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HABILE POLITIQUE DO ROI TARTARE

Les Tartares, qui depuis des siècles convoitaient le riche et grand empire de la Chine, avaient trouvé plus d’obstacles à l’accomplissement de leurs desseins dans leur ignorance de la civilisation chinoise, que dans la force de cette même civilisation et du gouvernement auquel elle était soumise. Le roi tartare, qui s’était fait proclamer empereur de la Chine dans la capitale du Liao-toung, ayant vu échouer ses projets , qui n’étaient soutenus que de

Euissantes et nombreuses armées de arbares, envoya secrètement son fils en Chine, dès son enfance, pour le faire instruire dans la langue, les mœurs, les coutumes et les sciences des Chinois; il en avait pris toutes les maniérés, et n’avait plus rien de l’ignorance farouche et sauvage de sa nation. A la mort de son pere il fut nommé empereur des Tartares sous le nom de Tsoung-te (vertu élevée). Son caractère, formé à la douceur et à l'affabilité par les livres et les u aîtres chinois qui avaient développé sa jeunesse, lui attira l’estime et l'amitié des généraux et des mandarins chinois, qui se détachaient insensiblement de l'empereur Hoaï-tsoung , dont les revers avaient aigri le naturel , et qui était devenu sombre, inquiet et cruel.

Cette éducation toute chinoise du chef tartare lui valut plus qu’une armée nombreuse pour la conquête de l’empire.

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