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PROGRÈS DR L'ASTRONOMIE

L’astronomie fut, de toutes les sciences, celle qui attira plus particulièrement l’attention et les faveurs de Houpi-LtE, comme de Tchinggis-khan.

Lorsque le dernier de ces conquérants mongols se fut rendu maître des provinces septentrionales de la Chine , il chargea un savant chinois, nommé Ye-lou-thsou-tsaï (**), de la direction du tribunal astronomique, qui a toujours joué un grand rdle en Chine, comme l’astronomie, ou plutôt l’astrologie, a toujours été en très-grande faveur en Orient. Cet astronome suivit Tchinggis-khan dans ses grandes expéditions occidentales. Il y connut les astronomes et les Traités astronomiques de ces contrées de l’Asie occidentale, où les sciences indiennes et grecques brillaient depuis longtemps d’un grand éclat. A son retour en Chine, Ye-lou-thsou-tsaï publia un Traité d’astronomie qui renfermait quelques notions astronomiques nouvelles en Chine. Au commencement du règne de Hou-pi-lie, les astronomes des pays occidentaux qui étaient à sa cour publièrent deux Traités d’astronomie, l’un selon une méthode occidentale , l’autre selon la méthode chinoise, mais corrigée. Quatre savants lettrés chinois travaillèrent de concert à un nouveau Traité d’astronomie, qui devait comprendre ce qui des méthodes occidentales leur paraîtrait devoir être admis. C’étaient Hiuheng, dont nous avons déjà parlé, W ang-siun, Yàng-koung-y et Ko- CHeou-king ; mais ce fut ce dernier qui y eut la plus grande part. Le P.

(*) Marco-Polo , édition citée, p. 88.

(**) On peiil voir des détails curieux sur cet homme célèbre dans l'Histoire des Mongous , par le P. Oaubil , p. 36 , 56 , 58 , 5g , 6o, 6i, 91, 98, io»; et dans les Nouveaux mélanges asiatiques de M. Rémusat , t. II , p. 64 et suiv.

Gaubil dit (*) qu’il y travailla soixante et dix ans ; qufil suivit dans le fond la méthode d’Occident , et conserva tant qu’il put les termes de l’astronomie chinoise. Mais il la réforma entièrement sur les époques astronomiques et sur la méthode de réduire les tables à un méridien , et d’appliquer ensuite les calculs et les observations aux autres méridiens. Outre cela, il fit de grands instruments de cuivre, tels que sphères, astrolabes, boussoles, niveaux, gnomons, dont un était de quarante pieds. La plupart de ces instruments subsistent encore; mais on ne permet pas de les voir. Ils sont réunis dans une salle fermée de l’observatoire.

Ko-cheou-king composa son astronomie sur ses propres observations, comparées quelquefois avec celles des anciens, dont il fit un choix. Une partie de son ouvrage a péri. On n’a plus ni son catalogue des longitudes des villes, ni celui des latitudes, longitudes et déclinaisons des étoiles.

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