PREMIÈRE DYNASTIE
z» 2,206 sus sv. J.-C. a 1766. — 439 a»s.
18 fODTIlillS.
Devenu empereur, Yu tenait sa cour dans la province actuelle du Chan-si .
( ou de l’occident montagneux ), près de la frontière tartare. Mais il visitait souvent les provinces de ses états.
Dans une de ses visites , il rencontra des criminels que l’on conduisait en prison; Yu descendit aussitôt de son char, s’approcha des criminels (*), et , s’étant fait rendre compte de leurs crimes, il leur parla avec bonté et leur pardonna, en appliquant ce droit de faire grâce , inhérent au pouvoir souverain , et qui en est un des plus beaux privilèges.
« C’est à moi, dit-il, que je dois « imputer ces désordres. Pendant le « règne de Yao et de Chun , les peu- « pies se faisaient un devoir de suivre « l’exemple de leurs vertus. Il faut « que je sois bien loin de leur res- « sembler, puisque sous mon règne « on voit tant de criminels. »
L’histoire chinoise rapporte que Yu convoqua une assemblée générale sur une montagne , nommée Fou , et qu’il
désigner l’empire chinois. On pourrait peutêtre reprocher à cette division de l’empire par Vu d’ètre purement idéale, et de ne pas représenter à l’époque de cet empereur l’état réel de l’empire. Mais il n’est pas cependant invraisemblable qu’aprés l’écoulement des eaux et la conquête par Yu d’uDe grande étendue de pays sur les éléments , cet empereur ait fait la division et la distribution de cette vaste contrée comme le texte chinois et la ligure l’indiquent.
On aura remarqué que le tribut ne commence à être payé à l’empereur qu’aux terres de son domaine; la portion du centre où est sa résidence , est possédée en propre par lui.
(*) Voyez la planche 6, tirée des Faits mémorables des empereurs chinois ; peintures chinoises , conservées à la Bibliothèque royale de Paris.
CHINE
- y reçut les hommages et les présents de tous les habitants de l’empire. Il s’étendit beaucoup, dit \e Katig-mou, dans un discours qu'il y tint, sur les louanges de Yao et de Chun, par rapport au gouvernement de l’état, et aux obligations qu’il leur avait; il rappela les sages instructions de ses prédécesseurs, et exhorta les grands a continuer de les mettre en pratique et à rendre les peuples heureux. C’était une sanction publique qu’il voulut sans doute donner à ses actes de gouvernement et à sa possession du pouvoir que lui avait conféré l’empereur Chun , à l’exclusion de son propre fils.
Yu mourut à la centième année de son âge, après avoir régné dix -sept ans avec Chun, et seul dix ; 2198 avant l’ère vulgaire.