paris. La rébellion de Houang-tchao, qu’il nomme Bànckoa , y est rapportée eu détail , et même avec des circonstances qui n’ont pas été reproduites ou admises par les écrivains chinois, comme celle d’avoir fait passer au fil de l’épée tous les habitants de la ville de Kan-fou , et que dans le sac de la ville, il y périt vingtsix mille mahométans , juifs, chrétiens et parsis , qui demeuraient là pour leur négoce. Les marchands arabes, auteurs de la Relation , disent que ces guerres civiles ruinèrent le commerce des Arabes avec la Chine, et que les- vaisseaux qui partaient de Siraf pour Canton cessèrent de se rendre dans cette dernière ville, résultat ordinaire des guerres et du mauvais gouvernement des nations.

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