RECHERCHE DES LIVRES
Lorsqu’il n’était encore (en 1366) ue le plus sage et le plus puissant e tous les compétiteurs à l’empire des Mongols, et qu’il ne possédait que le pays à l’est et à l'ouest de la rivière lloaï, il fit faire une recherche exacte de tous les livres, avec ordre de mettre dans sa bibliothèque un exemplaire ou deux de chacun de ceux qu'on trouverait. « J’aime beaucoup les livres , dit-il aux grands et aux lettrés de sa suite, parce que c'est dans les livres que l'on s'instruit de ses devoirs. Je suis fâché que la vie que j’ai menée ‘jusqu’à présent ne m’ait pas laissé assez de temps pour l’employer à une lecture plus assidue. J’ai tâehi d’v suppléer par mes fréquents entretiens avec les gens de lettres. Quand je serai plus libre, j’y suppléerai encore mieux. Ainsi qu’on recueille tout. Je crains bien que tant d’années de troubles et de désordres n’aient fait disparaître beaucoup d’ouvrages qui méritaient d'être conservés. »
— » Seigneur, lui répondit l’un des lettrés qui étaient présents , en ce qui concerne les ouvrages qui ont été composés sous les trois ivany (rois) et les cinq ti (empereurs), ils sont en bien
Ïietit nombre et très-succincts; mais es recueils qui se firent sous Hanlüou-fi ( JVou-ti, empereur de la dynastie des Han ) y suppléent en quelque sorte. C’est au moyen de ces recueil^ que , conciliant tous les fragments les uns avec les autres , on est parvenu à compléter les King, et à s’instruire de ce qu’il y a de plus essentiel à savoir sur les anciens temps. Les empereurs qui ont successivement occupé le trône après Wou-ti, n’ayant pas eu autant de zèle que ce grand prince en avait pour le recouvrement des anciens
fragments, on n’a pas fait beaucoup de nouvelles découvertes en ce genre.
Maintenant que vous voulez bien nous encourager a poursuivre un objet si intéressant, nous n’oublierons aucun soin pour tâcher de vous satisfaire. »
ambassadeurs envoyés des pays